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L'Espagne ne regrettera pas trop Montanier

Officialisée mardi, la venue de Philippe Montanier au Stade Rennais étonne en France. Plus qu'au Pays basque, où malgré de bons résultats (et une possible qualification en Ligue des champions avec la Real Sociedad), sa personnalité n'a jamais vraiment séduit.

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Quatrième de la Liga à égalité de points avec Valence à deux journées de la fin du championnat, la Real Sociedad est plus que jamais un candidat solide à la qualification pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions, compétition à laquelle le club de San Sebastian n'a plus participé depuis la saison 2003-2004 et le passage de Raynald Denoueix au Pays basque. Pourtant, le club txuri urdin ( « bleu et blanc » , en basque) n'a rien fait pour retenir Philippe Montanier, son entraîneur en poste depuis deux ans dont le contrat arrive à terme en juin, en ne lui proposant qu'une prolongation d'un an. Vexé, l'ancien entraîneur valenciennois a donc dit « oui » au Stade Rennais, ses trois ans de contrat, son projet et son salaire doublé. Un épilogue qui, s'il étonne, n'émeut pas plus que cela de l'autre côté des Pyrénées, où le Normand a mis énormément de temps à convaincre.

Des débuts difficiles…

Si l'aventure espagnole de Philippe Montanier peut se terminer sur une très bonne note, elle aurait pu tourner beaucoup plus court. Empêtrée en bas de classement dix journées après son arrivée la saison dernière, la Real Sociedad inquiète ses fans qui ne reconnaissent pas leur équipe. Les méthodes du Français laissent même pantois le très traditionnaliste public d'Anoeta. Selon Mikel Recalde, qui suit le club pour les Noticias de Guipuzcoa, le journal local, « son problème, c'était qu'il ne connaissait pas le club et la façon de vivre en Espagne. Il faisait beaucoup de choix étranges. Un joueur pouvait marquer deux buts et être remplaçant au match suivant, les gens ne comprenaient pas. » Son entêtement à faire évoluer dans un 4-3-3 qui ne fonctionnera jamais une équipe qui joue traditionnellement en 4-2-3-1 laisse perplexe. Tout comme son coaching et sa manie d'effectuer ses changements tardivement, alors que le sort de la rencontre est souvent déjà scellé. Et comme l'homme n'est pas du genre expansif, il n'explique que très peu ses choix face à la presse. Sa personnalité « froide » , comme la décrit Juan Rodríguez Millán, autre journaliste spécialiste de la Real, passe mal. Conscients que la Real possède une génération talentueuse de joueurs pour la plupart formés au club, les observateurs sont sévères, à l'image de Millán, qui estime que « Montanier a mis beaucoup de temps à se rendre compte à quel point ces joueurs sont talentueux et comment les faire jouer. Il perdu une année, sa première au club. Notre douzième place la saison dernière est due à son inexpérience. Il n'a pas su tirer le meilleur de l'équipe.  » Même si le passage au 4-2-3-1 –sur les conseils de sa direction, selon Mikel Recalde- lui permet d'enchaîner les victoires à domicile et d'assurer un maintien tranquille, le fossé qui se creuse à ce moment-là entre lui et le public mettra du temps à se reboucher.


« Une personnalité incroyable » inconnue du public



Déçus par sa première saison, les supporters s'attendent tous à ce que Philippe Montanier fasse mieux la seconde. Les Illarramendi, Pardo, Zurutuza, Agirretxe, Iñigo Martinez, Xabi Prieto, Mikel Gonzalez et Griezmann, enfin apprivoisés, le technicien français les fait même progresser, eux qui évoluaient en deuxième division il y a quatre ans. Illarramendi et Griezmann sont même aux portes de leur sélection nationale, s'enflamme même Recalde, qui « pensait bien que l'équipe finirait proche d'une qualification en Ligue Europa, mais la Ligue des Champions, c'est un rêve  » . Rêve qui s'il doit se réaliser, se fera sans Montanier, qui ne sera jamais parvenu à montrer son vrai visage au public d'Anoeta. « En privé, il a une personnalité incroyable. Il n'est pas prétentieux, on peut discuter, il est ouvert. Mais les gens à San Sebastian ne le savent pas. On ne le voit jamais en ville, il habite en dehors, c'est étrange » , révèle Recalde, qui aujourd'hui, réprouve son départ. « J'ai beaucoup critiqué Montanier parce qu'il changeait ce qui fonctionnait, ce qu'on ne doit jamais faire en football. Et c'est ce que le club est en train de faire en changeant d'entraîneur. Montanier réclame de la stabilité, et ce n'est pas en lui proposant qu'un an de contrat qu'on la lui garantit. » Quant à sa décision d'aller à Rennes, un club qu'à San Seb', «  personne ne connait » , dixit Juan Rodríguez Millán, elle ne surprend pas vraiment. « Ce n'est pas Marseille, Lyon, Paris ou Bordeaux, mais s'il a changé la Real Sociedad, il peut changer Rennes » , conclut même Mikel Recalde. C'est tout le mal que l'on souhaite aux Pinault's boys.

par Mathias Edwards
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