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L'Espagne met fin au règne slovaque

Sous pression avant la rencontre, l'Espagne prend sa revanche sur la Slovaquie grâce à une prestation collective de bonne facture (2-0). Nouveau leader du groupe C, le champion d'Europe en titre peut déjà penser à son séjour en France.

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Espagne 2-0 Slovaquie

Buts : Jordi Alba (5e) et Andrés Iniesta (30e sp) pour l'Espagne.

Pour faire office de favori dans une compétition internationale, une sélection se doit d'impressionner les amateurs de football par sa maîtrise du match, son autorité, sa force de frappe. Comme un champion de boxe en conférence de presse, l'Espagne vient d'envoyer un message à ses principaux concurrents : elle sera, sauf cataclysme, bien au rendez-vous pour conserver sa couronne sur le sol français dans neuf mois. Le temps de donner naissance à sa nouvelle armada, sa nouvelle machine à passes, composée des tout meilleurs joueurs mondiaux. Ce soir, le collectif ibérique avait besoin de trente minutes pour rattraper une différence de buts particulière favorable à son adversaire du soir. Et ce soir, l'Espagne se retrouve à la place qu'elle préfère : la première. De quoi envisager sereinement la fin des éliminatoires.

Silva l'architecte


Dès le démarrage, l'Espagne souhaite laver l'affront du match aller, effet secondaire d'un Mondial brésilien à mettre aux oubliettes. Avec ses éléments offensifs de Chelsea Cesc Fàbregas, Pedro, Diego Costa et Iker Casillas dans les bois, Vicente del Bosque fait confiance aux roublards. Comme à son habitude, la Selección prend les commandes du ballon, la Repre se contente d'agir en contre. En position de relance, Sergio Ramos marche sur le ballon. Robert Mak en profite et accélère vers le but. Sa frappe croisée rase le montant de San Iker. On dit souvent que le train ne passe qu'une fois, et pour le coup, le leader provisoire du groupe vient de s'installer pour un bail dans le hall de la gare d'Oviedo. Une minute plus tard, la Roja est sur le quai de sa station. Sur une ouverture millimétrée de David Silva, Jordi Alba effectue l'appel idéal pour trouver le chemin des filets… de la tête (5e). Une fois devant au score, les locaux s'appliquent pour faire vivre le ballon : Silva oriente le jeu comme bon lui semble, les une-deux se succèdent, les situations dangereuses aussi. Sur un ballon en profondeur, Diego Costa joue bien le coup devant Kozacik pour obtenir le break sur penalty. D'un contre-pied limpide, Andrès Iniesta rend hommage à son fiston Paolo Andrea avec un pouce dans la bouche (30e). En guise de révolte, Marek Hamšík oblige Casillas à la parade avant la pause. Le prochain train aura trop de retard…

La passe à onze


Placé sur le pré pour apporter une fraîcheur offensive, Michal Duris remplace Mak en pointe. Comme en première mi-temps, le buteur se trouve en position favorable de tir. D'une manchette, Casillas dévie le cuir et noie à cet instant les derniers espoirs slovaques de ramener autre chose qu'une défaite de leur déplacement. Doucement mais sûrement, les hommes en rouge assoient leur domination, comme un guépard prépare le terrain avant de surgir au moment opportun sur sa gazelle. Il aiguise ses griffes usées et les remplacent par des crochets acérées, comme lorsque Santi Cazorla et Paco Alcácer viennent apporter du sang frais. Il prend appui sur ses pattes arrières, comme lorsque Gerard Piqué protège ses camarades d'un contre éclair des visiteurs. Puis il se jette sur la proie, pour obtenir ce qu'il était venu chercher : le goût de la victoire. Toute l'équipe se sera fait plaisir à toucher la sphère une cinquantaine de fois, et le danger d'un revirement de situation au tableau d'affichage n'aura jamais vraiment existé sur ce second acte. Pour la Slovaquie en revanche, les jambes seront bien lourdes dans l'avion du retour.

Par Antoine Donnarieix
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En comparaison à Silva et Iniesta, Fabregas toujours aussi inquiétant. Autant physiquement que mentalement. Même Busquets a une meilleur vision de jeu et une meilleur qualité de passe en plus de son abattage défensif.

Costa au top physiquement mais mentalement il n'y est pas du tout. En Angleterre il prenait une jaune pour simulation sur le penalty qu'il provoque. Heureusement qu'Alcacer n'offre rien de plus encourageant et que je vois aucun joueur pour jouer en faux 9 à l'euro, sa place de titu est pas vraiment menacé, maigre consolation.

Toujours aussi inquiet pour mon Chelsea.

Par contre Iniesta, son nouveau rôle de capitaine du Barca lui donne du baume au coeur. Il a vraiment retrouvé de sa superbe.
Message posté par Jordy

En Angleterre il prenait une jaune pour simulation sur le penalty qu'il provoque.


Parce qu'il n'y a pas pénalty??
Message posté par djadjo


Parce qu'il n'y a pas pénalty??


En liga si. En premier league nan. Et avec la réputation de Costa, il se prend aussi une jaune.
Busquets a toujours eu une meilleure vision de jeu et qualité de passe que Fabregas.
Je n'ai pas vu le match mais visiblement Casillas réalise une bonne prestation je me trompe?
Message posté par Two-Face
Busquets a toujours eu une meilleure vision de jeu et qualité de passe que Fabregas.


Ahah n'importe quoi. Il est juste dans un très mauvaise période. Il a intérêt à se resaissir mon Cesc c'est le métronome de l'équipe.
Message posté par Markvanbobo
Je n'ai pas vu le match mais visiblement Casillas réalise une bonne prestation je me trompe?


Pas eu grand chose à faire, mais il a fait les arrêts qu'il devait faire. Donc oui aucune bourde à signaler mais c'est pas sur ce match que tu jauges son niveau actuel. Mais il avait l'air bien. Il tirait une meilleure tronche qu'au mondial.
Silva est enfin le patron offensif de l'équipe. Quel joueur! Sinon, collectivement, c'est encourageant. Fàbregas en effet en-dedans, Costa malgré tout progresse, parce qu'à la Coupe du Monde c'était le néant (logique au vu de son retour précipité et de son absence d'automatismes avec le groupe).
@Jordy

Avoir pour métronome un mec qui n'a jamais fait mieux que 3 bons mois dans une saison c'est un sacré programme.
Message posté par Two-Face
@Jordy

Avoir pour métronome un mec qui n'a jamais fait mieux que 3 bons mois dans une saison c'est un sacré programme.


Au barca son problème principal était qu'il ne jouait pas à son poste préféré.
Apres à arsenal il ne me semble pas qu'il fut aussi irrégulier que cela.Est ce que je me trompe?
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