1. // Groupe H
  2. // Espagne/Honduras (2-0)

L'Espagne lance son Mondial

Ça y est, l'Espagne est entrée dans son Mondial. La ménagère est rassurée. Certes, le Honduras, c'est pas le Pérou ni le Brésil mais les 11 de Del Bosque ont montré ce qu'ils savent faire : jouer au cuir. Seule zone grise : un taux de déchet qui devient préoccupant.

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San Iker s'est rasé la barbe et c'est peut-être la première bonne nouvelle de l'avant-match. Sara Carbonero, journaliste vedette et fiancée du capitaine, ne sert donc pas seulement à se glisser en zone mixte pour interviewer son chéri en exclusivité pour Telecino. C'est la deuxième bonne nouvelle. L'autre surprise, ce n'est pas le retour au classique Torres-Villa devant et au 4-4-2-bélier. Car l'objectif était clair bien avant le match. La paire qui tue est là pour faire mal à la défense hondurienne et au goal average du groupe H. La surprise, c'est que Navas remplace Silva pour gagner en débordement et en profondeur, côté droit. A gauche, en l'absence d'Iniesta (encore) blessé, c'est Villa qui va faire le taf façon Barça. Manque plus que Pep et on est au Camp Nou.

Les Rouges démarrent par une main hondurienne non sifflée dans la surface (4ème), un caviar de Villa vendangé par Torres (5') et une barre de 35 mètres de Villa (6ème). On a compris, ce soir le programme, c'est percussion, verticalité et gros coups de pression sur la défense hondurienne. Le contraire de la Suisse. Le côté droit espagnol régale le public tandis qu'Alonso se fait plaisir à changer le jeu sur Villa (12ème). Le beau jeu est côté espagnol. L'aile gauche est néanmoins sinistrée. Capdevilla est nul et Espinoza se fait plaisir en prenant le couloir. Mais sur l'aile gauche, il y a aussi David Villa. Slalom côté gauche, 3 défenseurs dans le vent et le plus beau pion du Mondial, au bout de 16 minutes. Un premier quart d'heure espagnol dantesque.

Ensuite, l'Espagne décapsule une bière, s'installe dans le sofa d'occase et déguste sa première mi-temps. Jabulani circule dans les pattes ibères. Honduras respire. La version 2010 de Fernando Torres n'a rien à voir avec celle de 2009. L'Espagne joue en 4-3-3 à la mode culé (Villa-Torres-Navas devant, Alonso-Busquets-Xavi) au milieu, tandis que Villa est monstrueux sur l'aile gauche et que le petit Jesus Navas colle une misère au pauvre Izaguirre, el Niño ne fait que vendanger (32ème de la tête, 33ème du droit au-dessus, 35ème hors-jeu). La deuxième moitié de première mi-temps est un monologue de possession espagnole. Le manque d'efficacité espagnol reste néanmoins préoccupant. Sur 10 frappes, seulement une seule transperce les filets honduriens. Pas une seule équipe mondialiste ne se crée autant d'occasions en une seule mi-temps. Seule l'Espagne en rate autant. L'Espagne devrait mener 3-0 et les Honduriens cisaillent à 30 mètres. Il est temps de rentrer aux vestiaires. Un but hondurien et toute l'Espagne retourne chez le psy.



Champagne ou rien

Ce soir c'est champagne ou rien du tout. Même le Honduras passe en 4-3-3 et se la joue. Du coup, dès le premier contre mené par Xavi, Villa passe un plat du pied à 16 mètres (50ème). Et hop, doublé. Honduras commence à faire n'importe quoi au milieu, ce qui promet à Villa de meilleures statistiques. Piqué se fait refaire la face à coups de crampons honduriens (53ème) et regarde la bande à Xavi foirer un contre : c'est beau, c'est fluide, c'est classe. Sauf que personne ne frappe (55ème). Du coup, c'est six mètres, et pis c'est tout. La défense hondurienne est digne mais sans plus. Navas à gauche, crochet, faute, péno. Villa se précipite pour signer le hat-trick. L'Asturien frappe à côté. Autre bonne nouvelle de la soirée, ce type est humain.

Villa est partout, Del Bosque repose Xavi (66ème) et les Espagnols chassent les pigeons autour de la cage de Valladares. 14 frappes, 6 cadrées, et Fabregas, à peine entré, qui manque de planter. Tout va bien côté espagnol à part cette fâcheuse manie de ne jamais frapper et de vouloir terminer le Tiqui-Taca jusqu'à la ligne du but hondurienne. Mata (qui a remplacé le frère de Torres à la 70ème) prend ses responsabilités. Ok, c'est au-dessus mais au moins il frappe, lui. La défense rassure, Alonso est le patron dans l'entrejeu et Villa va planter un hat-trick, péno ou pas péno. Ramos a mal aux côtes depuis la Suisse. Arbeloa remplace son collègue du Real (76ème). Les Espagnols sont morts et déroulent. Les Honduriens sont morts et dérouillent. Villa est contré dans les six mètres (85ème). Pas de triplé pour El Guaje.



La fine bouche



Le 4-4-2 de Del Bosque s'est rapidement transformé en 4-3-3 version Barça. Plus que jamais, les Espagnols ont eu recours aux fondamentaux pour marcher sur les Honduriens et se rassurer. La défaite contre la Suisse est oubliée. Comme la perfection n'existe pas, il faut néanmoins souligner un manque chronique de réalisme. Il aura fallu presqu'une dizaine de frappes pour voir le premier but. Certes, aucune équipe n'a cette capacité à se créer autant d'occasions. Certes, aucune équipe n'a jusqu'à présent atteint ce niveau de maîtrise et de possession. Mais personne n'hésite autant devant le but. La dernière bonne nouvelle, c'est que c'est pas si grave et qu'avec un 2-0, et malgré un péno raté et un tas d'actions vendangées, l'Espagne s'impose (trop ?) justement.

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