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L'Espagne et ses problèmes « sérieux »

Loin des polémiques stériles, la Roja prépare son choc face à la France dans la sérénité. Mais pas sans problème. Casillas out, Xavi et Xabi diminués, sans ou avec une pointe… : autant d’interrogations auxquelles Vincent du Bois tentera de répondre ce vendredi face à la Finlande.

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De l’autre côté des Pyrénées, l’affaire fait doucement glousser. « Chantera ? Chantera pas ?  » : les Espagnols ont, eux, trouvé la parade. Depuis longtemps. Depuis 1975 et la chute du Général Franco, les paroles de la Marcha Real – Marche Royale en VF, soit le plus vieil hymne d’Europe – ont été supprimées. Chaque rendez-vous de la Roja n’engendre plus aucune esbroufe sur le manque de patriotisme supposé de ses joueurs. Champ libre est laissé au football. Justement, du côté du rectangle vert, les interrogations sont aujourd’hui nombreuses. On ne parle pas de doutes, hein, mais avant de se déplacer à Saint-Denis ce mardi, Vicente Del Bosque et sa troupe ont une répétition générale à ne pas rater. Sur la pelouse du Molinón de Gijón, la sélection espagnole ne devrait faire qu’une bouchée de Finlandais gaillards mais trop limités. Trois points mis à part, le « Bigoton » (la grosse moustache) scrutera avec attention le retour de David Villa dans ses Asturies, la partition de Victor Valdés avec ses gants de number one, les manques de Xavi et Xabi au milieu, ou encore le physique brinqueballant de Sergi Busquets. Sans se soucier le moins du monde du duel franco-géorgien.

De la possession, toujours de la possession


Le luxe espagnol est ainsi fait. Avec sa dream-team, la Roja est avant tout tournée vers elle-même. Un nombrilisme des plus logiques : avec ses artistes (Iniesta, Silva, Mata, Cazorla, Isco) et ses maestros (Iniesta encore, Xavi, Xabi Alonso, Busquets), son jeu est fait de possession. Sauf qu’avec un Xavi en délicatesse avec sa cuisse droite et un Xabi Alonso toujours sur un pied, la Roja devra composer sans ses donneurs de tempo. De quoi se faire dessus ? « L’Espagne n’a aucun vrai titulaire inamovible, commente pour So Foot Alfonso Perez. J’entends par là que nous avons tellement de joueurs interchangeables au milieu de terrain que notre jeu ne dépend de personne en particulier. Surtout, notre jeu ne dépend pas l’équipe qui se trouve en face. Tu peux mettre des joueurs physiques comme Matuidi ou Pogba, ça ne changera rien. L’Espagne a juste besoin du ballon » . Pour Pablo Polo, francophile de Marca, « la plus gros inquiétude est l’absence de Xavi  » : « Il n’est pas à 100 % physiquement, comme Xabi Alonso. Ce sont les deux joueurs les plus importants de Del Bosque, qui ont le plus d’influence. Sans eux, tu as forcément moins le ballon. Et sans le ballon, l’Espagne peut s’attendre à souffrir » .

Au milieu de ces quelques nuages, l’éclaircie vient du local de l’étape finlandaise. De retour sur ses terres asturiennes, El Guaje devra combler un vide qu’il a lui-même laissé depuis son tibia perdu dans un carré de pelouse japonais. «  Le changement avec Villa, c’est la joie et l’optimisme qu’il transpire à nouveau (…). Le meilleur buteur du football espagnol est de retour dans notre équipe. J’espère qu’il va pouvoir nous apporter ce que nous attendons de lui  » , se réjouissait Vicente Del Bosque en conférence de presse. Entre un Fabregas pas à son poste, un Fernando Torres pas dans son assiette, un Llorente pas dans ses basques et un Negredo pas au niveau, les plus belles moustaches espagnoles ont tout expérimenté. Avec succès, mais pas que. Lors de la première manche de ces éliminatoires au Vicente Calderon, l’absence d’une vraie pointe s’était fait sentir. Point de fixation ou machine à appels, dans les pieds ou dans l’espace, David Villa sait à peu près tout et bien faire. « C’est la meilleure nouvelle du moment, acquiesce Pablo Polo. Le retour d’un Villa en confiance va améliorer tout le jeu espagnol. Il s’entend bien avec tout le monde et, surtout, il est encore meilleur aujourd’hui  » .

Valbuena, un poison dans l’eau

Au cœur de tous ces petits tracas internes, l’absence du capitaine Iker passerait quasi-inaperçue. Avec sa litanie de gardiens de haut niveau (Victor Valdés, Pepe Reina, De Gea), Vicente Del Bosque a conforté le double V catalan dans son rôle de numéro deux : « Même s’il ne joue pas jusqu’à la fin de la saison, Iker sera au Brésil. C’est un signe de respect et d’admiration pour l’un des meilleurs joueurs du football espagnol » . Sauf que sur la route menant à Rio, il faut passer par Paris. Un peu à l’image de la populace espagnole, Alfonso Perez craint avant tout « ce qui a déjà été fait, c’est-à-dire le mauvais résultat de l’aller  » . Les meringues Varane et Benzema, et Franck Ribéry mis à part, pas grand-monde du côté de Madrid n’appréhende un Gabacho en particulier ­– l’inverse de notre Espingouin de l’autre côté de la frontière. « Un joueur comme Valbuena peut nous faire très mal, prévient pourtant Pablo Polo. Lors du match aller, ou comme face à l’Allemagne, il est très gênant de par son jeu entre les lignes et ses mouvements perpétuels. Et l’impact de Matuidi peut également casser les liaisons au milieu » . La Finlande n’a qu’à bien se tenir, la répétition espagnole s’annonce saignante.

Par Robin Delorme, à Madrid
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