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  1. // Euro 2016
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  3. // Espagne-Croatie (1-2)

L'Espagne entre sales draps et sérénité

Battue par la Croatie, l’Espagne, finalement deuxième de son groupe, affrontera l’Italie en huitièmes. Si elle s’est compliquée la tâche seule, la Roja n’a pas dit son dernier mot. Au contraire.

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Après ses premières victoires, la Roja abordait son match contre la Croatie avec un maillot couleur vomi et beaucoup de certitudes. Emmenés par un Iniesta au sommet de son art, et forts d'un début de compétition qui a rappelé à tous le statut qui est le leur, les Espagnols étaient persuadés que la Croatie, privée de Modrić et Mandžukić, ne serait qu’une simple formalité. Pour finir premier du groupe et ainsi s’éviter la partie de tableau la plus difficile, Del Bosque, prudent, avait même pris soin d’aligner toutes ses forces vives. En marquant rapidement, les potes de Casillas pensaient avoir fait le plus dur : le but de Morata n’était en fait que le début d’une amère désillusion. En se contentant de faire tourner la balle et le chronomètre, sans prendre le soin de faire le break, les tenants du titre, sans nerf, sans envie, et au petit trot, ont longtemps cru gérer les débats sans se fouler. Au final et à l’instar d’un Iniesta transparent ou de Ramos, auteur du penalty arrêté par Subašić, elle a fini par déjouer. Résultat : eux qui se projetaient déjà vers un huitième de finale accessible, se retrouvent aujourd’hui dans une partie de tableau aussi bouchée que l'autoroute du soleil un 15 août.

Les poules comme sas de décompression


En 2012, les Ibères s’étaient déjà fait des frayeurs lors de leur troisième match de poule contre la Croatie. À l’époque, la Roja avait abordé le match exactement comme elle l’a fait ce mardi. À la coule. Sans un arrêt miracle d’Iker Casillas sur une tête plongeante de Rakitić, le destin des futurs champions d’Europe aurait sans doute été très différent. Hier, la Croatie, éliminée dès la phase de poules en 2012, a rendu la monnaie de sa pièce à des adversaires trop sûrs d’eux. Depuis qu’elle a commencé à gagner des titres en 2008, l'Espagne s’est non seulement illustrée pour sa philosophie de jeu, mais aussi pour son approche très mathématique des grandes compétitions. Elle a en effet pris la sale habitude de se brider lors des phases de poules pour ne donner son maximum que lors des matchs à élimination directe. Soucieux de préserver les organismes de joueurs qui, pour la plupart, affichent plus de 60 matchs par saison au compteur, Del Bosque a toujours planifié les phases de poules de son équipe comme de véritables sas de décompression. En 2010, la Roja avait ainsi perdu son premier match de la compétition contre la Suisse. En 2012, pour leur entrée en lice dans l’Euro, les Ibères s’étaient contentés d’un pauvre match nul contre l’Italie. En 2014, l’Espagne avait ouvert le score, puis manqué le break à plusieurs reprises avant de se faire marcher dessus par les Pays-Bas.

Del Bosque ce gestionnaire



Pour l’Euro 2016, la Roja n’a pas changé ses habitudes et a abordé la phase de poules à la légère. Étonnant ? Pas vraiment. Depuis qu’il a pris la relève d’Aragonés, Del Bosque a toujours fait de la gestion sur et en dehors du terrain son principal mot d’ordre. « El Marquès » sait qu’il a à sa disposition une génération dorée et qu’elle n’est pas éternelle. Depuis sa prise de fonctions, Del Bosque n’a qu’une obsession : faire durer le plaisir. Pour continuer à gagner, il s’est toujours efforcé de désamorcer les polémiques et les conflits en accordant une confiance aveugle à ses joueurs. Derrière ses faux airs de grand-père, « El Marquès » a démontré avec les galacticos du Real Madrid et avec l'Espagne que la diplomatie était sa formule gagnante. Critiqué pour son manque de turn-over, l’entraîneur considère surtout que ses cadres sont suffisamment expérimentés et intelligents pour doser leur effort, même lorsque ces derniers sont titulaires. Hier, après la défaite, Del Bosque s’est juste contenté de dire qu’il avait des « regrets » de ne pas avoir gagné. Le sélectionneur espagnol n’est pas du genre exalté. Il est d’ailleurs très peu probable qu’il ait soufflé dans les bronches de ses ouailles après la défaite contre la Croatie. Et pour cause : Del Bosque sait comme personne que ses joueurs sont des compétiteurs nés. Depuis 2008, la Roja n’a pas encaissé un seul but en match à élimination directe. En perdant contre la Croatie, l’Espagne ne s’est pas facilité la tâche. Mais cette fois, c’est sûr, elle est rentrée dans un Euro qu’elle compte toujours remporter.

Par Ramon Jabugo
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