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  3. // Allemagne/Espagne (0-1)

L'Espagne endort la Mannschaft

L'Espagne retrouvera les Pays-Bas en finale du mondial 2010. Elle a su contrer une Allemagne amorphe avec un style éprouvé depuis le début de la compétition : on ne vous laisse jamais le ballon et on n'en plante qu'un. Parce que ça suffit.

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Ballack doit rentrer en Allemagne pour s'être battu avec Philip Lahm. Voilà l'information qui a agité la presse allemande toute la journée, avant la demi-finale de la Mannschaft face à l'Espagne. Heureusement, Ballack était déjà forfait et surtout ne manquait absolument pas à sa sélection, transcendée sans lui. Toujours est-il que cet épisode est peut-être l'explication de l'extinction des hommes de Joachim Löw dans cette partie.


Diminués d'un Thomas Müller s'étant rendu indispensable (Piotr Trochowski a remporté la course à son remplacement, devant Kroos et Cacau), ces derniers ont salement galéré face à une Roja sans Fernando Torres, auteur d'un mondial en demi-teinte et remplacé par Pedro. Comme à son habitude, ce Barça bis (sept titulaires se baladeront sur la pelouse du Camp Nou la saison prochaine) confisque le ballon à son adversaire et prend le jeu en main, sans pour autant se procurer d'occasion franche. On notera tout de même une belle ouverture de Pedro pour Villa (6e) et une tête à bout portant de Xavi sur un centre d'Iniesta, qui passe un mètre au dessus du but (14e). A part ça, l'Espagne fait dans le passage par les ailes et les départs dans le dos de la défense.


Côté allemand, on s'aligne parfaitement (la formation se lit sur le terrain) et on finit par sortir petit à petit de son camp. La première frappe teutonne n'intervient toutefois qu'à la 32e minute, lorsque Podolski oblige Casillas à s'étendre pour sortir le cuir en corner. La mi-temps se termine sans grand chose à se mettre sous la dent. On notera tout de même ce départ en profondeur d'Özil, dans les arrêts de jeu, repris de façon à moitié licite par Ramos. Deuxième période, on prend les mêmes et on recommence, avec un scénario tout à fait similaire. Un Iniesta hyperactif et un Pedro qui prend ses marques par rapport aux 45 premières minutes. Xabi Alonso enchaine deux frappes dangereuses de l'extérieur de la surface (48e et 50e) et Iniesta récupère le ballon après une frappe de Pedro mais Villa est trop court pour reprendre son centre-tir (58e).


Il sera dit que l'Espagne, qui promettait le plus beau jeu avant cette compétition, a décidé de capturer le ballon pour ne gagner que d'un but, sur un fait de jeu qui n'a pas grand chose à voir avec le style « rojesque » . A la 73e, donc, sur un corner de Xavi, Puyol prend son élan, élève sa tignasse dans les airs et catapulte tout ça au milieu des filets, avec un léger problème de marquage en cadeau. La fin de la partie : des Allemands qui se réveillent se trop tard, Del Bosque qui fait son premier changement à la 81e minute (alors que les trois cartes allemandes sont déjà jouées) et Pedro qui fait n'importe quoi sur l'un des quelques contres ibériques.


La Mannschaft n'a jamais semblé en mesure de prendre sa revanche sur la finale de l'Euro 2008 et l'Espagne se pointe en finale de coupe du monde pour la première fois de son Histoire, alors qu'elle n'avait jamais fait une demi-finale auparavant. C'est pas pour cafter, mais on risque de s'emmerder dimanche prochain.

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