1. // Euro 2012
  2. // Espagne/Lituanie (3-1)

L'Espagne, encore

Pour les surprises ce soir, il fallait regarder ailleurs. L'Espagne s'est imposée contre la Lituanie (3-1). Malgré l'absence de cinq champions du monde, les Ibères ont fait ce qu'ils apprennent à faire dès l'âge de 13 ans : faire tourner le ballon entre copains. Compte-rendu.

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«  Xavi m'a appelé après son match à Kazan et il m'a dit "Mister, je n'en plus, je suis mort". En Russie il a failli demander le changement » . Vicente Del Bosque joue chez lui (à Salamanque) mais doit faire sans son chef d'orchestre. Xavi Hernandez a les tendons en compote et c'est tout à coup tout le foot espagnol qui devient vulnérable. Même le Barça ne gagne plus sans Xavi. Mais en plus, l'Espagne doit aussi faire sans Torres (aine), sans Navas (cuisse), sans Pedro (ischio-jambiers), sans Fabregas (retour de blessure) et sans Xabi Alonso (grippe). Peu importe, les champions en titre ce soir c'est Casillas/Ramos-Piqué-Puyol-Capdevila/Busquets/Cazorla-Iniesta/Villa-Llorente-Silva. En Face, c'est la terrible Lituanie. Stankevicius, latéral à Saragosse, en est le taulier. C'est dire. Toque Versus Grands ballons devant, ou les charmes des matchs de qualifs.

Comme prévu, en première mi-temps les lutins espagnols donnent un cours de foot balle au pied. Iniesta et Cazorla sur le siège conducteur, les espagnols ont enclenché le pilote automatique. Villa joue avec Stankevicius côté gauche. Karcemarscas sort le balon du bout de l'ongle (10'). Tout y passe, centre venu de la gauche (Silva frôle le ballon de la tête au premier poteau 18'), des coup de pied arrêtés (tête et poteau de Ramos, 21'), passes dans l'intervalle à la Xavi (Cazorla pour Silva 28'), duels physiques in the box (centre Capdevila, tête de Llorente et Villa sur le poteau, 45'). Quelques fautes d'inattention aussi (Puyol 41'). 75% de possession en première mi-temps, 12 000 passes mais dans les vestiaires à la mi-temps, ça fait toujours 0-0.

La vengeance des clones

Le lion Llorente résout alors provisoirement le problème lituanien. 46' : Centre de Ramos, Llorente au premier poteau, but. 1-0. Quatre ans que l'Espagne n'avait plus joué sans aucun des deux Xavis. Ca finit par se voir. Sans Alonso en vigile, l'axe de la défense ressemble à l'autoroute du soleil au mois de novembre. Résultat : deux passes dans le dos et un but lituanien (Sernas, 54'). 1-1. Mais l'angoisse dure 2 minutes. 56' Centre de Ramos, tête de Llorente. 2-1. Le reste, on connaît : 74% de possession et on défend la balle au pied. 75' Pablo Hernandez rentre pour Villa et Aduriz pour Llorente. Mais au pays des clones, ton remplaçant, c'est ton frère et même les nains peuvent marquer de la tête. 78' : autre centre de Ramos au premier poteau, tête de Silva (1m70) lunette opposée, 3-1. Le match meurt tranquillement, balle au pied.

La profondeur du banc espagnol est abyssale. Même au mois d'octobre et même sans ses doubles X, l'équipe de Del Bosque se promène avec le cuir et met des buts de la tête. Ce soir, on n'a pas appris grand chose de nouveau si ce n'est la quantité infinies de variables du jeu ibère. Court, long, direct ou sur les ailes, le jeu espagnol glisse comme une savonnette sur un carrelage bien huilé. L'Espagne passe première de son groupe et prépare ses valises pour Glasgow. Mardi, elle y affrontera l'Ecosse et devra être un peu plus hargneuse sur les phases défensives si elle entend se faire respecter sur les terres de Highlander. Pour le reste, RAS. L'Espagne c'est la classe.

Thibaud Leplat, à Madrid

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