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  1. // Euro 2012
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  3. // Espagne/Irlande (4-0)

L'Espagne dicte sa loi

Sans trembler une seule seconde, l'Espagne championne du monde a disposé de l'Irlande (4-0), grâce notamment à un doublé de Fernando Torres. L'Irlande du Trap est la première équipe éliminée de cet Euro 2012. Good bye.

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Espagne - Irlande 4-0
Buts : Torres (4e et 70e), David Silva (48e), Fàbregas (83e)

Tout va bien dans le meilleur des mondes pour l’Espagne. Après son match nul inaugural contre l’Italie, les Espagnols ne s’étaient laissés aucune autre possibilité que de gagner, ce soir, contre l’Irlande. Mission accomplie, avec une facilité déconcertante. Le champion d’Europe et du monde s’impose 4-0 grâce à un doublé du retrouvé Fernando Torres, rejoint la Croatie en tête du groupe et élimine l’Irlande de l’Euro. Avec zéro point au compteur, les Irlandais ne peuvent, en effet, plus rattraper la Croatie et l’Espagne, qui ont désormais 4 points chacun. L’Irlande qui pleure et l’Espagne, sadique, qui se marre. Jamais la Roja n’a semblé en difficulté. Souveraine, elle aurait pu inscrire cinq ou six buts, voire plus, si les attaquants s’étaient montrés plus affûtés et que Given n’avait pas décidé de jouer les pompiers de service. Les automatismes sont là, le jeu est bien huilé et les artistes Xavi, Iniesta et Silva sont apparus à un niveau difficilement égalable. En gros : pas de soucis à avoir pour l’équipe de Del Bosque. Une Espagne qui n’est toutefois pas encore assurée de se qualifier pour les quarts de finale. Pour ce, il suffira de ne pas perdre contre la Croatie, lors du dernier match de poule. Une victoire assurerait la première place du groupe aux Espagnols. Une défaite, en revanche, pourrait lui être fatale. Mais après ce que l’on a vu ce soir, on a du mal à y croire.

Torres, SOS Fantômes

Del Bosque ose changer. Malgré les critiques reçues pour ses deux occasions manquées contre l’Italie, Fernando Torres est titularisé en lieu et place de Fàbregas. L’Espagne a donc son vrai 9. Et autant dire que le choix du sélectionneur est immédiatement payant. Après une première frappe de Cox repoussée par Casillas, Torres fait fuir les fantômes. Sur un mauvais renvoi de la défense irlandaise, l’attaquant de Chelsea se saisit du ballon, se met en position de frappe et pan ! Une grosse mine sous la barre. Un but superbe, sur lequel Shay Given n’est toutefois pas exempt de tout reproche. Quatre minutes se sont écoulées depuis le coup d’envoi et on se dit déjà que cela sent très mauvais pour l’Irlande. Or, soyons francs : cette première période va être un monologue espagnol. L’Irlande ne va pas voir le jour, se contentant de rester soudée derrière et de prier la bonne étoile de San Giovanni Trapattoni pour que les 45 premières minutes ne se terminent pas sur un score humiliant.

Côté espagnol, tout le monde tente sa chance : d’abord Silva, puis Torres, qui manque de peu le cadre sur une reprise à bout portant (7e minute). Piqué s’essaie à son tour à la frappe, suivi de peu par Iniesta, qui chauffe les gants de Given. À tout moment, l’Irlande peut s’écrouler et se prendre une valise. Mais elle tient, elle résiste. Elle croit bien flancher sur une percée de Jordi Alba, qui délivre un centre parfait à Silva dont la tête, déviée, termine au-dessus. L’assaut espagnol ne connaît aucune trêve. Torres est en jambes, parfois presque trop altruiste lorsqu’il pourrait tenter sa chance seul. Les Irlandais se résignent à faire le dos rond, quitte à commettre des fautes pour calmer les velléités ibériques. La mi-temps se termine sur une lourde patate d’Iniesta détournée en corner par Given. 1-0 au tableau d’affichage. 8-0 avec un peu plus de réalisme.

L’Irlande dans les cordes

Avec ce score de 1-0, l’Irlande serait la première équipe mathématiquement éliminée de l’Euro. Voilà pourquoi elle doit réagir. Et vite. Alors, réaction ? Oui. Mais de l’Espagne... Dès la 3e minute de la seconde période, le champion en titre tue le suspense. Silva, le meilleur sur la pelouse, hérite d’un ballon au point de pénalty. Serein, il contrôle et glisse le cuir entre les jambes des défenseurs. Une caresse imparable pour le portier irlandais. À 2-0, même Trapattoni n’y croit plus et il faut un véritable miracle de Given pour empêcher Xavi d’inscrire le 3-0. De loin la plus belle parade de l’Euro, même si elle ne sert à rien. En effet, l’Espagne continue d’attaquer, avec la ferme intention de marquer d’autres buts et d’accumuler de la confiance. Busquets rate d’abord une énorme opportunité avant de démonter la cheville de Robbie Keane. Du travail propre. Dans la foulée, la Roja flanque finalement sa troisième claque. Torres part à la limite du hors-jeu, tarde à tirer, mais finit par se remettre dans le sens du but pour tromper Given et se payer un doublé. Sur ce, El Niño cède sa place à Fàbregas, sous l’ovation du public. Voilà un joueur qui est peut-être à nouveau né ce soir.

Il reste encore un peu de temps pour d'autres émotions. La formation de Trapattoni se procure sa toute première occasion du match à un quart d’heure du terme. Mieux vaut tard que jamais, hein ! Il s'agit d'une frappe de Robbie Keane, repoussé par San Iker. Del Bosque en profite pour faire souffler ses cadres, en vue de la suite de la compétition. L’occasion aussi de donner du temps de jeu à Javi Martínez et Santi Cazorla. Les nouveaux entrants se signalent immédiatement. Cazorla envoie un missile que Given détourne miraculeusement en corner. Mais le calvaire ne s’arrête pas là. 30 secondes plus tard, Fàbregas arrondit un peu plus le score, avec un missile du pied droit qui vient frapper le poteau avant de finir au fond des filoches. À ce stade-là, l'Espagne n'a qu'une seule envie : ponctuer son œuvre sur une manita. Mais non. Il n'y aura pas de cinquième but. Lors des dernières secondes, ce sont même les supporters irlandais qui donnent de la voix. Une façon de dire : « On ne vous en veut pas les gars, aujourd'hui, vous êtes tombés sur plus forts que vous. » Oui. Beaucoup trop forts, même.

Eric Maggiori
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