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L'Espagne championne du monde, enfin !

Après une finale aussi disputée que hachée, l'Espagne remporte sa première Coupe du Monde au bout de la prolongation sur un but d'Iniesta. La Hollande, elle, a encore perdu...

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Pour la première finale de Coupe du Monde depuis 1994 sans Zidane ou le brésilien Ronaldo (sur le terrain ou le banc), l'affiche était alléchante : Hollande - Espagne. Le résultat fut beaucoup plus brouillon. Et même un peu sale. Après tout, si les Pays-Bas sont arrivés là, c'est avant tout grâce à leur pragmatisme, et la Roja est l'équipe qui est arrivée en finale avec le plus petit nombre de buts (7 avant le but d'Iniesta ce soir) inscrits pendant la compétition depuis 1930.


Des erreurs et des coups de savate


Aussi, la grosse histoire de la première demi-heure, ce sont les décisions de l'arbitre, les fautes, les high kicks et les simulations. Les deux équipes commettent des erreurs inhabituelles pour elles en début de rencontre, la tension sans doute. D'abord, une énorme erreur de Busquets récupéré, heureusement pour le catalan, par Kuyt... Puis c'est Villa, qui foire complètement sa reprise au second poteau. Et après les maladresses, les coups. Quatre jaunes tombent très rapidement des poches de l'arbitre (Ramos, Puyol, Van Persie, Van Bommel), Monsieur Webb à haut débit. Puis c'est De Jong qui échappe de peu au rouge, pour un push kick dans la poitrine de Xavi Alonso ; au final, une finale avec plus d'arrêts de jeu que de jeu.


Les Pays-Bas ont réussi leur entreprise, salir le match. Après l'orage, ce sont d'ailleurs eux qui sont le mieux dans cette rencontre. Robben a le talent de Cristiano Ronaldo mais l'intelligence de jeu un peu suspecte, c'est dommage, avec un talent pareil, il devrait planer au-dessus du lot. Sneijder, en revanche, est d'une intelligence rare. Il voit plus vite, gagne du temps, et distille les ouvertures lumineuses. Mais la plus belle action orange est involontaire. Sur un coup franc depuis son camp, De Jong veut rendre la balle à l'Espagne et manque de tromper Casillas. De peu, on est passé à côté d'un moment totalement mythique.


Ensuite, les erreurs reprennent. Sur un corner à la rémoise, Mathijsen rate la balle. Busquets rate une nouvelle relance. Puis c'est le retour des fautes. Et les Hollandais commencent à prendre beaucoup de risques, mais à ce jeu-là le vice de Van Bommel confine au génie. L'Espagne reprend un peu ses esprits, et le jeu à son compte. Elle joue plus haut, et mieux. En phase offensive, Busquets vient s'intercaler entre les deux centraux, les latéraux montent en écartent à mort, Xavi descend, Iniesta et Pedro proposent et la balle commence à prendre de la vitesse. Mais sur un contre orange, c'est Robben qui dépasse tout le monde. Le décalage crée, Arjen passe à Sneijder, mais sa passe est trop molle, un peu comme s'il n'aimait pas faire des passes et se débarrassait du ballon à contre-coeur.


Des ratés et des réclamations


Ensuite, le match se résume à une succession de ratés dans le dernier geste et de complaintes auprès de l'arbitre. On comprend mieux pourquoi il s'agit d'une finale de losers. Tour à tour, Robben, Villa, Iniesta se plantent au moment du dernier geste. Faces à face ratés ou dribbles de trop, les attaquants n'arrivent pas à marquer, comme perturbés par l'enjeu. Bien sîr, les fautes continuent. Iniesta échappe de peu au rouge, puis c'est Robben qui vient se plaindre auprès de l'homme en noir. Si M.Webb est le maître des arbitres (d'ailleurs on l'appelle le webmaster), cette rencontre devient de plus en plus dure à arbitrer, entre les simulations d'Iniesta et de Robben, les coups de Van Bommel et les gémissements de Busquets. D'ailleurs, en prolongations (il était écrit que ce match allait finir en prolongations), Heitinga se fait exclure pour un deuxième jaune, sur un beau plongeon d'Iniesta. Le petit barcelonais est d'ailleurs l'homme de la rencontre puisqu'il inscrit à la 117è le but de la délivrance pour l'Espagne d'une volée smashée - à noter que sur l'action précédente, le coup franc de Sneijder détourné par Fabgreas et Casillas donnent lieu à un ... six mètres. Comme avec Barcelone contre Chelsea.

L'Espagne gagne donc sa première Coupe du Monde. Un succès, après le dernier Euro, qui ressemble définitivement à celui de la France en 98. Mieux vaut tard que jamais. Ce n'est pas la Hollande qui dira le contraire, elle qui vient de perdre la troisième finale de son Histoire.



PS : un petit mot pour Christian JeanPierre et TF1 : Chuuuuuuut !

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"Comme avec Barcelone contre Chelsea. Sauf que cette fois-ci, on ne peut pas vraiment dire que son équipe ait dominé les débats."

Pour avancer une telle connerie t'avais vu le match l'année dernière ?
«Maintenant, la main de Dieu, c'est moi» Luis Suarez
C'est plutôt le cerveau de Maradona pour dire de telles bêtises...
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