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L'Espagne au Tchèque point

Leader de son groupe, l'Espagne reçoit, ce soir, la République Tchèque, son dauphin. Entre auto-célébration permanente et hommage à Xavi, son meneur de jeu, les champions d'Europe et du monde en oublieraient presque l'enjeu. Une défaite ou un match nul compliquerait salement l'affaire...

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« La République Tchèque est notre rival direct, c'est face à eux que va se jouer notre qualification. Si on gagne ce soir, on aura une très bonne option, un nul ou une défaite, ce serait très préoccupant, ça voudrait dire qu'on devra jouer notre avenir chez eux » . Vicente Del Bosque a beau faire de son mieux pour motiver ses troupes, au vrai, tout le monde semble s'en foutre. Sûre d'elle, l'Espagne continue de vivre sur son nuage. Championne d'Europe 2008, championne du monde 2010, la Seleccion rêve désormais d'un triplé historique, en décrochant un autre championnat d'Europe. Et le rêve est bien engagé, l'Espagne compte 9 points, 3 victoires pour autant de matchs dans un groupe qu'elle domine de la tête et des épaules. En battant ce soir à Grenade, la République Tchèque, les espagnols assureront presque déjà leur présence en Pologne et en Ukraine. Seuls bémols, les absences de Puyol et de Pedro. Pour les remplacer, Del Bosque compte sur Ramos et Torres: c'est ce qu'on appelle avoir des problèmes de riches. Du coup le onze espagnol donne ça : Casillas, Arbeloa, Ramos, Piqué, Capdevila, au milieu Busquets, Xabi Alonso, Xavi, Iniesta et devant Villa, Torres. Oui, y'a plus dégueu.

Surtout, cet Espagne versus République Tchèque sera l'occasion pour tout le royaume de célébrer l'un de ses plus beaux joyaux : Xavi Hernandez. Le milieu du Barça jouera ce soir son 100ème match sous le maillot de la Roja, une performance seulement réalisée à ce jour par trois joueurs, à savoir Zubizarreta, Raul et Casillas, son capitaine. Une carrière commencée il y a plus de dix ans, un 15 novembre 2000, face aux Pays-Bas. Un hommage lui sera donc rendu par tout un pays qui vécu comme une injustice sa troisième place au classement du dernier Ballon d'Or. « Je le connais depuis tellement de temps, on devait avoir 15 ans je crois, j'ai eu la chance de grandir avec lui. Il est devenu ce que tout le monde espérait de lui, j'ai toujours dit que pour battre Barcelone, il fallait qu'il ne joue pas » . Iker Casillas résume clairement l'importance du catalan dans une équipe. Même la presse madrilène s'est rendue à l'évidence, 87,7% des internautes de Marca.com, considèrent Xavi comme le joueur le plus important de l'histoire du football espagnol. Tout simplement.

L'adversaire du soir est Tchèque et n'a pas fière allure. Battus à domicile par la Lituanie lors de son premier match, les hommes de Michal Bilek ont rectifié difficilement le tir lors des deux suivants, histoire de prendre la deuxième place d'un groupe pourtant assez faible. Emmenée par Rosicky, Milan Baros et Plasil, la sélection tchèque peine à digérer le départ de ses cadres. Koller, Jankulovski, Galasek ou Ujfalusi ont tous dit stop et le souvenir de la génération Nedved/Poborsky semble à des années lumières. Pire, son ennemi Slovaque lui est passé devant, réalisant un Mondial plus qu'honnête. Une victoire sur les champions du monde donnerait à Petr Cech et ses potes la possibilité de rejoindre l'Espagne en tête mais surtout, elle permettrait à son équipe de reprendre confiance. Une défaite, et l'Ecosse en profiterait pour lui passer devant, ce qui, il faut bien l'avouer, serait la nouvelle la plus triste de la soirée. Prends-ça, le Murrayfield.

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Dans cet article

Arbeloa et Capdevila en latéraux et Ramos dans l'axe elle sent mauvais cette défense heureusement que ya Piqué.
Match attendu.

Les champions du monde ne sont pas au mieux après les piquettes prises lors des amicaux.
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