JO 2012 - Groupe D - Espagne/Japon (0-1)
Alexandre Pauwels
L'Espagne a trouvé plus forte qu'elle
Première surprise de ces Jeux Olympiques, la favorite Espagne a été battue par le Japon (0-1). Une surprise, oui, mais la victoire est tout à fait méritée. Les Nippons ne se sont pas contentés d’attendre et sont allés chercher leur succès face à une Rojita maladroite au possible.
Otsu, le buteur japonais
Espagne-Japon : 0-1
Buteurs : Otsu (33e) pour le Japon
Le problème avec l’Espagne, c’est que ses derniers succès lui imposent, à chaque compétition, le statut de favori. Si ça paraît logique avec la Roja, la Rojita, elle, n’a pas forcément besoin de tout ça. Logiquement annoncée gagnante face à une équipe japonaise méconnue et dénuée de toute star, l’Espagne n’a pas su imposer son jeu, à l’instar de sa grande sœur. Prévisible dans ses mouvements offensifs, catastrophique en défense, la Rojita a complètement foiré son entrée en matière. Tout le contraire des vaillants japonais, fidèles à leur tactique et séduisants dans leur jeu.
La Rojita à 10
Sur les deux premières minutes du match, on a déjà un léger doute. On voit d’abord Alba se trouer, puis un Nippon tenter une reprise de volée. Un signe ? Bah, au regard de la suite, pourquoi pas, ouais. Parce que si, évidemment, la Rojita se met vite à emprunter la recette du succès et monopoliser le ballon, elle galère face à des Japonais morts de faim. En défense, les Nippons pratiquent le pressing le plus haut du monde et taclent dans tous les sens. Devant, ça redouble de courses plus ou moins maladroites. Si l’équipe nippone veut jouer en contre, plus que de faire déjouer l’Espagne, elle veut jouer. Et si les Espagnols au fil du match sont plus empruntés, on se régale avec les contres nippons, qui enflamment le public à chaque course frénétique. On la sent venir un peu plus encore, la surprise. L’Espagne n’y est pas, Mata avec sa frappe du gauche (24e) ne convainc pas plus.
Les Nippons sont de plus en plus dangereux devant. Et tiens, sur un corner anodin, Otsu profite d’un marquage creux de 5 bons mètres pour aller ouvrir le score (1-0, 33e). De quoi réveiller la fierté de la Rojita ? Pas la peine, les Japonais continuent leur pressing, poussent de nouveau les Ibériques à l’erreur. Higashi n'est pas loin de punir une nouvelle fois l’Espagne après une passe en retrait foireuse de Montoya (38e), et le coup de grâce pour cette défense en carton à peine cinq minutes plus tard, avec l’expulsion d’Inigo Martinez, coupable d’avoir retenu un Nippon en tant que dernier défenseur (41e). À la mi-temps, on est un peu secoués, d’abord. Surpris, ravis par cette sélection japonaise très joueuse et battante. Surpris aussi par la pauvreté du jeu espagnol, et ses (nombreuses) errances défensives.
Un Japon joueur
Et on imagine la gueulante qu’a dû pousser Luis Milla dans les vestiaires. En tout cas, la Rojita revient sur le terrain avec d’autres intentions, plus motivée, déjà. Les premières hésitations japonaises apparaissent en défense, on peut penser au hold-up. Mais l’Espagne, dans sa volonté de revenir au score, doit jouer à trois derrière et s’expose au contre nippon. Vu que c’est la spécialité du coin, le Japon s’en donne à cœur joie et passe vraiment pas loin du but du KO : Higashi envoie une frappe dans la lunette, détournée du bout des doigts par De Gea (50e), puis Nagai foire deux fois sa frappe croisée face au portier espagnol (58e, 60e).
Le Japon enchante son monde, tout en restant fidèle à sa tactique de laisser l’initiative à l’adversaire. Quitte à se faire peur, des fois, les Nippons iront au bout sans vaciller, se permettant de craquer encore une ou deux occasions, par un manque de lucidité évident. Au terme de 90 minutes d’un engagement total, les Japs obtiennent une victoire méritée et prennent la tête du groupe D. Les Espagnols, imprécis et maladroits, devront quant à eux se remettre en question et jouer leur qualification sous pression contre le Honduras et le Maroc.
Crédit photo : http://fr.fifa.com
Buteurs : Otsu (33e) pour le Japon
Le problème avec l’Espagne, c’est que ses derniers succès lui imposent, à chaque compétition, le statut de favori. Si ça paraît logique avec la Roja, la Rojita, elle, n’a pas forcément besoin de tout ça. Logiquement annoncée gagnante face à une équipe japonaise méconnue et dénuée de toute star, l’Espagne n’a pas su imposer son jeu, à l’instar de sa grande sœur. Prévisible dans ses mouvements offensifs, catastrophique en défense, la Rojita a complètement foiré son entrée en matière. Tout le contraire des vaillants japonais, fidèles à leur tactique et séduisants dans leur jeu.
La Rojita à 10
Les Nippons sont de plus en plus dangereux devant. Et tiens, sur un corner anodin, Otsu profite d’un marquage creux de 5 bons mètres pour aller ouvrir le score (1-0, 33e). De quoi réveiller la fierté de la Rojita ? Pas la peine, les Japonais continuent leur pressing, poussent de nouveau les Ibériques à l’erreur. Higashi n'est pas loin de punir une nouvelle fois l’Espagne après une passe en retrait foireuse de Montoya (38e), et le coup de grâce pour cette défense en carton à peine cinq minutes plus tard, avec l’expulsion d’Inigo Martinez, coupable d’avoir retenu un Nippon en tant que dernier défenseur (41e). À la mi-temps, on est un peu secoués, d’abord. Surpris, ravis par cette sélection japonaise très joueuse et battante. Surpris aussi par la pauvreté du jeu espagnol, et ses (nombreuses) errances défensives.
Un Japon joueur
Et on imagine la gueulante qu’a dû pousser Luis Milla dans les vestiaires. En tout cas, la Rojita revient sur le terrain avec d’autres intentions, plus motivée, déjà. Les premières hésitations japonaises apparaissent en défense, on peut penser au hold-up. Mais l’Espagne, dans sa volonté de revenir au score, doit jouer à trois derrière et s’expose au contre nippon. Vu que c’est la spécialité du coin, le Japon s’en donne à cœur joie et passe vraiment pas loin du but du KO : Higashi envoie une frappe dans la lunette, détournée du bout des doigts par De Gea (50e), puis Nagai foire deux fois sa frappe croisée face au portier espagnol (58e, 60e).
Le Japon enchante son monde, tout en restant fidèle à sa tactique de laisser l’initiative à l’adversaire. Quitte à se faire peur, des fois, les Nippons iront au bout sans vaciller, se permettant de craquer encore une ou deux occasions, par un manque de lucidité évident. Au terme de 90 minutes d’un engagement total, les Japs obtiennent une victoire méritée et prennent la tête du groupe D. Les Espagnols, imprécis et maladroits, devront quant à eux se remettre en question et jouer leur qualification sous pression contre le Honduras et le Maroc.
Crédit photo : http://fr.fifa.com
Alexandre Pauwels
Mexique et Corée s'annulent

















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Déjà la compo de l'Espagne c'est du grand n'importe quoi. Mettre Rodrigo, qui est un bon joueur ceci dit, à la place de Muniain c'est bizarre. Muniain n'est même pas rentré j’espère qu'il est blessé.
Andr Herrera aussi sur le banc. Ce privé de ces joueurs pour mettre Koke, faire rentrer Romeu...
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Et maintenant les espagnols riz jaune ...
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Aujourd'hui, je ne sais pas si tu as vu le match, mais l'Espagne a été archi dominée. Le Japon aurait pu en mettre facil 3 ou 4 de plus avec un peu plus de lucidité dans le dernier geste.
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J'ai pas vu le match, donc je demande, pour ceux qui l'ont vu et qui ont vu l'euro des moins de 21 ans de l'année dernière et peuvent comparer : l'absence de Tiago s'est elle fait fort ressentir ? J'avais bon espoir qu'avec un joueur comme Isco ça pouvait encore passer, même si c'est clair que pour la construction et la fluidité du jeu ça doit forcément se faire ressentir.
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- A Japón
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Concernant thiago, son absence s'est faite ressentir dans le sens où personne au milieu de terrain n’a pris le jeu à son compte, un comble au pays de(s) "Xavi". Isco s'est noyé au milieu et a quasiment raté tout ce qu'il a entrepris.
Je pense que par rapport à l'Euro U21 de l’année dernière il a manqué de la folie dans le jeu. J'ai eu l'impression qu'aujourd'hui ils étaient trop sûr d'eux et ont pensés qu'ils s'imposeraient facilement.
Attention Honduras, le réveil de l'Espagne risque de faire mal.
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Bon match des nippons en tous cas, qui auraient vraiment pu tuer le match 3 à 4-0 si ils n'avaient pas eu autant de malchance dans la finition ...
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@Gooner4, c clair que Ander Herrera sur le banc, g trouvé ça bizarre. Muniain était incertain pr le match(retour de blessure), ctè presque sûr qu'il ne jouerait pas. Ensuite, Mata au centre, limite, il aurait pu apporter sa vitesse et sa technique sur les côtés.
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C'est pas Ibai quand même... Il s'agit bien d'Iñigo Martínez. Une seule année en équipe première des txuri-urdin le précède. Cependant, malgré le match face aux Japs (una prestation très faible), il s'agit d'un DC avec un bel potentiel.
Quant à Azpi, il n'est pas titulaire puisque Montoya (ah, oui, si je me souviens bien, ce n'est pas lui qui foire la passe en retrait dont fait état Pauwels, il s'agirait en effet de Domínguez -j'ai du mal à le voir sur le côté droit de la charnière) l'avait doublé l'année d'avant (au Championnat Euro -21). Azpi revenait tout juste de la blessure et Montoya montait déjà en puissance du fait de la grosse année qu'il se tape au Barça B. Du coup, la hiérarchie chamboule et Azpi doit attendre son tour (que Montoya baisse de régime, chose qui ne produit pas).
J'ai eu du mal à retrouver Koke au milieu. À mon avis, trop tendre encore pour devenir titulaire. Et surtout, à l'instar de la faible prestation d'Iñigo MArtínez, il faut vivement espérer le retour de Botía pour épauer Domínguez dans l'axe. La ça sera vraiment du solide. De même, Rodrigo pas vraiment au top non plus. Hormis les cadres (Mata, Javi Martínez, Botía), il faut demander et espérer beaucoup plus d'Isco. Et espérer aussi le rétablissement de Munian le plus vite possible: c'est lui le vrai talent offensif de cette u-21 Espagnole.
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