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L’Eriksen de combat

Magnifique à Tottenham depuis plusieurs mois, Christian Eriksen l’a encore été davantage avec le Danemark lors des qualifications pour le Mondial. Logiquement, le milieu de terrain est considéré comme l’arme numéro un de sa sélection pour le barrage contre l’Irlande.

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Il suffit parfois de lire de simples chiffres pour comprendre que quelque chose a véritablement changé. Il nécessite ensuite de les interpréter pour confirmer une tendance qui se vérifiait déjà à l’œil nu. C’est grâce à ces exemples-là que les statistiques existent et sont manipulées comme des arguments (pas toujours inattaquables, certes) par tout un chacun. Et quand l’évidence est inscrite là, noir sur blanc, par un enchaînement intraitable de numéros, il ne faut pas toujours essayer de chercher plus loin pour s’approcher de la vérité. Ainsi, Christian Eriksen est devenu un cadre de la sélection danoise. Un taulier. Un patron. LE patron, même. Les preuves ? Elles sont ici, flagrantes et impressionnantes. Le Monsieur a pris soin de les inventer lui-même. Voilà donc le topo. Entre 2010 et septembre 2016, le bonhomme avait enfilé le maillot de son pays à 62 reprises pour neuf buts. De septembre 2016 à aujourd’hui, le même homme a défendu sa nation à onze reprises... pour neuf caramels. En moins d’un an et demi, le milieu de terrain a donc doublé le total qu’il avait nourri en presque six années. Costaud, non ?

Imposant à Tottenham...


C’est qu’à 25 printemps, Eriksen a évolué. S’est développé. A appris. A pris confiance en lui. A compris qu’il devait, et qu’il pouvait se muer en élément essentiel de son équipe. Que ce soit avec les Danois ou Tottenham, d’ailleurs. En Premier League, l’ancien de l’Ajax Amsterdam prend de plus en plus de poids et s’éclate au milieu de ses potes Spurs. Dès janvier 2016, après une nouvelle prestation convaincante, Mauricio Pochettino le considérait même comme « l’un des meilleurs joueurs du championnat  » en conférence de presse. Pas étonnant pour Édouard Duplan, joueur de l'ADO Den Haag qui a croisé l'ex de l'Ajax Amsterdam sur les pelouses hollandaises entre 2010 et 2013 : « Vu ce qu'il faisait à son âge à l'Ajax, ça ne me surprend pas du tout qu'il soit devenu si fort. C'était évident qu'il allait partir pour un gros club. Je pensais même qu'il rejoindrait une équipe encore plus grande. En plus, c'est quelqu'un de discipliné, dans sa façon de jouer comme dans sa façon de s'intégrer. Par exemple, il s'est très vite mis au hollandais quand il est arrivé. » Frank de Boer, lui, n’en disait également que du bien en avril dans les colonnes d’Ekstra Bladet : « Je pense qu'il peut avoir une carrière merveilleuse. D’abord l'Ajax, puis Tottenham, et ensuite le plus haut niveau. Je pense qu'il est prêt pour aller dans un club d’un échelon encore plus haut. Il possède tout ce qu'un joueur du FC Barcelone doit avoir. Il dispose d’une vue d'ensemble du jeu, il a une éthique de travail, et il frappe bien des deux pieds. » Alors, pourquoi serait-il moins indispensable dans une équipe où le talent est bien moins présent que chez l’un des meilleurs clubs anglais ?

... guide en sélection...


Eriksen s’est donc logiquement retroussé les manches et a réalisé une campagne de qualifications pour le Mondial russe que l’on peut qualifier d’exceptionnelle. Trimballé à plusieurs postes offensifs suivant les schémas tactiques établis par Åge Hareide (en numéro dix, en soutien de l’avant-centre, en soutien de deux attaquants, dans une position encore plus avancée, sur l’aile gauche dans un 3-4-3, dans l’axe d’un milieu à trois...), Christian, qui a disputé l’intégralité des dix journées, a toujours assumé ses responsabilités. Non seulement il a fait trembler les filets à huit reprises (bien aidé, il est vrai, par trois penaltys), mais chacun de ses pions a été synonyme de bons résultats. En d’autres termes, le Danemark n’a jamais perdu (et n’a même concédé qu’un seul score de parité) quand sa star a trouvé la faille. Suffisant pour que Martin O'Neill, le sélectionneur irlandais et concurrent du soir, parle actuellement de lui comme « l'un des meilleurs au monde » . Ni plus ni moins.

... et héros de demain ?


Forcément, Eriksen est attendu au tournant à l’heure où le Danemark, qui a loupé la dernière Coupe du monde et l’Euro 2016 en France - mais dont la dernière défaite remonte au 11 octobre 2016 (cinq succès et quatre nuls depuis) -, s’apprête à défier une Irlande déguisée en outsider (cette dernière n’a plus battu son adversaire depuis 1979 en rencontre officielle). Pas de quoi lui faire peur. « À l'Ajax, déjà, c'était en grande partie sur lui que reposaient les choses. Il était indispensable là-bas, rappelle Duplan. Les responsabilités, la pression, les attentes... Ça ne l'a jamais troublé. Et ce n'est pas rien, car à l'Ajax, les attentes sont énormes. Il a toujours su garder la même aisance, ce calme qu'on retrouve chez lui aujourd'hui.  » Celui qui a planté lors de ses six dernières apparitions sous le drapeau national (troisième joueur dans l’histoire du pays à signer cet exploit) va certainement beaucoup toucher le ballon et devra donc utiliser cette maîtrise de soi pour trouver de l’espace et faire trembler une défense qui n’a concédé que six minuscules buts durant les éliminatoires. Histoire de participer à une nouvelle Coupe du monde, huit ans après l’Afrique du Sud (où il avait croqué 44 minutes de jeu). Dans la peau d’un titulaire indiscutable, cette fois. Et doté d’un nouveau statut. Celui du grand joueur.

Vidéo


Par Florian Cadu Propos de ED recueillis par FC
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