L'équipe-type du dimanche

Cette semaine, pas de t-shirt magique de Mario Balotelli ni de triplé de Cristiano Ronaldo. Du coup, c'est Van Persie qui prend le relai, avec un triplé épique sur la pelouse de Chelsea. Et puis, il y a Ibra, l'homme qui joue à 50% de ses facultés, qui marche, et qui met des doublés. Enervant non?

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Sur le banc

Marchetti (Lazio Rome) : L’an dernier, Marchetti était resté « en taule » , pendant un an, à Cagliari. Enfin libéré de son bourreau Cellino, Marchetti a rejoint la Lazio. Hier soir, il est revenu sur la terre de sa captivité avec son nouveau club, a été impeccable, et s’est imposé 3-0. S’il souhaitait une revanche, elle est superbe.

Basta (Udinese) : Avec son nom d’acteur italien, le Serbe de l’Udinese fait comprendre pourquoi, après un an d’absence dû à une blessure, Francesco Guidolin a décidé de miser sur lui. Contre Palerme, il a trimballé sa tignasse blonde sur l’aile pendant toute la rencontre et a offert un caviar à Di Natale pour le seul but du match. A la fin, c’est la défense sicilienne, qui a eu envie de dire « basta » .

Maza (Stuttgart) : Francisco Javier Rodriguez Pinedo de son vrai nom. Contre un Borussia Dortmund chaud bouillant depuis quelques semaines en Bundesliga, le défenseur mexicain a été monstrueux. Il a même écœuré Götze et Lewandowski, pourtant pas les derniers venus. Mazafacka.

Angoula (Evian TG) : Oui, un joueur d’ETG dans l’équipe-type, c’est possible. Et pas forcément pour dire qu’il a été nul. Aldo Angoula (sacré blase) a été impérial face à Auxerre, et contribue largement au succès des roses. Un succès qui était devenu un mirage depuis le 14 août. Alors oui, il mérite sa place, Aldo.

Bale (Tottenham) : Revoilà l’extraterrestre. Après près d’une année de galères, faite de blessures en tous genres, le Gallois est à nouveau volant. Des courses, des centres, des accélérations, et un doublé, pour venir à bout de QPR. Et les dirigeants des Spurs s’en frottent les mains. Et les comptes en banque.

Schweinsteiger (Bayern Munich) : Toute sa vie, il aura une petite tête de cochon. Peu importe. Schweinsteiger reste l’un des joueurs les plus sous-cotés de sa génération, et continue pourtant à transcender le Bayern Munich vers les sommets. Encore un but, encore une victoire 4-0, et encore un Schweini qui s’envole, déjà, vers son sixième Meisterschale.

Marchisio (Juventus) : Habituellement, à la Juventus, on ne voit pratiquement que lui. Hier, face à l’Inter, Marchisio a été inexistant. Jusqu’à la 33ème minute. Il sort de sa torpeur, suggère le une-deux à Matri, et inscrit le but qui offre à la Juve un succès importantissime. A partir de là, il redevient le maître de l’entrejeu. La marque des champions.

De Bruyne (Genk) : Pas le plus connu de cette équipe-type, mais certainement l’auteur du triplé le plus retentissant du week-end. Oui, plus que celui de Van Persie. Alors que son club est mené 4-3 à Bruges à 20 minutes du terme, ce jeune blondinet (qui avait ouvert le score) sonne la révolte, et claque deux buts en 7 minutes pour une incroyable victoire 5-4 de Genk.

Neymar (Santos) : Alors que l’on continue à se demander s’il jouera au Real Madrid l’an prochain, Neymar continue d’enfiler les pions au Brésil. Samedi, le gamin en or s’est même offert un quadruplé, le premier de sa carrière en championnat (il avait déjà scoré en quintuplé, mais en Coupe du Brésil). Par contre, sa coupe, c’est non.

Van Persie (Arsenal) : Avec son nom à consonance gastronomique, Van Persie a mis le bouillon à la défense de Chelsea. Trois buts, tous différents (dont une superbe prune pour clore la recette), et voilà Villas-Boas proche d’être dans les pommes. Et grâce à lui, Arsenal a une sacrée pêche.

Ibrahimovic (Milan AC) : Ibra est le genre de joueur énervant. Un mec qui ne court pas. Qui marche, même. Qui gueule après ses coéquipiers parce que le ballon n’arrive pas dans ses pieds. Ouais. Sauf que lorsque le cuir arrive sur son crâne, bah, il la fout au fond. La Roma pourra en parler.

Messi (FC Barcelone) : Ce qui est bien, avec le petit Lionel, c’est que les moments de doute ne durent jamais longtemps. Après son pénalty raté contre Séville, le double Ballon d’Or ne met que 30 minutes à dissiper les incertitudes, avec un triplé qui ouvre la route à une nouvelle manita du Barça. 13 buts en 10 matches ? Bof.

Zarour (Dijon) : Le bonnet d’âne de la semaine. 45 minutes sur la pelouse, deux buts encaissés plus ou moins (plus que moins) à cause de lui. Et son coach, sans scrupule, qui le sort à la mi-temps. Il ne manquait plus qu’un petit carton rouge.

Nesta (Milan AC) : Il est né à Rome. A grandi à Rome. A fait ses débuts à la Lazio. En est devenu son capitaine. A remporté le Scudetto là-bas. Puis il est parti à Milan. Hier, lorsque Sandro Nesta marque contre la Roma, ses yeux s’illuminent comme ceux d’un enfant. Le derby dure toute une vie.

Gouffran (Bordeaux) : Dans la semaine, il nous avait annoncé que les Bordelais « n’étaient pas les clowns de service » . Pour passer des mots aux actes, l’ancien caenais est allé planter un doublé à Ajaccio pour donner un grand bol d’air aux Girondins. Comme quoi, dompteur de lions, c’est plus efficace que clown.

Grougi (Brest): Aucune victoire après onze journées, Brest en avait marre de se targuer de la réputation de l’équipe qui ne gagne jamais. Alors, Bruno Grougi a pris les choses en main. En 9 minutes, l’homme aux tresses claque un doublé dans un stade Francis-Le Blé aux anges et offre le premier succès saisonnier aux Bretons. Un vrai phare.

Wenger (Arsenal): 0-0. 8-2. 4-3.2-1. Ce n’est pas la combinaison du Loto, mais les scores d’Arsenal à l’extérieur depuis le début de la saison en Premier League. Un point en quatre matches, donc. Mais Arsène ne s’est pas démonté. Face à Chelsea, il persiste, et signe. Et malgré l’ouverture du score de Lampard, il s’accroche. Et, enfin, il est récompensé. Arsène, ou la persévérance à la française.



Par Eric Maggiori
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tokouille Niveau : DHR
Et de voir Schweinsteiger soulever la coupe d'europe et la coupe du monde... J'espère que cette génération sera récompensée !
A noter que Basta a eu une absence d'un an dûe à une absence. Merci pour l'info.
C'était mieux quand vous faisiez des équipes-type un peu décalée.

Parce que la glissade de Terry, c'était quand même plus marrant que le match d'Angoula.
marchisiojuve Niveau : District
palala marchisio le monstre forza juve
luckystar Niveau : CFA
La glissade de Terry, ou le caviar de Malouda... à Van Persie ?

Soyons honnêtes, c'est pour Florent... passe en retrait, dans l'axe, tu te permets un p'tit exter décontracte... Eh bien, non, tu ne te permets rien du tout !!!
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