L'équipe type du dimanche

L'Italie reprend doucement, comme l'Espagne. L'Allemagne part sur de bonnes bases, la France se satisfait de ses 2 buts par match là où l'Angleterre distribue des 6-0 en veux-tu en voilà. Au niveau des joueurs, ça donne quoi ?

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Le Onze


Ruffier (Monaco) : Il se prend un but dans un angle fermé. De quoi avoir la rage. Pourtant, quand le buteur lensois vient prendre symboliquement le ballon dans ses mains pour acter la remontée au score, il laisse faire. Fair-play.


D.Traoré (Monaco) : S'est fait bouger à l'épaule par Sébastien Roudet. Pour un joueur physique, ça la fout quand même mal.


Heinze (Marseille) : Pour son retour, il a mis deux buts (un seul accordé), fait trois attentats. Surtout, il était le cul par terre sur chaque ballon. Le Vélodrome en redemande.


Hangeland (Fulham) : Il avait craqué à dix minutes de la fin, marquant contre son camp. Il égalise dix minutes plus tard. Beau centre, belle tête. L'histoire est d'autant plus belle que Manchester United a manqué un penalty entre temps.


Gassama (Lyon) : En difficulté il y a deux ans lorsqu'il y avait que lui pour jouer à droite à Lyon, Lamine est maintenant un joueur différent : un joueur plus en confiance mais qui perd toujours autant de ballon. Cela a failli profiter à Brest.


Faé (Nice) : Un ballon fouetté comme si c'était une reprise de volée de Maicon. Comme si c'était fait exprès.


Nolan (Newcastle) : L'ancien « maître à jouer » de Bolton est le symbole du Newcastle nouveau. Il n'a pas un gros salaire, il n'arrive pas saoul sur le terrain, mais au final, il fait gagner son équipe. 6-0.


Rosicky (Arsenal) : Dans un poste plus reculé que celui qu'il occupait l'an dernier, le petit Mozart a régalé les flèches Archavine et Walcott de ses passes ajustés. 6-0.


Messi (Barcelone) : Certains affirment que composer un onze européen chaque semaine est facile. Il n'y a que 10 joueurs à choisir, Messi sortant chaque semaine une perf extraordinaire. Ils ont raison.


Drogba (Chelsea) : Le but, il connaît il l'a prouvé l'an dernier, la semaine dernière. Alors maintenant, Didier préfère s'appliquer à la passe décisive pour ces partenaires. Ca marche aussi. 6-0.


Müller (Bayern) : La révélation du Mondial n'a pas oublié ce qui faisait sa force. On a toujours l'impression qu'il s'arrache avec le ballon mais au final, personne n'arrive à lui prendre.


Le Banc


Van der Sar (Manchester United) : Le préretraité n'aime pas sortir sur les ballons aériens. C'est dommage, son club ne repartira qu'avec un point de Craven Cottage.

Méxès (Roma) : Face à l'Inter, Philou passait son deuxième test après la Norvège. Pas sûr pour un sou, il a donné envie à son coach de faire le forcing pour reprendre Burdisso.

Beye (Aston Villa) : Un retour mitigé dans son ancien jardin de St James Park. Si son coach lui a permis de faire la fin de match, le public n'a pas entonné le mythique « Monday, Tuesday, Habib Beye » sur l'air de Happy Days.

Dempsey (Fulham) : Lorsqu'il est trop en avant pour prendre un centre, l'Américain a le bon réflexe en glissant sur la pelouse pour faire écran sur le goal. Fulham a égalisé grâce à lui.

Caroll (Newcastle) : Le grand dadet généreux devant, c'est décidément la nouvelle tendance. Après Adebayor, Chamakh, Hoarau, Brandao voici Caroll. Petit plus, une tignasse plus horrible que la regretté queue de Cheval du Brésilien du Vélodrome.


Romain Canuti

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