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L'équipe de France trop soluble dans la L1 ?

Sissoko, Gonalons, Jallet, Capoue et les autres... Les joueurs issue de Ligue 1 ont pris le pouvoir dans l’équipe de France de Deschamps (14 sur 23 pour être précis). Un autre signe du déclin d’un foot français qui devrait peut-être inquiéter le ministre Arnaud Montebourg. Et tant pis pour Clément Chantôme et Frédéric Thiriez.

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Le charme de la France, c’est qu’elle est restée profondément stalinienne. Du point de vue de la planification quinquennale s’entend… En 2007, Fred Thiriez, boss de la Ligue, avait lancé l’opération Footpro 2012, avec entre autres objectifs la présence de 50% de joueurs de L1 en équipe de France. Bingo ! Avec 14 « Français de France » sur 23, les Bleus d’ici sont majoritaires. On les cite : Mandanda (Marseille), Landreau (Lille), Yanga-Mbiwa (Montpellier), Sakho (PSG), Debuchy (Lille), Jallet (PSG), Chantôme (PSG), Capoue (Toulouse), Gonalons (Lyon), Matuidi (PSG), Sissoko (Toulouse), Valbuena (Marseille), Gomis (Lyon), Ménez (PSG). Super. Le foot français a bien bossé. Sauf que… La réalité est beaucoup moins reluisante. Pour un championnat qui, objectivement, se déprécie un peu (pas la cata non plus) par rapport à ceux d’autres nations qu’il devançait (Portugal, voire Russie), on n’est pas certain que la présence massive de Français d’ici soit une bonne nouvelle pour notre EdF…

C’était mieux avant

Il n’échappera à personne qu’entre 1996 et 2006, le gros des Bleus était constitué de grands joueurs exilés dans des grands clubs... et titulaires ! Même au Mondial 2006, c’était parlant : Sagnol (Bayern), Thuram (Juve), Gallas (Chelsea), Silvestre (MU), Vieira (Juve), Makélélé (Chelsea), ZZ (Real), Henry (Arsenal), Trézeguet (Juve), Saha (MU), Cissé (Liverpool). On peut même ajouter Chimbonda, pas crade du tout à Wigan (meilleur latéral droit du Royaume cette année-là avant d’aller à Tottenham) ou bien Boumsong (Newcastle)… A citer tous ces noms, tous ces clubs, la décence nous obligerait à arrêter l’article ici. Vu que tout est dit. Les Bleus d’hier, ça avait quand même de la gueule par rapport à aujourd’hui.

C’est qui aujourd’hui les vrais titulaires à l’étranger ? Ribéry (seul Français du top niveau international), Evra, Rami, Koscielny, Cabaye, Ben Arfa. Et c’est à peu près tout. Lloris commence à peine à s’installer chez les Spurs et Benzema revoit fondre sur lui l’Iguane qu’on croyait largué. L’honnêteté intellectuelle nous pousse à ne pas oublier ces Français de l’étranger qui auraient très bien pu être retenus en Bleu comme Lass Diarra (Anzhi, leader de Russie, on le répète), Diaby (Arsenal), voire Abidal (après tout sans sa maladie, il était opérationnel et « titulaire » de fait au Barça). On met Varane de côté (Real, mais pas titulaire) déjà appelé en Bleu. Idem pour Nasri, écarté pour l’instant mais de toute façon pas titulaire à 100% chez les Citizens… OK, il faudrait alors parler de ces joueurs de L1 tout aussi éligibles en Bleus : Mavuba, Gourcuff, Mvila, Réveillère, Martin, Briand, Payet, tous appelés par Deschamps. On le voit bien : globalement, en incluant tous les « Français de l’étranger » opérationnels, on arriverait quand même à une quasi-parité avec les joueurs de L1. Le tout pour une valeur qualitative objectivement inférieure à France 2006 (finaliste au Mondial, on le rappelle.

Ce sera pire demain

Un coup d’œil plus précis sur le groupe France atteste de la perte de compétitivité du Made in France. Ménez : revenu de l’étranger (semi-échec à la Roma), Mavuba : revenu de l’étranger (échec à Villarreal), Gourcuff : revenu de l’étranger (échec à Milan) ou Mvila, Loïc Rémy ou Debuchy qui, eux, devaient aller « sûr et certain » dans des grands clubs étrangers… avant que ceux-ci ne se rétractent. Simple constat, dur constat. A l’international, la cote des joueurs français a bien baissé. La mondialisation les a mis en concurrence avec les forces habituelles du foot planétaire (Brésil et Argentine, surtout) et les forces émergentes (Afrique, beaucoup, Asie et autres pays d’Amsud). Question formation, la France a été copiée puis dépassée (Espagne, Allemagne, surtout mais pas que). Niveau technico-tactique, la doctrine Jacquet (du muscle au milieu) a montré ses limites. Et la panne (passagère ou durable) de vrais talents purs a fait le reste. A ce titre, c’est maintenant qu’on mesure l’extraordinaire décennie Bleue 1996-2006 et ses générations douées à (presque) tous les postes… Aujourd’hui, barrés à l’étranger, les joueurs dispos pour l’EdF poussent donc plutôt en L1.

Et que vaut la L1 ? Le haut niveau européen (Ligue des champions, mais aussi l’Europa League) nous enseigne que nos clubs occupent un rang secondaire, pour ne pas dire pire. En C1, l’armada PSG n’a pas fait le poids à Porto… Tout est foutu, alors ? Ben, oui. Allez ! On peut se consoler en se disant qu’en France au moins, on a encore de la réserve à pouvoir sélectionner des joueurs corrects à peu près à tous les postes. Ce qui n’est pas le cas de l’Angleterre et ses seulement 35% de joueurs sélectionnables (les 65 % restant sont des non-Anglais) avec des postes pas entièrement pourvus… En fait, la France est comme dans beaucoup de domaines entre deux eaux. Pas mal de joueurs de L1 actuellement en sélection ont une marge de progression qui pourrait les mener haut, à l’étranger : Mandanda, Yanga-mbiwa, Debuchy, Capoue, Gonalons (la Premier League pour Max s’il progresse !), et même Ménez (un re-départ hors frontières) ou Sakho (faut voir : il a des détracteurs légitimes). Mais on n’en est pas encore là.


Où sont les centres de formation français ?

L’EdF reste globalement L1 dans son essence avec les résultats qui vont avec, comme on a pu le voir à l’Euro. Forte avec les faibles (Ukraine), correcte avec les équipes du même niveau (Angleterre), faible avec les forts (Suède) et larguée face aux cracks (Espagne). Même avec un génie messianique qu’on attend fébrilement (les Kopa, Platini, Zidane), le niveau des Bleus serait juste un peu meilleur. Pas plus. La L1 sort de dix ans de règne sans partage de l’OL (avec des performances européennes seulement honorables) et des nouveaux champions incapables de durer sur la distance (Bordeaux, OM, Lille, Montpellier !). Quant au futur règne sans partage qui se dessine au PSG, il ne faut pas trop s’illusionner : il se fera très certainement sans joueurs français. A terme, les Bleus parisiens (Jallet, Chantôme, Matuidi, Sakho, voire Ménez ou Hoarau et Gameiro) devront laisser la place aux cracks venus d’ailleurs. Et puis la L1 a perdu beaucoup trop de places fortes, souvent joliment formatrices (Nantes, Monaco, Auxerre ou Lens). Conclusion : ce pays est foutu. Faut naturaliser des Brésiliens. Nenê est partant.

Par Chérif Ghemmour


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