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L’équipe de France est-elle trop jeune ?

Pour Laurent Blanc, « la jeunesse a ses limites au plus haut niveau » . Pourtant, avec une moyenne d’âge de 25,5 ans, le onze de départ affiché par le sélectionneur contre la Belgique est plus vieux que celui de la Mannschaft* en 2010, demi-finaliste de la Coupe du monde.

C’est un peu l’argument de fond de tiroir. Celui qui, débité au bar, s’affiche comme un drapeau blanc. Mardi soir, après le match amical de l’équipe de France face à la Belgique (0-0), le sélectionneur des Bleus tient, lors de la conférence de presse protocolaire, un discours ahurissant : « Techniquement, on peut être meilleurs car les joueurs ont un meilleur potentiel mais sur le match de ce soir, on est tendres et naïfs. Ceci s'explique par le fait qu'on a des joueurs qui sont des gamins, des enfants. Ils ne peuvent pas jouer comme des joueurs expérimentés » . Des « enfants » dont le niveau de jeu ne peut atteindre celui des « joueurs expérimentés » .

Le contre-exemple allemand

Provocation pour mieux bousculer les esprits ? Aveu de faiblesse d’un homme au pilori médiatique en manque d’inspiration ? Si son analyse est hasardeuse, à sept mois de l’Euro, elle est également inexacte. Petit rappel : lors de la Coupe du monde 2010, l’Allemagne explose l’Angleterre en huitième (4-1) puis atomise l’Argentine en quarts (4-0). Artisans de cette démonstration, entre autres : le milieu offensif Mesut Özil, âgé de 21 ans et huit mois et l’attaquant Thomas Müller, 20 ans et neuf mois au moment des faits. Ce dernier ira même plus loin que son compère en inscrivant le but le plus rapide de la compétition, après seulement trois minutes de jeu contre la sélection de Diego Maradona. Il terminera meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations et trois passes décisives.



Le but de Müller face à l’Argentine




Même constat chez les Espagnols : en termes de fraîcheur, les champions du monde en titre n’ont pas fait dans la dentelle. Vicente Del Bosque n’hésitant pas, le 11 juillet 2010 face aux Pays-Bas, à titulariser Pedro (22 ans, 11 mois) et faire entrer Fabregas (23 ans), certes en fin de rencontre. Ainsi (et la liste est longue), les exemples sont nombreux, chez nos voisins européens, où jeunesse, expérience et talent au plus haut niveau se conjuguent au même temps. Ici, la faute à qui ? Aux centres de formation français qui n’ont pas sorti de très grands joueurs depuis de longues années ? D’ailleurs, est-ce le sous-entendu subliminal envoyé par Laurent Blanc depuis la capitale lorsqu’il parle d’ « enfants » ? Car, si depuis un an et demi, les résultats de l’équipe de France ne sont pas négatifs (17 rencontres sans défaite), difficile d’admettre qu’ils sont satisfaisants. Sur ce point, hormis la débâcle de Knysna, traumatisme dont l’équipe de France porte encore quelques séquelles apparentes, Raymond Domenech n’avait pas beaucoup fait pire.

Que ce soit dans le système de jeu proposé (à peu de chose près celui présenté par Laurent Blanc aujourd’hui) que dans les résultats (campagne laborieuse pour le Mondial 2010). Pourtant, l’équipe de France était, à quelques exceptions près, essentiellement composée de joueurs pour qui le haut niveau n’avait plus de secrets. Pour justifier ces performances très médiocres, l’on pointait alors du doigt une association d’individualités trop talentueuses pour s’entendre. Tout l’inverse de l’actuelle « onze » de Laurent Blanc : aujourd’hui, c’est l’amateurisme d’une équipe en devenir qui est dénoncé par celui qui la compose. Le pire ennemi d’un argumentaire bancal : les résultats qui, dans un cas comme dans l’autre, n’étaient pas bons. Une fois encore, à qui la faute ? A une certaine époque, pas si éloignée que ça, les « jeunes pousses » sorties des centres de formation de l’OL et du LOSC semblaient à même de rivaliser avec les pointures des championnats étrangers. Aujourd’hui, bienheureux celui ou celle capable d’en dire autant. Avec, au bout du compte, un sentiment d’impuissance : secouer une stratégie dans tous les sens semble montrer ses limites ; jusque dans la construction de déclarations censées justifier une longue série de matches lassants. Et les « enfants » de ne pas être fondamentalement les seuls fautifs d’un jeu poussif et ennuyeux...

Un « onze » de départ trop vieux ? :

- Lloris : 24 ans, 11 mois

- Réveillère : 32 ans

- Rami : 25 ans, 11 mois

- Sakho : 21 ans, 8 mois

- Abidal : 32 ans, 2 mois

- Cabaye : 25 ans, 10 mois

- M’Vila : 21 ans, 5 mois

- Martin 23 ans, 10 mois

- Rémy, 24 ans, 10 mois

- Benzema : 23 ans, 11 mois

- Ribéry : 28 ans, 7 mois


*En 2010, la moyenne d’âge de la sélection de Joachim Löw était de 24,9 ans.


Par Romain Lejeune
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