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L'épouvantable Robbie the Bobby

En 2001, Robbie the Bobby est la pire mascotte d'Angleterre. Fights, coups de pression sur les arbitres, fesses en plein air pour accueillir les visiteurs... La fidèle peluche du club de Bury, en D3 anglaise, accumule les frasques. Sous le costume, un plombier de 26 ans qui a besoin de se dépenser.

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Août 2001. Le club de Bury, en banlieue de Manchester, organise un casting pour se trouver une nouvelle mascotte avant le lancement de la saison. Jonathan Pollard, trublion de 26 ans et supporter de longue date, met les 43 autres prétendants au tapis et décroche le job pour lequel il va se travestir en Robbie the Bobby tous les week-ends. Plombier de son état, cet Anglais est, dans la vie courante, un quidam ne cultivant pas le goût de l'irraisonnable. Mais comme tout bon polar, Jonathan est imprévisible. Et dès qu'il enfile son costume de mascotte, le plombier tourne fou : « C'est un bon gars pour le club et pour le public, raconte à l'époque Gordon Sorfleet, le responsable de la communication du Bury FC, au Telegraph. Mais une fois qu'il enfile ses habits de Robbie the Bobby, ça lui monte à la tête et il fait des trucs qui peuvent vous rendre dingue. » Des « trucs qui rendent dingue » , Jonathan Pollard en a plein sa besace. Tellement, même, qu'en seulement quatre mois de présence au bord des terrains, le nouveau Robbie the Bobby va récolter trois cartons rouges. Une performance qui place la peluche en tête du classement des expulsions de la D3 anglaise cette année-là. Pot pourri.

Une paire de gants de boxe sur le banc


Le 22 septembre 2001, lors d'un match de championnat perdu par Bury face à Stoke City au Gigg Lane stadium, Robbie the Bobby lance sa saison de la plus douce des manières. Il se départ de son accoutrement et offre sa croupe à la vue des 2000 supporters de Stoke. Normal. « Il semblerait qu'ils n'aient pas trop apprécié. S'ils ne peuvent pas endurer ça, il ne faut pas qu'ils reviennent par ici » , lance Pollard, sur le coup. Puis vient octobre et le temps du premier fight. Robbie the Bobby accroche à son tableau de chasse les oreilles du lapin de Peterborough, qu'il fait jouet, et un deuxième carton rouge. Et le show continue, week-end après week-end. Le 7 novembre, Bury reçoit Cardiff en championnat. Une rencontre sous tension, que le club anglais doit gagner pour se sortir de la zone des relégués. Au milieu d'une seconde période rugueuse, les injures commencent à voler sur les bancs des deux camps. Bouillant, Jonathan Pollard, sans jamais quitter son costume de Robbie the Bobby, enfile sa paire de gants de boxe, (qui fait presque partie du déguisement) et se fout sur la tronche avec Bartley l'oiseau bleu, la mascotte de Cardiff : sept stadiers doivent intervenir pour séparer les deux combattants, renvoyés aux vestiaires. « Je crois que je lui ai pété le nez ! Et je suis sûr qu'il a au moins perdu une dent ou deux » , déclare Pollard après la rencontre au Manchester Evening News.

Fin de carrière en insultant un arbitre sergent de police


Mais, rapidement, l'attitude de la peluche controversée commence à faire grincer des dents, jusque dans son propre camp. Et, le 17 novembre 2001, quatre mois après ses débuts, le nouveau Robbie the Bobby signe déjà son dernier coup d'éclat. Alors que Bury affronte Lincoln pour le 1er tour de la FA Cup, sur la touche, la mascotte fait des siennes, provoque, insulte, chauffe le public. Comme d'hab'. Malheureusement pour lui, cette fois, son insolence se fracasse contre un mur et sa courte carrière de mascotte avec : l'arbitre du match, Howard Webb, est également sergent au sein de la South Yorkshire Police, et la peluche finit la soirée au poste. Dans la semaine qui suit, le Bury FC remercie Jonathan Pollard après quatre mois de services immodérés, et lui trouve un remplaçant, un peu plus jeune et un peu moins irritant.
Quatre petits mois, qui auront suffi à Robbie the Bobby pour laisser l'empreinte de sa grande chaussure dans l'histoire du football anglais, en faisant évoluer le règlement de celui-ci. Car, oui, son comportement de chien fou a interpellé jusqu'au sommet de la pyramide. Et à la fin de la saison de 2001, la ligue de foot anglaise, excédée par les débordements à répétition des mascottes, a décidé d'instaurer un code de conduite à destination de celles-ci. Tout un programme. Quatre petits mois, le temps qu'il aura fallu à Jonathan Pollard pour faire de Robbie the Bobby la plus punk des mascottes au pays du thé. Dire que le bougre a réalisé tout ça dans un costume de gardien de la paix (1). Et qu'il n'était même pas payé. Vraiment un chic type.

Par Albert Marie (1) La mascotte de Bury représente un policier, en hommage à Sir Robert Peel, fondateur des premières forces de police modernes outre-Manche.
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Un bien bel article !

Dans le même sujet, un topic mythique du forum anglais When Saturdya Comes sur les mascottes pendant les minutes de silence ... http://www.wsc.co.uk/forum-index/27-foo … s-silences
Moi qui suis contre toutes ces mascottes ridicules (on est pas américains merde), j'aurais bien aimé voir celle là même en tant que fan adverse.
bufford tannen Niveau : DHR
(1) La mascotte de Bury représente un policier, en hommage à Sir Robert Peel, fondateur des premières forces de police modernes outre-Manche


il représente en tous points Sam le pompier
louvressac Niveau : DHR
hummm zampa the lion (millwall) et cyril the swan (swansea) valaient aussi leur pesant de cacaouetes point de vue baston il y a quelques années....par contre la notre (tonny trewblue) est plus connue pour faire peur aux enfants et pour shooter mieus les penos que tout le reste de l'équipe....
Ils avaient fait des courses de mascottes en angleterre... Me suis bien marré en regardant ça de nouveau
Howard Webb , celui qui avait arbitré la finale de la Coupe du Monde 2010...
" l'arbitre du match, Howard Webb, est également sergent au sein de la South Yorkshire Police, et la peluche finit la soirée au poste. "

Faut quand même être une sacrée sal*** pour faire du zèle à ce point là. Flic, arbitre, manque plus qu'être huissier pour que le tableau de la pourriture finie soit complet
The-Francis-Llacer-Project Niveau : District
Comme le chantent certains mecs du côté du Red Star : "Flic, arbitre ou militaire, qu'est ce qu'on ferait pas pour un salaire!" :D
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