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L'énigme Montolivo

Près d'un an après s'être gravement blessé face à l’Espagne, Riccardo Montolivo retrouve la Roja ce samedi, à Madrid. Entre-temps, le milieu rossonero a vu la concurrence à son poste se raffermir, alors que son niveau de jeu en club est régulièrement critiqué par les tifosi du Milan. Ce qui ne l'empêche pas d'être irrémédiablement appelé en équipe nationale par Giampiero Ventura.

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Giampiero Ventura n'est pas un homme de polémiques. Alors, quand les journalistes italiens tentent de le faire revenir sur sa liste de 23 joueurs appelés pour affronter l'Espagne et Israël début septembre, le sélectionneur de la Nazionale va à l'essentiel : « J'ai débuté là où je me suis arrêté. J'ai appelé les joueurs qui étaient avec moi en juin pour les matchs contre le Liechtenstein et l'Uruguay... Pour l'instant, après seulement une journée de championnat, il n'est pas encore temps de faire des essais. » Parmi les heureux élus, un nom fait cependant un peu plus grincer des dents que d'autres. Celui de Riccardo Montolivo.

Tête de Turc


De retour sur les terrains après sept mois de blessure en mai dernier, rappelé dans la foulée par Ventura en Nazionale en juin, le milieu milanais semble être dans l'esprit du sélectionneur italien une valeur sûre du groupe à sa disposition. Pourtant, le niveau de performance de Montolivo pose clairement question depuis plusieurs saisons, comme si une bonne partie du talent de l'ancien playmaker de la Fiorentina s'était évaporé lorsqu'il avait choisi de quitter Florence pour Milan à l'été 2012. Car, à Milan, Riccardo n'a jamais réussi à convaincre sur la durée les tifosi rossoneri. Le chaotique environnement lombard y est sûrement pour quelque chose, Montolivo débarquant au sein d'une formation qui n'a retrouvé de la stabilité et les moyens de ses ambitions qu'après son rachat par un groupe d'investisseurs chinois en avril 2017. Pas le meilleur contexte pour s'épanouir, certes, mais insuffisant pour exonérer le joueur de ses manques sur le pré, alors que son jeu semble avoir perdu en spontanéité et verticalité, faisant presque de lui un milieu quelconque du championnat italien. Problème : Riccardo n'est pas seulement le joueur d'un Milan décevant, il en est aussi le capitaine depuis 2013. Suffisant pour en faire la tête de Turc des tifosi lombards, une pétition de supporters allant même jusqu'à le qualifier de « capitaine le plus indigne de l’histoire du Milan » après une nouvelle défaite du Diavolo fin avril 2016.


Une situation d'autant plus compliquée que l'avenir de Montolivo en équipe nationale se heurte à une concurrence grandissante. Déjà écarté du groupe participant à l'Euro 2016 par Antonio Conte, le sosie officieux de Gad Elmaleh voit désormais la jeunesse italienne débouler en équipe nationale à toute vitesse. Parmi les jeunes loups susceptibles de lui sucrer sa place dans les 23, Roberto Gagliardini, le ragazzo de 23 ans de l'Inter ou encore Marco Benassi, le capitaine des Azzurrini transféré du Torino à la Fiorentina cet été. Mais c'est surtout le cas de Jorginho qui interpelle : l'Italo-Brésilien du Napoli ne cesse de gagner en dimension au sein du milieu des Partenopei. Mais il a encore été boudé par Ventura pour les deux rencontres à venir, alors que Riccardo, lui, continue d'être dans les petits papiers du sélectionneur. Le Napolitain s'en était d'ailleurs agacé début août : « Je ne partage pas les choix de Ventura. En tout cas, parfois, je ne les comprends pas. J'ai l'impression qu'il nie l'évidence. Voilà, je ne sais pas quoi dire d'autre. »

Papy fait de la résistance


Peut-être pas la meilleure des stratégies de communication, alors que Giampiero Ventura ne semble pas rigoler avec la discipline et l'exemplarité de ses ouailles. Personne n'oublie qu'il avait fait exclure début octobre 2016 Graziano Pellè de la Nazionale, alors que l'attaquant avait refusé de lui serrer la main après s'être fait remplacer face à l'Espagne. Le Mister italien n'a par ailleurs pas manqué de souligner le professionnalisme et le dévouement de Montolivo à la cause de la sélection, au moment de le réintégrer dans le groupe italien fin mai dernier : « C'est un professionnel très sérieux qui a laissé deux jambes pour les Azzurri... Alors j'ai senti que je devais le rappeler. » À défaut de redevenir le joueur talentueux et gracieux qu'il était à la Fiorentina, le milieu milanais reste en effet un soldat appliqué dans l'entrejeu, dont la polyvalence, l'esprit de groupe et le vécu au haut niveau constituent sans doute des arguments de poids face à la jeune concurrence qui se dresse face à lui.


Riccardo semble avoir d'autant plus le profil du parfait joueur de devoir qu'il n'a jamais cherché à faire de vagues, en club comme en Nazionale, même quand il traversait des phases difficiles. Il a notamment laissé sans faire d'histoire le brassard de capitaine du Milan à Leonardo Bonucci cet été. Il avait aussi répondu avec classe et sang-froid à ses détracteurs sur les réseaux sociaux, quand ces derniers lui avaient souhaité une longue absence des terrains après sa grave blessure face à la Roja : «   Je fais une petite caresse à tous ceux qui m'ont souhaité un tibia brisé, une fracture de tous les ligaments, voire la mort... Avec l'espoir que la vie sera capable de leur enseigner l'éducation nécessaire au respect de tout être humain.   » Presque un an plus tard, les critiques visant l'ancien Florentin persistent. Tout comme Riccardo Montolivo, qui n'a sans doute pas encore dit son dernier mot, en club comme en sélection.



Par Adrien Candau
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