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L'effet miroir

En août dernier, le LOSC envoyait les Nantais au tapis avec un cinglant 3-0. Six mois plus tard, la réussite a changé de camp et les Lillois n'ont fait que plonger, tandis que les Canaris squattent tranquillement la tête du peloton.

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Quelques années plus tôt, l'affiche n'aurait intéressé personne. Un Lille-Nantes programmé à 15 heures un dimanche de début août pour la première journée de Ligue 1, quel genre de personne voudrait s'infliger ça ? Assumer publiquement de renoncer à la douceur d'un week-end estival pour se planter devant tel spectacle, c'était un aveu évident de dépression. Presque un appel au secours. Oui, mais la saison 2017-2018 n'est pas comme les autres. Le 6 août dernier, un Lille-Nantes n'était pas la promesse d'un match médiocre entre deux équipes anecdotiques du championnat de France, mais plutôt un affrontement au sommet entre Marcelo Bielsa et Claudio Ranieri.


Deux noms que même les moins passionnés ont déjà entendu une fois dans leur vie. Bielsa, l'homme sombre toujours accompagné d'une glacière ? Oui, celui-là même. Ranieri, le vieux Monsieur qui a gagné le championnat d'Angleterre avec la petite équipe inconnue ? Exactement, ce Ranieri-ci. En Ligue 1. Respectivement à Lille et à Nantes. Aussi improbable qu'alléchant. Au stade Mauroy ou devant un écran, on voulait donc voir ce que donnerait l'empoignade entre la folie de l'un et le sérieux de l'autre. Ce jour-là, 90 minutes ont suffi à comprendre que la dynamique était du côté des Nordistes, qui s'étaient imposés 3-0. Mais la principale erreur fut d'en tirer des conclusions définitives, et de penser que les cartes étaient distribuées pour le reste de la saison.

Ma révolution


Grâce à la culture de l'information permanente de notre époque et à la sur-analyse permanente de chaque match de football, on s'était retrouvé face à un beau pot-pourri d'enseignements. Sans surprise, le LOSC de Bielsa aimait attaquer et avait montré plein de belles choses face à Nantes. Mendes, Araújo, Malcuit, Ié, Maia... Les vacances avaient été studieuses pour la cellule de recrutement de Bielsa, qui devait révolutionner le LOSC comme il avait révolutionné tant d'équipes auparavant. Et du sol au plafond, s'il vous plaît. Pas le genre de la maison Ranieri, qui préfère prendre du temps pour dresser la table plutôt que de la renverser. Alors, après son lever de rideau raté, l'Italien a mangé son pain noir et a bossé.


Entre le 19 août et le 28 octobre, ses Canaris enchaînent huit matchs sans défaite en championnat. Une performance réalisée dans l'ombre contre Troyes, Caen, Strasbourg, au gré d'un calendrier plutôt gentil. Pas de grands coups d'éclat, pas de victoire contre des cadors du championnat. Juste un joli 0-0 récolté face à l'OL pour la gloire. Mais l'important, c'est d'empiler les points. Au bout du compte, le FC Nantes reste barricadé dans le top 5 sans lâcher le steak depuis fin septembre. Pendant ce temps-là, à 600 kilomètres du château des ducs de Bretagne, les Lillois ont à peine eu le temps d'ouvrir le champagne pour fêter leur joli début de saison que les nuages faisaient déjà la queue pour s'installer au-dessus du crâne de Marcelo Bielsa.

Pas le même chemin


Miroir inversé toujours. Après son 3-0 inaugural face à Nantes, le LOSC s'est jeté neuf matchs de suite sans gagner derrière la cravate. Troisièmes de Ligue 1 après la première journée, les Lillois n'ont plus jamais vu la première partie de classement et se battent depuis septembre pour quitter le fond de la classe et la zone des relégables. Bielsa a claqué des euros pour son mercato, Bielsa a juré à qui voulait l'entendre qu'il s'inscrivait sur le long terme, Bielsa répétait chaque week-end : « Je suis responsable de la situation » , pour faire acte de pénitence après les mauvaises performances, et Bielsa a été mis à la porte. Pas une rupture en se serrant la main et en se disant qu'on est heureux du bout de chemin qu'on a fait ensemble, loin de là. Plutôt une séparation avec des assiettes qui volent et des avocats envoyés au front.


Aujourd'hui, l'Argentin demande 19 millions d'euros à son ancien club, qu'on dit menacé de relégation administrative à cause de ses soucis de trésorerie. « Les chemins pris par les deux clubs depuis le match aller ne sont pas les mêmes » , assurait Valentin Rongier cette semaine, en prouvant qu'il maîtrisait le concept de l'euphémisme. Et dire qu'il y a six mois, lors de ce dimanche après-midi d'août à Mauroy, c'est Ranieri qui avait couru après Bielsa dans les couloirs pour lui jeter quelques douceurs : « Marco, félicitations. » D'humeur aux flagorneries, le Loco avait rétorqué : « Tu es un exemple pour nous tous. » Ranieri voulait avoir le dernier mot, alors il avait ajouté : « Non, c'est toi l'exemple. » Riposte de Bielsa : « Non, c’est l’inverse, tu es un exemple. C’est sincère. Si je te le dis, c’est que je le pense vraiment. » Conclusion de Ranieri : « Je sais, je te connais. » De là à dire que Ranieri connaissait aussi la suite...

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Par Alexandre Doskov
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