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  3. // Ce qu'il faut retenir

L'Eden de Conte, le réveil d'Arsenal

Hazard qui danse à Stamford Bridge, Özil qui drifte dans la défense de Watford ou Guardiola qui boxe l'air de Manchester. Given qui se vautre, Ranieri qui se mouille ou Cabaye qui se plante. C'était le troisième volet de Premier League. Entre une mamie relevée par une touffe et un Agüero qui fait sa loi.

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L'équipe de la journée : Arsenal


« Regardez mon visage. Est-ce que c'est le visage de quelqu'un qui a tendance à paniquer ? » Interrogé en conférence de presse vendredi, Arsène Wenger avait annoncé la couleur. Malgré le vent, malgré la panique, malgré la colère, l'Alsacien n'a jamais eu peur. On disait son Arsenal dépassé, amputé de toute créativité et la tendance était plutôt à une fin de cycle, alors que l'entraîneur français s'apprête à fêter prochainement ses vingt ans de règne à Londres. Alors oui : oublier le début de saison des Gunners – une défaite humiliante à domicile contre Liverpool et un nul sans saveur à Leicester – serait trop simple, mais ce qu'il s'est passé à Watford samedi passe pour un virage à 90°. Emmené par un Mesut Özil titulaire pour la première fois de la saison, Arsenal a tout simplement surclassé le 3-5-2 mis en place par Walter Mazzarri (3-1) avec style, simplicité, efficacité et enfin avec du caractère. Avec, aussi, un Alexis Sánchez qui a peut-être enfin lancé sa saison avec un penalty provoqué, une passe décisive pour Özil et un but à son actif alors que des renforts vont prochainement arriver sur Londres (Mustafi, Lucas Pérez). Comme un bras d'honneur. Ou plutôt un nouvel espoir vain ?

Le joueur : Eden Hazard


Il court, partout, et marche sur les cendres d'un côté qu'il a passé plus de 80 minutes à martyriser. Pour la première fois depuis de nombreux mois, il laisse également apparaître un large sourire et une confiance énorme. C'est désormais définitif après quelques semaines à se demander si ce que l'on voyait n'était pas qu'un éclair bref : Eden est bien redevenu Hazard avec ses dribbles courts, son crochet serré et sa vitesse terrible qui a laissé Matthew Lowton la gueule en vrac samedi après-midi. Ce week-end, Chelsea a enchaîné un troisième succès consécutif face à Burnley (3-0) grâce notamment à une performance parfaite de son meneur de jeu belge, buteur pour la sixième fois sur ses huit dernières rencontres de championnat, mais également à une partition tactique subtilement maîtrisée, portée par un Antonio Conte une nouvelle fois en ébullition le long de la ligne de Stamford Bridge. Voilà des images qu'on ne connaissait plus aux abords de la Fulham Road où on a vu Chelsea valider sa première clean sheet à domicile depuis novembre 2015, Victor Moses inscrire son premier but en Premier League pour les Blues depuis novembre 2012 et les hommes de Conte rendre leur plus belle copie depuis le début de la saison. Au point de voir l'Italien afficher sa déception après la rencontre : « C’est vraiment dommage qu’il y ait une trêve internationale maintenant, car je voulais continuer à jouer des matchs. »

Le but de la journée : Shay Given


Il n'y a pas d'âge pour écrire l'histoire. Shay Given, quarante piges et aujourd'hui à Stoke, a toujours vécu de cette façon à l'heure où il gratte chaque année un peu plus de temps de jeu pour repousser sa retraite prochaine. Reste qu'à Goodison Park samedi, le portier des Potters est devenu le joueur le plus vieux à inscrire un but contre son camp en Premier League. Le bon côté de la chose, c'est que Shay a toujours fait les choses avec classe, donc il l'a fait cette fois de la tête et sur un penalty qui a donné la victoire à Everton (1-0). Bon, bon, bon.

La déclaration


« Bien sûr, c'est important pour les buteurs de marquer parce que c'est leur raison de vivre. Je pense que notre première mi-temps a été excellente, mais on aurait dû marquer plus d'une fois. La seconde a également été plutôt bonne, mais après qu'on a manqué un penalty, l'adversaire a gagné en confiance et nous a compliqué la vie. On peut parler d'une rencontre difficile, mais surtout de cette pluie qui a été incroyable : c'était du water-polo. » - Claudio Ranieri, après la première victoire de la saison de Leicester contre Swansea (2-1). La tête enfoncée sous sa capuche, Ranieri a le regard d'un homme qui sait vers où il avance. Jusqu'ici, Leicester n'avait pas forcément rassuré dans le jeu, quelques mois après le premier titre de champion d'Angleterre de son histoire et à quelques jours de débuter sa relation avec la Ligue des champions. Et voilà comment les Foxes se sont réveillés dans leur style habituel : en contre-attaque, sous la pluie battante, au King Power Stadium, avec le retour d'un Vardy en confiance et un Mahrez qui a raté un penalty. Face à un Swansea qui avait plutôt réussi son début de saison, les hommes de Ranieri ont décroché leur premier succès avec les héros de la saison dernière et sans les recrues estivales. Pour Ranieri, ça fait cent victoires en Premier League. Pas mal.

L'analyse définitive : Pep Guardiola a encore du boulot


Son langage corporel raconte tout ce qui se passe dans sa tête. Alors que Manchester City a enchaîné une cinquième victoire en cinq matchs officiels, une troisième en Premier League, contre West Ham (3-1) dimanche à l'Etihad Stadium, Pep Guardiola a une nouvelle fois passé sa rencontre à gesticuler dans tous les sens derrière sa ligne pour continuer à bricoler la mise en place de ses idéaux. Il faut se le dire : ce City est impressionnant offensivement avec une nouvelle fois trois buts inscrits, des transitions rapides, un quintette (Silva, De Bruyne, Agüero, Nolito, Sterling) qui se trouve comme s'il jouait comme ça depuis toujours et du spectacle. Sur ce point, le débat est quasi inexistant, même si Guardiola attend encore plus d'Agüero, dans le travail défensif notamment. C'est justement sur ce point que les Citizens ont encore à bosser avec un nouveau but encaissé de la tête de Michail Antonio et une faculté maladive à toujours reculer après la mi-temps. Cette fois, cela a duré une grosse demi-heure lors du deuxième acte, et les conséquences auraient pu être plus importantes. C'est du détail, une histoire de centimètres dans la construction et il reste une dizaine de jours à Guardiola pour préparer son effectif à son premier gros choc. Ce sera le 10 septembre, à Old Trafford, face à Manchester United.

Le débat autour de la théière : le Fergie Time est-il éternel ?


Mike Phelan connaît pourtant les ficelles pour les avoir vues se préparer pendant une vingtaine d'années. Le coach intérimaire d'Hull City, surprenant leader après deux journées, a tout connu à Manchester United : joueur, adjoint de la réserve, adjoint de l'équipe première, entraîneur des équipes de jeunes. Et il a donc surtout connu le Fergie Time. Voilà comment José Mourinho a rallumé la tradition dans la soirée de samedi sur la pelouse du KC Stadium d'Hull avec une victoire décrochée à la toute dernière minute grâce à Marcus Rashford, parfaitement servi par Rooney. Cette fois encore, United n'a pas pleinement convaincu, mais a gagné et, avec Mourinho, c'est souvent le principal. Que peut-on retenir ? La grosse performance défensive d'Hull, déjà, emmené par un solide Curtis Davies, mais aussi par un état d'esprit irréprochable. Côté MU, on gardera le retour de la stérilité et la bonne action de Fellaini qui a relevé une supportrice écrasée contre la rambarde, histoire de sauver au passage une performance moyenne. L'important est donc pour le moment les trois points.

Vous avez raté Tottenham-Liverpool et vous n'auriez pas dû


Pour voir définitivement que les Reds ont un potentiel offensif phénoménal, notamment autour du trio Mané-Coutinho-Firmino. Pour voir aussi qu'ils possèdent toujours une défense instable où Klopp cherche encore la bonne solution, mais où Matip a probablement tamponné une place de titulaire pour l'avenir. C'était aussi l'occasion de voir que Kane ne s'est toujours pas remis de son Euro raté et que Tottenham ne peut pas se passer d'un Dier dans le cœur du jeu pour construire pendant quatre-vingt-dix minutes. Au final, Tottenham et Liverpool se sont encore quittés sans vainqueur (1-1) samedi à White Hart Lane. Voilà un résultat qui n'arrange personne et qui peut également inquiéter tout le monde par certains aspects.

La stat inutile


42 - James Milner n'a pas perdu lors des 42 derniers matchs de Premier League où il a marqué (34 victoires, 8 nuls). Seul Darius Vassell détient un record plus costaud avec 46 matchs. Le fameux détournement de Milner.

What else ?


Liverpool est la première équipe à jouer ses trois premières rencontres de championnat à l'extérieur depuis Chelsea et Bolton en 1997-98. Backpackers.

Auteur de l'égalisation contre les Reds samedi, Danny Rose a marqué six des huit buts de sa carrière en Premier League à White Hart Lane. Rosa, Rosa, Rosa ♫.

Lors de la réception de Bournemouth (1-1), Yohan Cabaye a raté son deuxième penalty consécutif en Premier League. Steve Mandanda, lui, était (enfin) titulaire. La vie de Palace.

Buteur sur penalty à Southampton (1-1), Jermain Defoe a marqué lors de ses six derniers déplacements en Premier League. Pas assez pour que Big Sam ne le convoque avec l'équipe nationale.

Jay Rodríguez en a profité, lui, pour marquer son premier but depuis mars 2014. Le point Jay.

- Point info : WBA et Middlesbrough ont fait un 0-0 dimanche. Oui, on s'en fiche.

Sam Allardyce a publié dimanche soir sa première liste en tant que sélectionneur national. Seule surprise : Michail Antonio. Et il a avoué avoir tenté de convoquer Steven N'Zonzi. Quoi ? Oui.

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    Par Maxime Brigand
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    Dans cet article

    Jean Michel Assaule Niveau : Ligue 2
    Une Premier League ouverte.

    Bournemouth peut être champion.
    Didierdrogba Niveau : District
    Juste pour le rappel à Darius Vassel cet article vaut le coup (22 sélections quand même).
    Je me rappelle gamin sur le terrain on disait au mec qui débordait "vas y Darius, Darius " pour lui dire d'y aller tout seul. Oui pour le jeu de mots Darius Va Seul...
    zinczinc78 Niveau : CFA
    Message posté par Jean Michel Assaule
    Une Premier League ouverte.

    Bournemouth peut être champion.


    Vivement le derby de Manchester à la prochaine journée, afin de donner le VRAI coup d'envoi de cette PL ! Dommage qu'il faille attendre deux longues semaines pour assister aux retrouvailles entre Pep et José..
    "Face à un Swansea qui avait plutôt réussi son début de SAISON, les hommes de Ranieri ont décroché leur premier succès de la SAISON avec les héros de la SAISON dernière et sans les recrues estivales."

    y'a pu d'saison ma petite dame
    Sinon, c'est pas spécialement une stat de fou de marquer 6 buts sur 8 à domicile, si?
    Top-player Niveau : CFA
    Sinon Fellaini a été très bon face a Hull hein.

    D'ailleurs les Tigres m'impressionnent en cce début de saison moi qui les voyait comme des relégués en puissance semblent avoir les armes pour se maintenir
    One Night Stand Niveau : DHR
    Pour Tottenham c'est l'hallu sans Dembélé au milieu au niveau des stats de Kane : sur 24 matches avec Dembélé, Kane marque 22 buts, sur 12 matches sans Dembélé, Kane en a mis 1...

    Mousa <3

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