1. //
  2. // Dessin animé
  3. // L'École des champions

L'École des champions livre ses vérités

Dans l'ombre de la série phare du genre, Olive & Tom, L'École des champions a tenté de se faire une place dans le cœur des amateurs de football et d'animation. Si le bilan fut mitigé, la série ne vous a certainement pas dévoilé tous ses secrets. Thibaut Chatel, le réalisateur français, lève le voile sur certains mystères de L'École des champions.

Modififié
3k 28
De L'École des champions, c'est peut-être le générique qui reste le plus dans la tête. Certes, pour beaucoup, la série ne valait pas Olive & Tom, diffusée quelques mois plus tôt par le Club Dorothée de TF1. Pourtant, quand le 25 novembre 1992, le premier épisode des aventures de Benjamin Lefranc a été diffusé à la télévision française, nombreux sont les enfants qui sont restés scotchés devant leur poste. Si le synopsis est simple – un jeune joueur français qui part à Gênes, en Italie, pour devenir un champion de football – la réalisation, elle, a été plus que compliquée. D'abord présentée comme une série d'animation française du studio Animage, filiale du groupe AB Productions, L'École des champions a rapidement été reconnue comme une co-production entre le studio français et le studio japonais Nippon Animation. Une petite polémique élucidée depuis, mais dont les fans ne savent peut-être pas encore tout. Parce que L'École des champions ne vous a pas encore tout appris.

Le premier épisode
Youtube

Benjamin Lefranc ou Hikaru Yoshikawa ?


Souvent pointé du doigt pour ses similitudes avec Olive & Tom, L'École des champions ne s'en est en fait jamais vraiment caché. Thibaut Chatel, le réalisateur français, se souvient de la commande passée par les studios. « Quand je suis arrivé chez le studio Animage, qui était une filiale du groupe AB Productions, ils avaient en projet de faire une nouvelle série autour du football. La série phare, c'était bien sur Olive & Tom. Donc évidemment, l'idée, c'était de refaire une série dans cet esprit-là » , explique-t-il. Une fois les storyboards établis par les auteurs, les deux réalisateurs, Thibaut Chatel et Ryô Yasumura, ont dû apprendre à collaborer et à maîtriser l'art du compromis. Entre AB et Nippon Animation, l'idée, c'était d'avoir un héros japonais pour les Japonais, et français pour les Français. « Les auteurs avaient placé l'action en Italie, un terrain neutre. Donc dans la série japonaise, le héros était un petit Japonais qui partait s'entraîner en Italie, et dans la série française, le héros était un petit Français qui partait s'entraîner en Italie  » , se remémore-t-il. Benjamin Lefranc chez nous, Hikaru Yoshikawa au Japon, les noms changent, mais le scénario reste le même.

Seulement, après visionnage des deux versions de la série, on constate tout de même que de nombreux petits détails varient. « Les Japonais voulaient par exemple que les personnages mangent avec des baguettes, donc nous, ça ne nous allait pas ! Le môme, qui s'appelait Benjamin chez nous, était orphelin. Dans la série japonaise, on explique comment les parents meurent. Ils sont dans un 747 et il explose en plein ciel. Nous, on bossait pour TF1, c'était évidemment le genre de plan impossible à montrer ! » , confie Thibaut Chatel. Alors, pour éviter de perdre trop de temps, une décision est prise : le réalisateur français rentrera en France travailler sa post-production et le réalisateur japonais fera de même de son côté. « On a chacun travaillé sur nos musiques, nos montages et nos bandes sonores. On peut quasiment dire qu'il y a eu deux versions en fait » , raconte le réalisateur français. « C'est ce qu'on appelle une co-réalisation » , conclut-il avant de revenir sur un détail plutôt important.

CSA, épisode 52 et Bernard Tapie


Si cette série est le fruit du travail des Français et des Japonais, il serait logique que les noms de toutes ces personnes apparaissent dans les crédits. Pourtant, après visionnage, les noms japonais ont tout simplement disparus des génériques. Pourquoi ? « À l'époque, c'était dans les accords de co-production : le réalisateur japonais n'était pas mentionné dans les crédits français et le réalisateur français ne l'était pas non plus dans les crédits japonais. Aujourd'hui, on ne pourrait plus le faire comme ça, ça gueulerait trop » , explique monsieur Chatel. En fait, il s'agit ni plus ni moins d'une manipulation pour contourner les quotas imposés par le CSA. En faisant passer la série pour une production française, elle entrait alors dans les 60% d'œuvres françaises que devaient obligatoirement diffuser les chaînes. « Seulement, vis à vis du CNC et du CSA, ça n'aurait pas été très bon qu'il y ait un réalisateur japonais à l'écran. Moi quand je suis arrivé, le deal était accepté » , confirme le réalisateur français.

Mais le vrai mystère de cette série concerne en réalité les trois derniers épisodes. À la fin du 49e épisode, Benjamin et son équipe remportent la victoire finale. Une victoire finalement annulée dans l'épisode suivant, pour cause de corruption. Un twist dans le scénario qui n'existe pas dans la version japonaise. « Le studio Nippon Animation, en cours de route, a très mal géré l'argent de la production. À un moment, vers l'épisode 40, ils nous envoient un fax la gueule enfarinée en nous disant qu'en fait, la série ne fera pas 52 épisodes, mais seulement 49. Le problème de notre côté, c'est qu'on avait signé 52 épisodes avec TF1. Moi, on m'a dit : "Bon coco, tu te démerdes comme tu veux, mais tu nous livres 52 épisodes." On a donc fait des épisodes de réutilisation. On est allés chercher à droite et à gauche des images pour réinventer trois épisodes qu'on a entièrement re-synchronisés. On a gardé l'image, mais on a refait intégralement le son. C'est du bricolage complet » , avoue Thibaut Chatel.

Quant au scénario de ces trois épisodes supplémentaires entièrement bricolés à partir d'anciennes images déjà existantes, Thibaut Chatel admet : « Quand on m'a dit de faire ça, j'ai eu un peu envie de chialer, quoi. Mon copain Jean-Louis, ingénieur du son, qui montait le son de toute la série, et moi, on a donc trouvé cette idée de coller le scénario sur le scandale VA-OM » , explique-t-il en rigolant. Heureusement pour Benjamin, tout est bien qui finit bien. Pour Thibaut Chatel, qui n'est pas près d'oublier cette co-réalisation, l'aventure football a continué avec une autre série animée diffusée quelques années plus tard : Kung Foot.

Les trois épisodes « bricolés »
Youtube

Youtube

Youtube


Par Gabriel Cnudde
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Ronald Ignoble Niveau : CFA
Derrière Olive et Tom, il y a aussi eu "But pour Rudy" qui notamment grâce à son générique français se plaçait un peu au-dessus de l'École des Champions ;)
https://www.youtube.com/watch?v=lOWZEpKpmYg
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Tout comme le dessin animé Capitain Tsubasa connu également sous le nom de Olive & Tom pour la version Française,confectionner un dessin animé avec pour thématique centrale le Football,le rendu final est forcément voué à l'échec sur le plan visuel (je ne parle pas de l'audience en tant que telle).

Comment voulez-vous représenter des bonhommes dans un match de football sur un terrain de 100 mètres de long sur 45 de large ? Comment l'action peut avoir une once de réalisme au vu de la nature de ce sport, d'autant plus qu'il faut ajouter à cela les dialogues des protagonistes ?

Je trouve que Olive & Tom était encore plus insupportable que l'École Des Champions car ils poussaient la mascarade jusque à proposer des concepts de tirs de l'aigle,de prendre appui sur les poteaux et barres adverses pour réaliser des bicyclettes acrobatiques, de repenser juste avant d'armer sa frappe à mémé qui servait le lait au chocolat pour le petit déjeuner et des conseils avisés qu'elle lui donnait pour qu'il devienne un "grand champion"...seul le concept du gardien qui rentre avec la balle dans sa cage tellement la frappe est virile me provoquait des rires gras.Pour le reste, j'avais plutôt envie de pleurer.

L'école Des Champions était un poil plus sobre, il y avait un peu plus de variété au niveau de l'éventail des protagonistes et des seconds rôles..même si ca ne cassait pas des briques.Et puis j'ai toujours adoré les noms à consonance italienne, la langue italienne tout court même.

Tout a pour dire que faire un dessin animé sur le volley-ball tel que Jeanne & Serge, c'est bien plus pertinent car les dimensions du terrain sont plus propice à ce support de diffusion qu'est le dessin animé.
Red Devil Niveau : CFA2
Qu'est-ce que j'avais adoré cette série! C'est de là que me vient mon amour pour les équipes en vert :P j'ai grandi avec Olive et Tom (ou plutôt Captain Majid pour la marocaine que j'étais lol), mais l'école des champions a su gagner mon c?ur! Je connais encore le générique par c?ur, c'est grave docteur? ;)
Red Devil Niveau : CFA2
Qu'est-ce que j'avais adoré cette série! C'est de là que me vient mon amour pour les équipes en vert :P j'ai grandi avec Olive et Tom (ou plutôt Captain Majid pour la marocaine que j'étais lol), mais l'école des champions a su gagner mon c?ur! Je connais encore le générique par c?ur, c'est grave docteur? ;)
Note : 1
Très intéressant comme petite histoire.. seulement je n'ai jamais pu tenir jusqu'à la fin. Je n'en pouvais plus de celle qui dansait (ou faisait du piano ça date quand mm...)
ErminigMode2k11 Niveau : DHR
il se la tape la ballerine sœur du blondinet au final ?
number-14 Niveau : CFA
Note : 1
le tire de l'aiiiiiigllllleeee !!!!!
Note : 1
Le heros etait un peu mou du genou, Cesare etait le boss, le francais -un black- un branleur, le gardien un gros un peu bourru, le bresilien j m en souviens plus, et le heros se tape la blonde avant la fin (spoiler). J sais pas si y a une version X.

Et les plans toujours identiques avec les memes mouvements de supporteurs, en fait c est le monde reve de Thiriez. C est maintenant qe je comprends.
(tiens en fait y a deux blondes, bien vu jsaispluki. Ben j m en souviens plus du tout on dirait. En fait c est tout naze mais j avais bien kiffe)
Je préfère Jeanne et Serge.
Tchézaré pour moi
BaB_KiLLeR2 Niveau : DHR
[citer id="1730925" auteur="Cheric Zghemmfour"]Tout comme le dessin animé Capitain Tsubasa connu également sous le nom de Olive & Tom pour la version Française,confectionner un dessin animé avec pour thématique centrale le Football,le rendu final est forcément voué à l'échec sur le plan visuel (je ne parle pas de l'audience en tant que telle).

Je ne suis pas forcément d'accord avec toi.

[citer id="1730925" auteur="Cheric Zghemmfour"]
Comment voulez-vous représenter des bonhommes dans un match de football sur un terrain de 100 mètres de long sur 45 de large ? Comment l'action peut avoir une once de réalisme au vu de la nature de ce sport, d'autant plus qu'il faut ajouter à cela les dialogues des protagonistes ?


Je trouve que Olive & Tom était encore plus insupportable que l'École Des Champions car ils poussaient la mascarade jusque à proposer des concepts de tirs de l'aigle,de prendre appui sur les poteaux et barres adverses pour réaliser des bicyclettes acrobatiques, de repenser juste avant d'armer sa frappe à mémé qui servait le lait au chocolat pour le petit déjeuner et des conseils avisés qu'elle lui donnait pour qu'il devienne un "grand champion"...seul le concept du gardien qui rentre avec la balle dans sa cage tellement la frappe est virile me provoquait des rires gras.Pour le reste, j'avais plutôt envie de pleurer.

L'école Des Champions était un poil plus sobre, il y avait un peu plus de variété au niveau de l'éventail des protagonistes et des seconds rôles..même si ca ne cassait pas des briques.Et puis j'ai toujours adoré les noms à consonance italienne, la langue italienne tout court même.

Tout a pour dire que faire un dessin animé sur le volley-ball tel que Jeanne & Serge, c'est bien plus pertinent car les dimensions du terrain sont plus propice à ce support de diffusion qu'est le dessin animé.

[/citer]


Dans tout les cas, la problèmatique est la même : Cacher la misère et la pauvreté de l'animation (Budget limité) avec des dialogues sans fin... Dans un sport qui demande du rythme, c'était clairement pas chose aisée... La plupart des dessins animés japonais en fait... Que l'on parle d'un Saint Seiya, Dragon Ball Z, Jeanne et Serge n'y coupe pas... Slam dunk si on va chercher du côté du basket souffre des même carences... Bref, le sport en général est difficile a retranscrire avec une certaine forme de réalisme.
BaB_KiLLeR2 Niveau : DHR
Saloperie de fonction edit....

Sinon, je comprends enfin pourquoi une serie que j'avais bien aimé se termine d'une manière aussi pourri. Les animations sont clairement repompé et même a 14 ans j'avais pipé l'arnaque...
Ceci dit la musique du générique était vraiment bien. Je la connais encore par coeur
Chéric Gzémour, t'as bien conscience qu'a l'époque nous on était juste des petits gamins de 10 ans, qu'on se rendait compte de rien et qu'on kiffait les tirs de l'aigle, les traversées du terrain qui duraient deux semaine et les catapultes infernales des frères derrick...

On est bien d'accord que Roberto Sedinho qui se tape la mère d'Olivier, les problèmes d'alcoolisme chroniques du coach de Marc et le fait que Julian Ross était le mec le seul mec du monde plus fort qu'Olivier, tout ça on l'a compris dix ans plus tard, quand nous on en avait 20 et qu'on s'est retapé la série comme des gosses sur Midi Les Zouzous ?

Et on est bien d'accord qu'on s'est tous laissés aller à arriver 20 minutes plus tot pour pas rater Princesse Sarah, meme si on en a jamais pipé mot aux potes...

T'as grandi trop vite vieux, on t'as volé ton enfance... ;)
A quand un article sur foot 2 rue ?
Message posté par Cheric Zghemmfour

Je trouve que Olive & Tom était encore plus insupportable que l'École Des Champions car ils poussaient la mascarade jusque à proposer des concepts de tirs de l'aigle



Il se trouve que le tir de l'aigle vient de l'Ecole des Champions, justement.
Au temps pour toi.
DocteurHappy Niveau : CFA
Putain mutant 14 t'as tout dis ,pour une fois que je suis d'accord avec toi .

Sinon le problème de cette série c'était cette histoire d'amour en carton et un hero anticharismatique .
Mais je trouvais la musique excellente .
DocteurHappy Niveau : CFA
Message posté par Samvnr


Il se trouve que le tir de l'aigle vient de l'Ecole des Champions, justement.
Au temps pour toi.


Le tir de 'aigle existe dans O&T mais ce n'est pas le hero qui l'utilise je crois que c'était Philip Canahan dans la version française ( dans la version super Nintendo du jeu c'était son tir spéciale ) .
Estebanana Niveau : CFA
Les hipsters qui clament que Julian est le meilleur joueur du manga... je me demande ce qu'aurait fait la Mambo contre Ralph Peterson ou contre Clifford Younm. Julian est le joueur le plus surcoté de l'histoire, à la rigueur parlez-moi de Philipp ou Danny Mellow mais il faut arrêter avec Julian.


- Price -
Younm - Denver - Peterson
Diamond - Mellow - Callahan - Carter
- Atton -
Landers - Becker

Warner, Diamond, Everett, Winters, Derrick, Derrick, Ross, Harper.

La dream team (si on s'arrête avant l'arrivée de Akai et Shingo)
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
3k 28