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L'aventure selon Wagner

Arrivé en novembre 2015 sur le banc d'Huddersfield Town, David Wagner touche aujourd'hui les fruits d'une révolution profonde et s'apprête à disputer un replay de FA Cup contre Manchester City, le tout alors que les Terriers sont sur le podium de Championship. Récit d'une aventure, entre la Suède et la fac.

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Il fait froid sur Huddersfield. Une soirée de décembre, une nuit au John Smith’s Stadium. Passer le lendemain de Noël au stade est une tradition, mais cette fois-ci, l’important est ailleurs. La réception de Nottingham Forest est une étape dans le marathon qu’est le Championship, mais surtout un tournant dans l’aventure des Terriers. Oui, la victoire passera au second plan. Ce que l’on retiendra, c’est le poing serré par David Wagner, dos à sa ligne, face à cette foule qui n’a que rarement été aussi nombreuse. Pour la première fois de son histoire, le Huddersfield Town F.C. a dépassé les 15 000 abonnés cette saison et ce record a, en partie, été construit grâce à ce Germano-Américain de quarante-cinq piges, de taille moyenne, dont la dégaine est plus proche de celle d’un informaticien que celle d’un entraîneur d’équipe pro. Wagner n’est pourtant là que depuis novembre 2015 et a bouclé la saison dernière à la dix-neuvième place de Championship avec notamment deux branlées pour finir sa première campagne au plus haut niveau : une défaite à Bristol (0-4) et une humiliation à domicile contre Brentford (1-5). Pourtant, ce soir de décembre 2016, si le John Smith’s Stadium souffle, c’est parce que son guide a repoussé quelques jours plus tôt des offres posées sur son bureau par des gros bras de Bundesliga (Wolfsburg, notamment).


Quel est donc son secret ? David Wagner n’a jamais fait de promesses. S’il est arrivé pour prendre la suite de Chris Powell quelques mois plus tôt, c’est pour proposer autre chose, alors, comme toute révolution, il faut du temps. Le premier jour, l’homme avait annoncé « vouloir importer en Angleterre [son] influence allemande. Tout le monde ici sait d’où l’on vient, ce que l’on a proposé avant et ce que l’on veut apporter. C’est exactement ce que l’on veut mettre en place ici, à Huddersfield. » Quinze mois plus tard, voilà le discours : « Le style exact de notre football est assimilable à un terrier. Nous ne sommes pas les chiens les plus gros, nous sommes petits, mais nous sommes agressifs, nous n’avons peur de rien, et on aime se battre avec les plus gros chiens. On est rapides, mobiles et endurants. On ne lâche jamais rien. (...) Je ne donne aucun objectif, car certaines fois, l’objectif pose des limites et je ne veux pas en avoir. Mais je ne suis pas un rêveur, simplement un travailleur. » Et Huddersfield Town est aujourd’hui troisième de Championship et a un replay de FA Cup à jouer à l’Etihad Stadium de Manchester. Costaud.

La fac, le mariage et le nutritionniste


Comprendre David Wagner est complexe. Son histoire est celle d’un homme patient, qui a accepté de travailler et comprendre avant de se lancer. Son nom a d’abord longtemps été placé dans l’ombre de celui de Jürgen Klopp, l’un de ses meilleurs amis, ancien coéquipier et au mariage de qui Wagner avait eu l’honneur de faire un discours complètement bourré. Le second était alors entraîneur de l’équipe réserve du Borussia Dortmund lorsque le premier portait l’équipe première. Puis, il y a eu Liverpool, et David Wagner a refusé d’y suivre Klopp. Le temps de l’apprentissage était terminé. Tout simplement car l’ancien international américain (8 sélections) avait déjà trop passé de temps dans les schémas et la recherche avec notamment cinq ans à s’installer sagement sur les bancs de la faculté de Darmstadt pour obtenir un diplôme en biologie et sciences du sport. « Peut-être que j’avais perdu ma faim pour le foot, donc j’avais décidé d’étudier pour davantage comprendre le côté scientifique de la chose. Cela a probablement été les cinq années les plus difficiles de ma vie, mais je l’ai fait. Et, après deux ans, ma faim était revenue. » La méthode du personnage n’était alors qu’au stade d’embryon. Aujourd’hui, elle commence à faire ses preuves : deux entraînements par jour – dont un calqué sur l’horaire du match du week-end –, le recrutement d’un nutritionniste, l’apport continuel d’un analyste de la performance ou l'obligation pour les joueurs d'habiter à moins de quinze minutes du centre d'entraînement. Oui, en quelques mois, David Wagner a déjà bousculé les mentalités en Angleterre. Par le haut.

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Men vs Wild


Comment expliquer alors qu’une équipe passée si près de la relégation en League One l’an passé se bat aujourd’hui pour toucher la Premier League ? Il y a eu le recrutement conséquent – 13 joueurs l’été dernier – et surtout une préparation gérée de A à Z. Et la grosse part du secret se trouve dans cette pré-saison. Car en juillet dernier, alors que l’Europe du foot a les yeux tournés vers le championnat d’Europe disputé en France, David Wagner emmène l’ensemble de son groupe en Suède, à Ed. Le programme est le suivant : quatre jours, trois nuits, aucun ballon, aucun accès à l’électricité, aucun lit, aucun téléphone et aucune connexion internet. Wagner est clair : « Si vous avez faim, vous prenez votre canne à pêche et vous allez chercher du poisson. Si vous avez soif, vous allez au lac et vous y plongez une bouteille. Si vous avez froid, faites un feu. » Les joueurs d’Huddersfield Town sont alors accompagnés par trois guides et doivent se débrouiller, tout en alternant les groupes pour que l’effectif apprenne à lutter ensemble et à se connaître. « Tout a changé lors de ces trois jours, expliquait David Wagner il y a quelques mois au Guardian. Il n’y a que du positif à en tirer. J’étais partie d’un constat : avec toutes les recrues, comment construire un groupe uni très rapidement ? » Avec une surprise : aucune résistance, même des plus expérimentés du groupe comme Dean Whitehead ou Mark Hudson. Et un constat : Huddersfield Town est probablement le projet le plus excitant du moment en Championship, comme l’était Bournemouth hier ou Brighton encore aujourd'hui par certains aspects. Avant d'exploser en Premier League ? C'est l'avantage de n'avoir aucune limite.



Par Maxime Brigand
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