1. // Europa League – Benfica/OM

L'aventure commence...

Le Benfica de Lisbonne, c'est pas les Framboises du FC Copenhague. Le Benfica, c'est pas les cloches du FC Zürich. Le Benfica, c'est pas les Tour-Eiffel-en-plastique-sur-la-télé du PSG... Du sérieux, quoi. Et une bien belle affiche !

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La main de Vata ? C'était au XXème Siècle. On échangeait des francs contre des escudos. Jeanne Mas était déjà has been. Pierre Bellemare perdait du terrain sur Drucker. Bon, OK : Didier Deschamps était témoin oculaire de la balle smashée par Vata, mais la police n'avait pas pris sa déposition. Fin de la main de Vata. Luisao, d'abord. C'est le capitaine du Benfica, une montagne au sommet dégarni qui culmine à 1m92. Il joue en Seleçao, donc c'est pas une pipe. Milieu en losange pour les Aigles, avec Aimar en pointe derrière les deux attaquants. Tout le monde aime Pablito, frappé de la malédiction du 10 en Albiceleste, mais toujours génial balle au pied et considéré d'ailleurs comme le meilleur joueur du championnat portugais. Petit problème : il est un peu blessé, un peu incertain mais il jouera. Sur les côtés, Ramires (incertain) à droite, et Di Maria à gauche, donnent de la vitesse dans les couloirs. En attaque, le Paraguayen Cardozo, un pur attaquant axial, et Saviola. Saviola... Le petit lapin qui sourit en montrant ses petites dents blanches et qui te plante des grands poignards dans le dos (6 buts en 7 matchs en Europa League). Aimar-Saviola, deux Argentins passés d'une rive à l'autre, du tango au fado, de la gloire prometteuse à la gloire dévaluée. Mais glorieux quand même. Pablo ! Javier ! Vous deux qui auriez pu...Arrrrgh...

Le Benfica est actuel leader du championnat, avec 3 points d'avance sur Braga et 11 sur Porto. Meilleure attaque au pays avec 59 pions en 22 matchs et 18 units en 8 matchs en C3, voilà qui jette, offensivement parlant. Tout cet esprit conquérant, la “renaissance” des Aigles après le long règne de Porto, ont pour auteur Jorge Jesus, arrivé au club en 2009. Cet entraîneur a le charisme christique de Jesus et de ses 11 apôtres (on le répète : il n'y avait pas 12 apôtres, mais 11 ! Judas, jamais titulaire, avait été transféré à la Lazio de Bethléem). Jorge Jesus est un tout bon mais avec des voies parfois aussi impénétrables que celles du Seigneur. Il utilise Quim dans les cages en championnat et Julio Cesar en Europaligue. Un autre Julio Cesar (comme celui de l'Inter). Bon, après tout, Jésus multipliait les pains... Bref, la Coupe d'Europe, la vraie, commence pour l'OM. Un vrai adversaire, qui joue dans son stade mythique, La Luz. Pas la lose, mais “La Lumière” (oui, on sait que vous savez ! C'est juste pour les ignorants qui disent “les Portugalais”, au lieu des “Portugais”). Alors que la Lumière soit pour l'OM, parce que là, ça va pas être fastoche...


L'OM, justement. Ça va pas trop mal, à part l'épine lorientaise plantée dimanche soir au Boulodrome (1-1, mazette). La Dèche a toujours la dalle en Coupe d'Europe, on l'a déjà dit. La perf de Lyon contre le Real ne l'a certainement pas laissé insensible. Alors, de toutes façons, il alignera sa meilleure équipe ce soir. Retour au “classique”, devant, avec Brandao. Un peu normal, vu qu'en face y a Luisao et ses 192 centimètres de muscles. Niang à gauche, Valbuena (plus sûr que Ben Arfa ?), à droite. Cheyrou, Cissé, Lucho au middle. Lucho revient un peu au pays : ex-Porto, il a dû rencarder les Olympiques sur les Benfiquistes. Taïwo profite du retour au stand de Gaby Heinze, blessé contre la Germanie. Bonnart, dont le contrat expire à la fin de la saison et toujours pas renouvelé (une bonne chose ?), ramonera à droite. Reste le chantier doménéquien : l'axe central du milieu de la défense. La paire Mbia-Diawara, toujours testée mais pas encore brevetée... Mbia n'aime pas trop jouer en charnière. Mais bon : c'est lui ou Hilton, que la Dèche apprécie moyen. Dans les cages, Steve l'Amande, as usual. Sois bon, mon gars : tu risques d'avoir du taf, ce soir. Un vrai match pour toi...

Voilà, ce soir l'aventure européenne débute pour de vrai. OK, c'est la huitième fois qu'on le répète. En fait, c'est pour dire que le Benfica ne laissera sans doute pas passer toutes les occases franches que Copenhague a ratées au match aller. Subir une heure et planter à la fin, why not ? Mais là, ça risque de pas le faire. Or, ces dernières années, en C3, l'OM a trop souvent hypothéqué ses chances à ce niveau de la compète à cause de matchs allers pas entièrement aboutis (surtout à domicile, en fait). Deschamps ne l'ignore sûrement pas... Petit détail : Porto s'est fait tailler 5-0 à Arsenal, ça motive forcément les Rouges Lisboètes, rivaux confraternels des Dragons. Sinon, toujours la même chose : pour l'OM, une dynamique européenne bien menée est un “plus” plutôt qu'un “moins” pour la suite de son championnat. Parce que l'Europe est inscrite dans l'ADN marseillais. Comme Lyon, depuis hier soir...

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