Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 4 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 33e journée
  3. // Atlético Madrid/Real Madrid

L'autoflagellation selon l'Atlético

Pourtant troisième armoire à trophées d'Espagne, l'Atlético de Madrid souffre d'un important syndrome d'infériorité face à son voisin du Real. À tel point que le club colchonero s'est fait une spécialité de l'auto-dérision.

Modififié
« Le Real part toujours avec neuf points d'avance sur le Barça : les trois points que l'on prendra face au Barça à la maison, plus les six que prendra le Real sur nos deux confrontations. » Enrique Cerezo est un rigolo. Et un fataliste. Lorsque le président de l'Atlético de Madrid lâche cette boutade en 2010, il ne fait que participer à la résignation - limite soumission - du peuple colchonero. Face à son omnipotent voisin blanc, le club du sud de Madrid a toujours cultivé un fort sentiment d'infériorité. Sportivement, ses deux Europa League et neuf titres de champion ne font pas le poids face aux neuf Ligues des champions et 32 couronnes nationales du Real Madrid. Histoire de se démarquer, l'Atlético de Madrid a donc décidé de rire de lui-même. Car, comme le résume Michael Robinson, commentateur vedette de Canal Plus Espagne, « les fans de l'Atlético revendiquent la défaite. Le fait de ne jamais gagner prouve qu'ils sont de meilleurs supporters. C'est presque du masochisme, comme s'ils aimaient s'autoflageller dans une procession religieuse.  » Du côté de Vicente Calderón, pas de martinet ni de cravache, mais une communication bien huilée. Et drôle.

« L'Atlético, c'est comme une passion romantique, c'est Humphrey Bogart, c'est Cary Grant »

La rivalité madrilène remonte aux balbutiements du football espagnol. Créés à un an d'intervalle (1902 pour le Real, 1903 pour l'Atlético), les deux entités de la capitale sont illico placées à des niveaux différents. Ainsi, le Real Madrid s'offre son « gros » derby de Madrid face au voisin de Moncloa. L'Atlético – alors Athletic – de Madrid est, lui, directement relégué au second rang. Un rang qu'il ne quittera jamais vraiment. Alors que le Real collectionne les titres et le prestige local, l'Atlético est catalogué comme un club ouvrier, toujours à la peine, à contre courant du voisin merengue. Paradoxalement, c'est ce sentiment d'infériorité qui conduira le peuple « colchonero » à se forger son identité. Dans les défaites, un mythe de poissard se construit. Car même lorsque victoire il y a – quatre titres entre 1940 et 1951 – le Real Madrid répond par sa palanquée de trophées européens dans les fifties. « L'Atlético, c'est comme une passion romantique, c'est Humphrey Bogart, c'est Cary Grant : l'histoire d'amour est impossible » , définit Juanma Trueba, journaliste chez As.

Cette poisse prend tout son sens à l'aube du nouveau millénaire. Après avoir perdu la C1 1974 face au Bayern – suite à une frappe anodine de 40 mètres lors d'une finale à rejouer… – le club frise le ridicule lors de la saison 1999-2000. Avec un effectif mêlant Valerón, Solari, Hasselbaink ou encore Baraja, l'Atlético trouve le moyen de descendre : le summum de la lose. « Il y a vraiment un avant et un après 2000. Le complexe d'infériorité était vraiment à son paroxysme : entre les polémique de l'ère Gil et la descente, se dire de l'Atlético était très "courageux" à Madrid » , analyse Dani Hidalgo, spécialiste des Colchoneros pour As. Conscient du ridicule, le service communication rojiblanco lâche alors une campagne de réabonnement courageuse. Au fond de la voiture, un fils demande à son père : « Papa, pourquoi sommes-nous de l'Atléti ? » Après un silence pesant, une phrase sur fond noir apparaît : « Ce n'est pas facile de l'expliquer. Mais c'est quelque chose de très, très grand. » Ils seront plus de 40 000 à répondre à l'appel. Du second degré, de l'humour… C'est peut-être ça être colchonero.

Simeone peut tout changer


« Par la suite, le club a continué avec des clips comme ça, poursuit Dani Hidalgo. Par exemple, tu peux voir une famille équatorienne qui dit qu'elle est bien traitée, heureuse, qu'elle mange bien… Au final, elle vit dans une armoire et supporte l'Atlético » Remonté en Liga, vainqueur à deux reprises de l'Europa League, l'Atlético de Madrid ne fait désormais plus rire que ses propres supporters. Et ceux du Real Madrid. Depuis leur come-back en Liga, les Colchoneros ne se sont jamais imposés face aux Merengues. Pis, ils surfent sur une triste série de 24 matchs sans victoire… « Mais tout cela peut changer rapidement, prévient Dani. Depuis que Diego Simeone est arrivé sur le banc de touche de l'Atlético, la mentalité a changé. Les supporters croient en leur chance, ils se prennent plus au sérieux. » Avec ce derby de Liga, mais surtout la finale de la Copa del Rey en prévision, Vicente Calderón bout. « Si l'Atlético gagne la coupe dans le stade du Real Madrid, et se qualifie pour la Ligue des champions, le rapport de force ne va pas changer, mais sera beaucoup moins grand entre les deux clubs » , conclut le journaliste de As. Pour les 110 ans du club, l'Atlético a fait dans le sobre avec son spot : « L'Atlético te rend plus fort. » La fin du masochisme ?

Vidéo


Par Robin Delorme, à Madrid
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



il y a 54 minutes Ce streaker australien va vous épater 5
Partenaires
MAILLOTS FOOT VINTAGE Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Tsugi Podcast Football Recall
il y a 7 heures La réaction de Jimmy Durmaz aux attaques racistes 30 Podcast Football Recall Épisode 34 : La Russie accusée de dopage, l'Angleterre déroule et la révolution chez les Bleus Podcast Football Recall Épisode 33: Le feu d'artifice belge, les Bleus s'ennuient et les scandales anglais