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L'Atletico vers un doublé historique ?

L'Atletico rêve d'un doublé historique. Séville veut sauver sa saison. Colchoneros et Rojiblancos s'affrontent en finale de la Coupe du Roi pour l'épilogue de la saison espagnole. Focus sur les forces et faiblesses des deux aspirants au trône.

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- L'état de formeAtletico Madrid
L'Atletico a salopé sa Liga mais peut se targuer d'avoir déjà réussi sa saison en remportant l'Europa League. Quique Sanchez Flores, l'entraîneur colchonero, a laissé au repos tous ses titulaires lors du dernier match de Liga contre Getafe. Les Madrilènes seront donc beaucoup plus frais physiquement que leurs adversaires. Reste à savoir si les joueurs auront éliminé toutes les toxines dues à la célébration du titre européen. Pas si sûr...FC Séville
Les Andalous ont dû se bagarrer jusqu'à la dernière seconde de la Liga pour arracher la quatrième place qualificative pour la Ligue des Champions. En clair, la bataille de chiens de la casse livrée face à Almeria aura laissé beaucoup de traces. Negredo, malgré son carton rouge idiot face à son ancien club, sera bien là. El “Potro” sera le titulaire de l'attaque rojiblanca au côté de Kanouté. Luis Fabiano, blessé, ne jouera pas la finale, mais a demandé à ses coéquipiers de faire le maximum en hommage à Antonio Puerta, décédé il y a bientôt deux ans. Verdict : Avantage Atletico - Les présidents Enrique Cerezo (Atletico Madrid)
Le producteur de navets est tout jouasse. Son Atletico s'est enfin retiré l'étiquette de loser grâce à l'Europa League. Du coup, le sosie de Patrice Carmouze en veut plus : « L'Atletico est déjà le club espagnol de l'année, mais la Coupe du Roi peut être la cerise dur le gâteau » . Pour motiver ses troupes, Cerezo a sorti une carotte, en promettant un 4x4 Kia à tous les joueurs en cas de victoire. José Maria Del Nido (FC Séville)
Rassuré par la qualification en Champion's League et la manne financière qui va avec, José Maria Del Nido a repris du poil de la bête depuis quelques jours. Al Capone, comme il est surnommé depuis qu'il s'affuble de son chapeau noir, a même ouvert le feu sur ses adversaires : « Malgré sa coupe d'Europe, Séville est meilleur et beaucoup plus puissant que l'Atletico. Nous le prouverons sur le terrain » . Prends ça dans les dents Cerezo.Verdict : Avantage Del Nido, par K.O - Les entraîneurs Quique Sanchez Flores
Remarqué à Getafe, Quique Flores avait ensuite rejoint le FC Valence avant de se faire remplacer par Koeman sur le banc Che. Cette année-là, l'ex coton-tige de la dream team avait remporté la Coupe d'Espagne en battant Getafe. Quique l'a encore en travers de la gorge et veut absolument frapper un deuxième grand coup avec les Colchoneros. Depuis son arrivée sur le banc de touche madrilène, l'ex-Merengue a réalisé un travail couillu en donnant des places de titulaires aux jeunes du club, comme De Gea et Dominguez. Bref, le succès des Rojiblancos est avant tout le sien. En cas de victoire, il pourrait également devenir le deuxième entraîneur de l'histoire du club à réaliser un doublé dans la même saison (Antic, en 96, avait réalisé Coupe-Liga). Antonio Alvarez
Après l'échec de Manolo Jimenez, Séville a quand même persisté à faire confiance aux hommes de la maison. Alvarez, ancien coach de la Cantera rojiblanca, n'a pas vraiment confirmé les attentes placées en lui, malgré la qualification pour la Champion's. A la tête du club depuis à peine deux mois, Alvarez à l'occasion de devenir l'un des rares entraîneurs du football espagnol à remporter une Coupe du Roi, en gagnant un seul match : la finale. Sans expérience et sans talent, Alvarez a pourtant le cul bordé de nouilles. En atteste son coup de poker lors du match contre Almeria lorsqu'il avait bizarrement fait entrer l'inexpérimenté Rodri à la fin du match. Le jeune attaquant avait alors été le héros de la soirée en marquant un but à la 94ème minute synonyme de tour préliminaire de C1. Une défaite contre l'Atletico renverrait Alvarez dans l'anonymat. Une victoire, en revanche, mettrait quelque part les dirigeants du FC Séville dans une situation inconfortable... Il faudrait alors renouveler son contrat et faire une croix sur l'arrivée d'un “bon” entraîneur.Verdict : Avantage Quique Flores - Les gardiens Andrès Palop
Cette année, Palop peut se vanter d'avoir éliminé à lui tout seul les Blaugranas de la Coupe Du roi. Problème, c'est bien la seule bonne performance à mettre à son actif cette saison. A bientôt 40 ans, l'ancien portier de Valence semble avoir perdu son modjo. La preuve, ce fan d'Arconada,$ ne sera pas du voyage en Afrique du Sud malgré son titre de Champion d'Europe en 2008 avec la Roja. Et le pire, c'est que ce n'est même pas un scandale... De Gea
C'est avec Pedro la révélation espagnole de la saison. Inconnu en début de saison, le portier rojiblanco a mis sur le banc Asenjo avant de se faire un surnom : Van Der Gea. A 19 ans à peine, De Gea est devenu le saint patron d'une défense en bois. Briller avec Antonio Lopez et Perea devant soi n'est pas donné à tout le monde. Del Bosque ne s'est pas trompé en l'incluant dans sa liste des 30. Verdict : Avantage De Gea. Largement. - Défenses Atletico Madrid
C'est clairement le point faible des Colchoneros, même si Quique Flores lui a donné pas mal de consistance en replaçant Ujfalusi sur la droite pour y mettre le prometteur Dominguez dans l'axe. Reste les cas épineux de Perea et Antonio Lopez. Le Colombien est un athlète hors norme... quand il n'a pas le ballon dans les pieds. Le capitaine rojiblanco est quant à lui une énigme du football. D'autres diront une arnaque... FC Séville
Stankevicius, Escudé, Squillaci et Luna. Voilà les prochains adversaires du Kun et de Forlan. Ils ont certainement vu mieux. Véritable talon d'Achille des Sévillans depuis le début de saison, l'arrière-garde rojiblanca s'est illustrée par sa lenteur et pas mal de bourdes. Heureusement, elle arrive encore à faire parfois illusion dans certains matchs... Verdict : Avantage FC Séville, même sans Dragutinovic. - Milieux de terrain Atletico Madrid
En vérité, les Colchoneros jouent avec seulement deux milieux de terrain même si les hommes de couloirs que sont Reyes et Simao repiquent parfois dans l'axe quand ça sent le roussi. Assunçao et Raul Garcia évoluent en tant que milieux défensifs même si l'Espagnol a plus de facilité à se projeter vers l'attaque. Depuis l'arrivée du Portugais Tiago, ce dernier a été relégué sur le banc. Il faut dire que l'ancien Lyonnais a retrouvé toutes ses sensations en Castille. Le véritable cerveau de l'Atletico, c'est lui. Après avoir manqué la finale européenne, l'ancien pupille d'Aulas veut convaincre ses dirigeants de lever l'option d'achat en réalisant une bonne prestation en finale de la Coupe du Roi. FC Séville
Comme l'Atletico, les Sévillans évoluent avec un double pivot formé par Renato et Zokora. Plus offensif que l'Ivoirien, le Brésilien souhaite se racheter de sa saison en demi-teinte. Il en est capable, si Antonio Alvarez ne fait pas la connerie de titulariser l'infâme Duscher à sa place. En à peine une saison, Zokora est devenu un titulaire indiscutable des Rojiblancos en plus de s'affirmer comme l'un des tout meilleurs milieux déf' de la Liga. Infatigable, accrocheur et bouillant, l'Eléphant est l'une des rares satisfactions de l'année côté sévillan. Et ce malgré sa moustache... Verdict : Égalité. - Attaquants Atletico Madrid
Kun Agüero, Forlan et Reyes. La brochette de luxe qui a permis aux Colchoneros de remporter l'Europa League a encore faim de titres. Comme d'habitude, Diego Forlan finit la saison en boulet de canon. Le buteur uruguayen, malgré ses stats impressionnantes, n'est pourtant pas la star de l'équipe. Car même s'il a fait sa pire saison depuis son arrivée au club, le Kun est le petit joyau des Madrilènes. Et le chouchou du Vicente Calderon. Son association avec Forlan fait des étincelles. Simao, discret contre Fulham et Reyes, en pleine résurrection depuis quelques mois, sont chargés d'alimenter le duo latino américain. Portés par l'euphorie ambiante, ces quatre-là peuvent foutre un bordel monstre dans la défense andalouse. FC Séville
Comme l'Atletico, les Andalous se paient le luxe d'évoluer avec quatre joueurs offensifs. Seule équipe espagnole véritablement dotée de vrais ailiers “old school”, l'attaque sévillane est l'une des plus impressionnantes de la Liga. Le feu follet Capel et le dribbleur dingue Perotti se disputeront une place de titulaire contre l'Atletico. Navas, comme d'habitude, évoluera côté droit. Et c'est tant mieux pour le spectacle et pour Kanouté, buteur dans toutes les finales disputées par le FC Séville ces dernières années. L'international malien est un talisman pour son club. Problème, l'ancien Lyonnais n'a pas encore trouvé d'automatismes avec Negredo. Le bide du mercato estival andalou a failli coûter la quatrième place à son club en se faisant expulser idiotement contre Almeria. Heureusement la commission arbitrale l'a gracié pour la finale de Coupe. L'international espagnol aura donc la lourde tâche de faire oublier “O Fabuloso” Luis Fabiano, forfait sur blessure. C'est pas gagné d'avance... Verdict : Léger avantage pour l'Atletico Madrid.

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