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  3. // Atlético de Madrid-Bayer Leverkusen (0-0)

L'Atlético s'offre un quatre-quarts

Bousculé par une équipe du Bayer Leverkusen qui n’a pas cessé de croire à l’exploit, l’Atlético de Madrid a souffert, mais a fait ce qu’il sait faire de mieux : tenir un résultat obtenu lors du match aller.

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Atlético de Madrid 0-0 Bayer Leverkusen



Depuis l’arrivée de Diego Simeone sur le banc des Colchoneros en 2011, l’Atlético de Madrid a retrouvé de sa superbe d'antan. Après avoir brillé à l’étage inférieur, en Ligue Europa, les Madrilènes sont désormais des habitués des quarts de finale de Ligue des champions qu’ils ont découverts pour la première fois en 2013-2014. Depuis, Diego Godín et ses amis n’ont plus quitté ce top 8 européen qu’ils retrouvent pour la quatrième fois de suite. Une statistique qui résume bien le fossé qui sépare désormais l’Atlético de Madrid du Bayer Leverkusen qui, lui, n’a plus retrouvé ce stade de la compétition depuis sa finale perdue en 2002 face au Real Madrid.

Le mur Thomas Partey


Après avoir fait le plus dur au match aller en allant chercher une victoire 4 à 2 à Leverkusen, l’Atlético a dans un premier temps cherché à casser le rythme du match pour faire avancer le chronomètre. Une stratégie qui permet au Bayer Leverkusen de garder le cuir dans ses pieds et d’alerter Jan Oblak, comme sur cette frappe croisée de Kevin Volland qui passe de peu à côté (4e) ou sur celle du crâne mal rasé de Chicharito, qui s’envole dans les travées du Vicente-Calderón (21e). Si les hommes de Tayfun Korkut ont fait preuve de maladresse dans le dernier geste, ils ont surtout dû se heurter au mur Thomas Partey, titulaire au milieu de terrain en l’absence de Gabi, suspendu. Vainqueur de tous ses duels et toujours bien placé pour contrer les transmissions adverses, le milieu ghanéen a été l’homme fort de ce premier acte. Poussés par Diego Simeone, toujours aussi bouillant sur son banc de touche, les Colchoneros ont fini par tenter, eux aussi, d’aller de l’avant pour mettre en danger une défense adverse décimée par les blessures et suspensions. Deux coups d’accélération qui auraient pu être fatals sans Bernd Leno, masqué, impeccable sur les frappes d’Ángel Correa (37e) et de Koke (39e).

Le show Jan Oblak


Probablement secoués par Diego Simeone durant la pause, les Colchoneros commencent la deuxième période sur les chapeaux de roue. À la suite d'un rush de Thomas Partey, encore lui, Ángel Correa s’amuse dans la surface de réparation avant de voir sa frappe enroulée frôler le poteau droit de Bernd Leno (54e). Un poteau qui a vu quelques minutes plus tard le lob du discret Antoine Griezmann passer juste à côté de lui (57e). En face, le Bayer Leverkusen continue de pousser pour espérer créer l’exploit, mais la défense madrilène est intransigeante, à l’image de l’impassable Diego Godín. Et, lorsque Giménez se troue sur une relance, c’est Jan Oblak qui se met en évidence sur une triple parade exceptionnelle après trois frappes coup sur coup des deux Kevin, Kampl et Volland (67e). Un coup de pression auquel répond Simeone en faisant entrer le défenseur Savić en lieu et place de Yannick Ferreira Carrasco, invisble. Malgré une défense un peu plus bétonnée, l’Atlético continue de souffrir, et le portier slovène, lui, poursuit son show face à Bellarabi (73e), Leon Bailey (78e) ou encore Kevin Kampl (79e). Touchée, mais jamais coulée, la muraille madrilène est de retour, et elle sera une nouvelle fois difficile à détruire.


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    Par Steven Oliveira
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