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  2. // 12e journée
  3. // Atlético Madrid/Málaga (3-1)

L'Atlético reprend fort

D'abord confronté à un mur, l'Atlético a su garder patience pour finalement s'imposer le plus logiquement du monde face à Málaga (3-1), jusque-là seconde meilleure défense du championnat. Griezmann, buteur, et Arda, passeur, ont été à la fête.

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Atlético de Madrid – Málaga : 3-1
Buts : Tiago (12'), Griezmann (42') et Godín (83') pour l'Atlético. Santa Cruz (62') pour Málaga.


Deux semaines de trêve, c'est trop pour Diego Simeone. En guise de retour aux affaires, le Cholo avait même le droit à un test. Málaga, deuxième meilleur défense du Royaume, s'annonçait avec les reins solides et les pieds à la hauteur du genou. Face à cette défense menée par les brutasses Wellington et Sergio Sánchez, l'Atlético a passé son test de rentrée avec brio. Un succès 3-1, acquis en première mi-temps grâce à des réalisations de Tiago et de Griezmann, puis de Godín en toute fin de match, qui ramène les Colchoneros à seulement un point du voisin madrilène, en déplacement dans la foulée sur la pelouse d'Eibar. Surtout, avant leur match de Ligue des champions décisif face à l'Olympiakos de ce mercredi, les Matelassiers se mettent dans les meilleurs dispositions. Les deux ailiers du jour, Arda Turan et Antoine Griezmann, ont pilonné et créé du mouvement sans cesse face à une défense regroupée. Un schéma qui devrait se répéter maintes fois cette saison. Le Vicente-Calderón est heureux et prêt à en découdre.

Arda, les jambes et le nez


Une coquille pleine qui sonne creux. En guise de protestation face à la LFP espagnole, le Vicente-Calderón fait sa grève des encouragements. Un silence de cinq minutes, pesant et inhabituel, qui déstabilise les hommes de Simeone. Les gorges des supporters de nouveau ouvertes, l'intensité fait son apparition et la défense andalouse commence à s'effriter. Le côté droit des deux « ânes » – Juanfran et Turan – agresse ses vis-à-vis. Sur un centre en retrait du latéral, le Turc laisse délicatement le cuir passer entre ses jambes pour Koke. À la reprise, le meneur de jeu trouve un bras malagueño. Pas même le temps de protester, il botte le corner et trouve, seule au premier poteau, la tête du vétéran Tiago. Cette ouverture du score ne change en rien le plan de bataille des Boquerones : de l'agressivité, du taquet et du vice. Arda Turan, toujours aussi élégant et efficace balle au pied, a le nez refait tandis que Griezmann, ailier gauche ce samedi après-midi, remercie encore les dieux du foot de ne pas avoir perdu sa cheville sur un tacle de Sergio Sánchez. Sans opportunité, sans rythme, ce premier acte ennuie l'antre des Rojiblancos. Le moment choisi par Arda pour s'exciter et servir au second son comparse Griezmann qui n'a plus qu'à marquer du plat du pied. Málaga aurait dû sécher plus fort, donc...

Godín la tête dure


Le retour des vestiaires se fait dans le plus grand calme. Les fautes, nombreuses, ne sont plus assassines. Mais pèsent sur le rythme déjà peu élevé de la rencontre. Tour à tour, Nacho Camacho, Antoine Griezmann et Miguel Torres sont avertis pour des crocs-en-jambe ou des tirages de maillot. Haché, ce second acte reprend en intérêt avec l'entrée de Raúl Jiménez, en lieu et place d'un fantomatique Mandžukić. Bien servi par un centre d'Ansaldi, le longiligne Mexicain, d'un coup de casque, oblige Kameni à la parade sur sa ligne. Dommage pour l'Atléti, car sur sa première incursion, Málaga réduit le score par l'intermédiaire du renard Santa Cruz. Comme en tribunes, ce match prend, enfin, une tournure moins pathétique. Griezmann, auteur d'une solide prestation, esquive ses poursuivants sur son côté et sert en retrait sa pointe. Entre deux tergiversations, Raúl Jiménez choisit de frapper et bute une nouvelle fois sur le portier camerounais. Avec l'expulsion pour un second jaune de Samuel, des espaces se créent. Du pain béni pour le Français qui, en jambe, manque de précision (72') ou alors la joue trop collectif (79'). Histoire de régler la mire, Godín monte aux avant-postes et s'offre une troisième banderille cette saison de la tête. Malgré la sortie prématurée de Gabi, le Vicente-Calderón termine la rencontre debout, la gueule ouverte. Ses champions sont de retour.

⇒ Résultats et classement de Liga

Par Robin Delorme, au Vicente-Calderón
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ElSevillistaAndrésIniestaLuján Niveau : DHR
Dire que Weligton et Sergio Sanchez sont uniquement des brutasses c'est un jugement très simpliste, je dis pas qu'ils sont de fantastiques défenseurs mais résumer ces deux défenseurs juste par leur capacité à être dur sur l'homme c'est assez faible, ils ont tous les deux un placement correct sur le terrain, ils sont malins et ils sont loin d'être bidons techniquement. Sergio Sanchez a été considéré comme un espoir de la défense espagnole, il a notamment fait une très belle saison avec l'Espanyol avant un transfert en Andalousie chez les palanganas, il a pas réussit à confirmer les espoirs que l'on attendait mais ça ne fait pas de lui une vulgaire brute sur le gazon.
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