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  2. // 37e journée
  3. // Atlético Madrid/Málaga (1-1)

L'Atlético rate sa balle de match

L'occasion était trop belle, l'Atlético l'a laissé filer. Incapables de s'imposer face à Málaga (1-1), les ouailles du Cholo Simeone n'ont su profiter du cadeau fait par le Barça. Un Barça qu'ils retrouveront dans une semaine pour une finale de Liga en apothéose.

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Atlético - Málaga
(1-1)
Alderweireld (75') pour Atlético Madrid , Samu (65') pour Málaga.


Dix-huit ans, c'est long. «  Mon fils, il est socio depuis sa naissance, jamais il n'a connu un titre de Liga.  » Bien entendu, Manuel a tout juste 16 ans, et devra encore trépigner une semaine avant de connaître le sacre de l'Atlético. Son daron également. Après 90 minutes de souffrance, et un match nul arraché aux forceps contre Málaga (1-1), les Colchoneros devront se sortir les tripes pour une finale XXL sur la pelouse du Camp Nou. Une semaine avant son derby de Madrid en finale de la Ligue des champions. Avant cela, les abords du Vicente-Calderón s'étaient parés de rouge et blanc. Du landau aux maillots en passant par l'écharpe ou la tétine, le Où est Charlie géant avait répondu aux attentes du Cholo Simeone. Mais il en fallait plus pour cet Atlético qui n'a su convertir la balle de match que lui a pourtant offert Barcelone. Bref, les deux dernières semaines de la saison s'annoncent comme les plus longues, les plus jouissives et les plus dangereuses de l'histoire centenaire de l'écusson rojiblanco. Bref, supporter l'Atlético, c'est une souffrance inextinguible.

Le Calderón, où la meilleure audience radiophonique

« T'écoutes la Cadena Ser ? » « Non, moi c'est plutôt Onda Cero. » Le coup d'envoi donné, le Vicente-Calderón devient une fourmilière quasi muette. Malgré les irréductibles du Frente Atlético, l'antre des Colchoneros transpire l'angoisse, l'attente et l'excitation. Scotchés à leurs radios portables, les quelque 56 000 aficionados n'ont d'yeux que pour leurs poulains. Leurs oreilles sont, elles, pendues à la rencontre du concurrent barcelonais qui joue à Elche. Sur le pré, le rythme est également teinté d'anxiété. L'Atlético entame fort, enchaîne les corners, mais bute sur une arrière-garde andalouse roublarde. Les strapontins ne se lèvent qu'à la 12e minute. Après un jeu en triangle, Gabi envoie une longue ouverture déviée par le haut du crâne de Raúl García. Villa réceptionne et enchaîne par une reprise qui heurte le montant de Willy. Les pipas volent, les voix s'emportent, le stress l'emporte. Cette ambiance étrange gangrène les ouailles du Cholo. Même le vice d'Arda Turan, tombant seul dans la surface, ne prend pas. Les centres délicats de Juanfran connaissent, eux, des finitions aléatoires de Koke, puis de Raúl García. La plus belle action intervient à la 42e. « Le Real perd 1-0 au Celta, aupa Atléti. » Les radios espagnoles sont à la pause les meilleurs Matelassiers du jour.

Alderweireld tue puis réscussite le Calderón

Les nerfs à vif, les vessies vides, les godets pleins, le second acte peut commencer. La physionomie, identique, ne laisse que peu de place au plaisir. Dans la souffrance, l'Atlético s'en remet au flair d'un Guaje peu en verve. Encore dans le rôle du serviteur, Raúl García trouve l'Asturien dans la surface. Dans un angle fermé, il ne trouve que les gants de Willy Caballero. Portier toujours, Thibaut Courtois doit sortir comme une bombe dans les pieds de Santa Cruz pour éviter l'ouverture du score. 5 minutes plus tard, il ne pourra rien. Alderweireld, seul, foire son contrôle et permet à Manuel de profiter d'un cafouillage pour glisser sa tête. Au ralenti, le ballon franchit la ligne et plonge le Calderón dans une mort vocale. Un silence de cathédrale qui ne s'éveille qu'à la demande de son prêtre Simeone. Une prière exaucée. Signe du destin, le miracle arrive même dans la foulée. Sur un corner brossé, le malheureux Toby envoie son coup de casque dans les filets. Les écouteurs sont rangés, les arcanes tremblent, les cardiaques vacillent, et même les bambins s'excitent. Mais, même à onze contre dix, rien n'y fera. Pas même le coup franc splendide de Sosa, encore moins l'enroulé d'Adrian. L'Atlético de Madrid jouera donc deux finales en une semaine, loin de son Vicente-Calderón et sans ses écouteurs.

Par Robin Delorme, à Madrid
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