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L’Atlético, ou l’armée du Cholo

Le départ de Falcao devait annoncer un énième déclin de l’Atlético de Madrid. Que nenni, les Colchoneros continuent d’avancer masqués et disposent d’un plan bien élaboré : celui de Diego Simeone, aka El Cholo.

Radamel Falcao parti sur le Rocher, l’Atlético de Madrid semblait avoir perdu toute compétitivité. Avec ses 70 buts en 91 matchs, le départ du Tigre amputait les Colchoneros de leur artilleur en chef. Un obsédé du but dont le schéma de jeu collectif était tout acquis à sa cause. Loin de se morfondre, Diego Simeone était, lui, conscient depuis quelque temps des adieux du Colombien. « Falcao était la référence à l’Atlético, l’équipe jouait pour lui » , lachaît-il lors de la tournée sud-américaine de ses ouailles. Une tournée durant laquelle il a également appris à connaître le remplaçant de son ancien goleador : « Villa joue au même poste, il a une bonne qualité technique et il a une meilleure compréhension du jeu que Falcao. » N’en déplaise aux nombreux admirateurs, l’apport collectif d’un David Villa correspond plus à l’ADN colchonero. Travailleur, mort de faim, bref toutes les qualités pour se faire adopter par le peuple du Sud de Madrid. Avec l’acquisition du Guaje, Simeone a par là même définitivement apposé sa signature sur un Atlético qui compte bien redorer ses lettres de noblesse. Alors, utopiste El Cholo ? Pas vraiment.

Un recrutement adéquat

Avec les millions récoltés par la vente de Falcao – environ 50 %, l’autre moitié revenant au fond d’investissements Doyen – l’Atlético s’est offert un petit répit. Avec une dette estimée à 185 millions d’euros, et devant se soumettre au nouveau fair-play financier espagnol, le club des Hindias n’avait pas vraiment les moyens de s’offrir un remplaçant de la trempe de Luis Suárez ou de Džeko. Contre un modique chèque de 5,1 millions d’euros, c’est donc David Villa qui est venu épauler Diego Costa sur le front de l’attaque. Lors des dernières heures du mercato, ce sont les internationaux français Josuha Guilavogui et belge Toby Alderweireld qui sont venus garnir les rangs colchoneros. Pas vraiment dans le strass ni la paillette, ce recrutement est tout en cohérence avec le projet de Diego Simeone. À savoir du solide, du sérieux, bref du labeur. Ce que résumait en une phrase Marcelo Bielsa, ex-coach de l’Athletic Bilbao : « L’Atlético de Madrid est une équipe combative, ce qui correspond beaucoup à ce que Diego faisait en tant que joueur. »

Mais le seul combat n’est pas gage de réussite. Et ça, Diego El Cholo Simeone ne le sait que trop bien. Son Atlético de Madrid est même devenu un modèle tactique. Avec un bloc très bas et peu d’espaces entre ses lignes, le XI Colchonero est ce qui se fait de plus compact en Liga. En phase offensive, l’Atlético est devenu maître des contre-attaques – l’an dernier, il pouvait même rivaliser par séquence avec les contres de Mourinho. Comme le définit Marcelo Bielsa, « il faut être très attentif au jeu vertical, à la profondeur, à l’intensité, et surtout à la récupération du ballon qui lui permet cette projection vers l’avant » . Pour mettre en place ce jeu, l’Argentin a ce qu’il faut en soute : la paire Gabi-Mario Suárez pour récupérer, les ailiers-meneurs Arda et Koke pour distribuer, et le binôme Diego Costa-David Villa pour scorer. Mais, comme l’a montré la double confrontation face à Barcelone, les Matelassiers savent également jouer plus haut. Comme en ce début de seconde période au Camp Nou où la qualité technique de ses joueurs offensifs a fait merveille. Et des dégâts dans la défense blaugrana.


Concurrent direct pour le titre ?

Justement, c’est à ces mastodontes que sont le FC Barcelone et le Real Madrid que l’Atlético de Madrid souhaite tenir tête. À ces XI types du dernier trio de la Liga, l’Atlético n’a plus grand-chose à envier. Poste par poste, les écarts individuels ont clairement diminué. La défense des Matelassiers est sans doute la plus solide d’Espagne, leur portier d’à peine 20 ans est actuellement le meilleur du monde, leur milieu ratiboise et leurs pions offensifs claquent à tout va. Ainsi, le match de la Roja face à l’Islande faisait la part belle à l’Atlético : avec trois titulaires (Mario Suárez, Koke et David Villa), il devançait même le Real Madrid (Casillas et Sergio Ramos). En confrontation directe, même topo : l’étau s’est resserré. Avec sa victoire en finale de Copa del Rey dans l’antre de l’ennemi encombrant qu’est le Real, les ouailles de Diego Simeone ont conjugué au passé leur sentiment d’infériorité. La double confrontation de Supercoupe face au Barça a approuvé cette thèse : aujourd’hui, l’Atlético peut rivaliser. Une pensée validée par les pourtant très frileux discours publics de Diego Simeone : « Ce que nous avons montré lors des derniers matchs face à Madrid et le Barça prouve que nous sommes de plus en plus proches, plus compétitifs. Et je pense que nos rivaux l’attestent puisqu’ils savent qu’ils vont jouer un match important face à nous. » Face à l’armée du Cholo qui poursuit sa marche vers un sacre attendu depuis 1996. Une éternité.

Par Robin Delorme, à Madrid
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