1. //
  2. // 9e journée
  3. // Atlético Madrid/Valence (2-1)

L'Atlético Madrid refroidit Valence

Avec de la sérénité d'abord et du métier ensuite, l'Atlético de Madrid s'est débarrassé du FC Valence grâce à ses deux nouvelles recrues, Jackson Martínez et Yannick Ferreira Carrasco (2-1). Les Colchoneros restent à deux points de la tête du championnat.

Modififié
6 8

Atlético Madrid 2-1 Valence CF

Buts : Jackson Martínez (32e) et Yannick Ferreira Carrasco (40e) pour l'Atlético // Paco Alcácer (72e sp) pour Valence.

La 32e minute de jeu s'affiche au Vicente-Calderón. Dans cette opposition entre l'Atlético Madrid et le FC Valence, les débats sont intenses et les duels engagés. Poussée par son public, l'escouade locale va pourtant parvenir à trouver plusieurs failles dans la défense des Murciélagos, le tout en seulement quatre étapes. D'une, sur une chandelle à l'aveugle, Luis Felipe permet à Jackson Martínez de mettre la pression sur l'arrière-garde adverse. De deux, Shkodran Mustafi dévie simplement la balle sans la renvoyer. De trois, Aderlan Santos se troue complètement sur sa tentative de dégagement. De quatre, Jackson se présente face à Jaume Domenech et trompe le portier d'un contre-pied parfait. Buteur pour la deuxième fois de la semaine, le Colombien monte en puissance à l'image de cet Atlético, candidat plus que sérieux au titre de champion d'Espagne.

Nuno le frileux


Au moment de se serrer la pince, Diego Simeone et Nuno Espirito Santo ont tous les deux le sourire. L'un glisse une boutade à l'autre, une bonne tape du Cholo sur l'épaule de son homologue lance les débats d'un match où l'engagement physique sera primordial. Et pour cause : Simeone aligne son trio gagnant Koke, Gabi et Tiago dans l'entrejeu madrilène, tandis que Valence propose un onze de départ sans véritable attaquant, Alcácer assis sur le banc et Negredo installé devant sa télé. Mais dans les faits, les choix de l'Argentin paraissent plus judicieux : Koke est le premier homme à allumer un pétard, Jaume Domenech repousse tant bien que mal le danger. Au milieu de terrain, la doublette Danilo Barbosa-Enzo Pérez souffre devant le pressing des Colchoneros. Sur le front de l'attaque, l'activité incessante d'Antoine Griezmann désoriente la défense ché. En timide réponse, João Cancelo sollicite une première fois Jan Oblak à la parade du pied. Dans ce match engagé, Rodrigo sera la première victime d'un passage à l'infirmerie, remplacé dans la foulée par Paco Alcácer. Mais si l'international espagnol cherche à peser sur la rencontre, c'est bien à Jackson Martínez que revient le soin d'ouvrir la marque au tableau d'affichage. Vient ensuite une vague rouge et blanc pour tenter le break, mais Jackson Martínez et Diego Godín butent sur Domenech. L'ambiance est bouillante, Valence suffoque.

Le golazo de Carrasco


En pleine souffrance, le calvaire blanquinegro va prendre une nouvelle tournure peu avant la mi-temps avec, à l'origine encore, une erreur défensive. Depuis le côté gauche, Yannick Ferreira Carrasco prend le meilleur sur Enzo Pérez, avant de désosser le jeune Danilo Barbosa d'un crochet destructeur. À l'entrée de la surface, le Belge croise une frappe parfaite sur laquelle Domenech doit à nouveau s'incliner (40e). 45 minutes auront donc suffi à l'Atlético de Madrid pour faire la distinction entre une équipe taillée pour le titre et une autre pour la qualification européenne.



Sous les chants du public à sa gloire, Diego Simeone peut constater que son équipe est un cran au-dessus. Depuis son banc, il voit que Valence perd progressivement les pédales, à l'image de Dani Parejo, auteur d'un immonde coup de coude sur YFC. Un carton jaune orangé. Nuno sent bien que son stratège est dans les petits papiers du corps arbitral, et le fait sortir dans la minute suivante pour l'entrée de Zakaria Bakkali. Une sortie bien différente de celle réservée à Jackson Martínez, remplacé par Fernando Torres. Idem pour YFC, adepte du cœur avec les doigts pour ses supporters. Dépassé dans le jeu, Valence reste impuissant face à la maîtrise du match de l'Atlético. L'espoir renaît bien sur un penalty généreux transformé par Alcácer (72e), mais le jeu reste à l'avantage de l'Atlético. À l'expérience, le vainqueur de l'édition 2013-2014 se place dans la roue du Real Madrid et du Barça. Non, cette Liga ne sera pas bicéphale…

Par Antoine Donnarieix
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

KillerCroc Niveau : CFA
On est la hein! J'aurais quand même aimé que Jackson finisse le match, histoire d'emmagasiner un peu plus. Ce but le met en confiance, mais il lui faut de la continuité. C'est pas en le sortant à la 60 ème pour faire entrer Torres (que j'apprécie énormément, c'est une légende du club) qui vendange toutes ses occases ( 1/2 sur ce match), qu'il va tout exploser sur son passage. Sinon Tiago c'est le daron plus que jamais, le mec ratisse, gueule, replace, oriente. Avec Gabi, ça tient toujours autant la baraque. Et pourquoi pas un 2014 bis...
Note : 6
Ce qui est intéressant c'est que Simeone peut faire tourner à chaque match tout en gardant une équipe hyper compétitive. Aujourd'hui il fait confiance à Carrasco et Jackson, il aurait pu mettre Saul, Oliver ou Correa le niveau aurait pas baissé pour autant. Ils ont un banc impressionnant et sur la distance ça peut faire la différence.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
C'est clair, qualitativement comme quantitativement, l'effectif de l'Atletico est impressionnant cette saison ! Défensivement, on le savait déjà, c'est du costaud mais ils ont en plus aujourd'hui une vraie profondeur de banc pour les milieux offensifs et les attaquants : Correa, Oliver Torres, Carrasco, Griezmann, Vietto, Torres, Jackson...
Sinon pour revenir au match, le score n'est pas très représentatif tant l'Atletico a maîtrisé la partie.
Vraiment déçu par Valence depuis le début de saison, surtout par rapport au jeu affiché la saison dernière (pourtant, l'effectif a pas tant bougé que ça et reste vraiment de qualité). Vu le niveau du Celta et de Villareal et le retour en forme de Séville, ils vont devoir cravacher pour aller chercher une place dans le top 4.
Un Valence fébrile, sans envie ni imagination avec un Santos en DC juste catastrophique. L'atletico a meme pas eu à forcer
Espérons que tiago se crame pas car le Portugal aura besoin de lui à l'euro
RobbieKPai Niveau : DHR
Cela étant, "nouvelle recrue" est un pléonasme...
Note : 1
Carrasco est déjà un super joueur à 22 ans. Casse-tête pour Wilmots, il a plein de milieux offensifs de qualité (Fellaini, Hazard, De Bruyne, Carrasco, Mertens, Chadli, Bakkali).... et pas un seul bon attaquant.

A sa place, je regarderais un peu les matches de l'Espagne quand ils jouaient sans attaquant de pointe.
butterfly Niveau : CFA
Benteke, quand même. Et Batsuhayi bientôt.
Message posté par butterfly
Benteke, quand même. Et Batsuhayi bientôt.


Benteke est une clinche, tout comme Lukaku. Vivement Batsuhayi ou que Origi franchisse un palier. Sinon on est mal...
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
6 8