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  2. // 4e journée
  3. // Atlético Madrid/Celta Vigo (2-2)

L'Atlético Madrid au ralenti

Mené au score par un bijou de Pablo Hernández, l'Atlético de Madrid a, le temps de quelques minutes, pensé glaner les trois points de la victoire. Amorphes et peu sérieux tactiquement, les hommes du Cholo doivent se contenter d'un nul pas si mal payé.

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Atlético de Madrid – Celta Vigo : 2-2
Buts : Miranda (30e) et Godín (40e) pour l'Atlético. Pablo Hernández (19e) et Nolito (53e) pour le Celta

Une faille spatio-temporelle a investi le Vicente-Calderón. Il est 20h19, et Planas, arrière droit du Celta Vigo, envoie un long ballon dans la surface de l'Atlético de Madrid. Bien serré par Godín, Pablo Hernández invente une reprise. Alors qu'il tourne le dos au but, il balance son pied en arrière. Le cuir retombe sur son talon et trompe un Moyá médusé. L'antre des Colchoneros s'arrête de respirer, les visages sont béats, les langues pendues. Seul le parcage des supporters galiciens saute de joie, celle d'avoir assisté à l'un des buts de l'année. Un véritable golazo, en version originale. Une prouesse artistique qui sera seulement synonyme d'ouverture du score. Dans son style caractéristique d'enfonce-porte, l'Atlético de Madrid reprend les affaires en main grâce à deux coups de pied arrêtés et autant de buts de ses deux centraux, Miranda et Godín. Finalement, après 90 minutes bien moyennes, les Matelassiers ne repartent qu'avec un point. Un point qui les sépare d'ailleurs du Barça, qui joue ce dimanche.

Le festival de Griezmann


La fin d'un doux été berce les alentours du Vicente-Calderón. En famille ou entre copains, mais toujours une Mahou à la main, les supporters colchoneros attendent le dernier moment pour remplir les travées de leur stade. Sous un soleil couchant, l'Atlético démarre fort. Du jeu au sol, des mouvements, de la percussion, mais surtout des ratés de Raúl Jiménez et de Tiago. Puis, l'œuvre d'Art (avec un grand A) de Pablo Hernández. Suite à ce coup de bambou sur le crâne, les Madrilènes peinent à se ressaisir, le Celta prend confiance. Dans un style tout en redoublement de passes, les Galiciens jouent et font déjouer. Seul Griezmann, pile Duracell depuis le coup d'envoi, remplit son rôle de dynamiteur. Toujours juste dans la dernière passe, il peut regretter le manque de qualité d'Ansaldi, de Koke ou encore de Raúl Jiménez dans la finition. Lorsqu'il est servi, il cadre. Mais trouve face à lui un Sergio costaud sur sa ligne. Face à cette grisaille, l'Atlético reprend ses vieilles habitudes. Des coups de pied arrêtés, de la présence physique, et deux coups de casque de ses indispensables Miranda – sur un coup franc de Koke – et Godín – sur un corner de Gabi. À la mi-temps, le rationnel Madrilène prend le pas sur le sens artistique celte.

Griezmann, sifflé mais adulé


Dès la reprise, Eduardo Berizzo sort de son chapeau son arme létale : Nolito. Sitôt sur le pré, l'ancien de la Masia dynamite l'aile gauche de l'attaque de Vigo. C'est de ce même côté que la faute de Miranda interviendra. Battu par une feinte de corps de son adversaire, le Brésilien ne peut s'extirper à tant et éviter le contact. Sous les huées du Frente Atlético, le Catalan ne tremble pas et remet les compteurs à zéro. S'ensuit une période étrange. Les Matelassiers partent à l'abordage, mais délaissent le milieu de terrain. Coupés en deux, ils courent, beaucoup, pour peu d'occasions. Raúl Jiménez, suppléant du blessé Mandžukić, dispose de deux franches opportunités. Mais, hors-jeu, puis incapable de battre Sergio à deux mètres, il ne récolte que les sifflets acerbes du Calderón. Des quolibets qui accompagnent également la sortie d'Antoine Griezmann : homme le plus dangereux de la rencontre, le Calderón ne cautionne pas son remplacement et le fait entendre à coups de décibels. Hachée, tendue, la fin de match n'est qu'une succession de palabres, fautes, simulations... Sur un dernier long ballon, Raúl García pense tenir les trois points de la victoire. D'un pied, ou d'un nez, le néo-international espagnol est signalé hors-jeu. Un peu à l'image de la performance de cet Atlético.

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Par Robin Delorme, au Vicente-Calderón
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