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  2. // Groupe B
  3. // Atlético Madrid/Viktoria Plzeň (1-0)

L’Atlético, la victoire de l’ennui

Entre un premier acte hypnotique, et une seconde lassante, les retrouvailles européennes de l’Atlético ont offert leur dose de somnifères au Vicente Calderón. Une mine de Rodríguez à la fin du temps additionnel soulagera la purge (1-0).

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Atlético Madrid/Viktoria Plzeň : 1-0
But : Cristian Rodríguez (90+3e) pour l’Atlético.

Après un début de saison idyllique, l’Atlético Madrid vient de livrer sa partition la moins aboutie. Avec des organismes usés, de légers pépins physiques, trois-quarts des habituels titulaires est resté au placard. Falcao et Arda Turan en tête. Pas peu de dire que sans ses hommes forts, l’Atlético perd de sa superbe. Au cœur de 90 minutes soporifiques au possible, les ouailles de Simeone n’ont strictement rien montré. Pas même une occasion. Jusqu’à la quatre-vingt treizième minute et une frappe sublime de Cristian Rodríguez. Une victoire à vite oublier. Ça tombe bien, ce dimanche, l’Atlético reçoit Málaga. Une tout autre paire de manches.

L’ennui jusqu’à la lie

Pour ses retrouvailles européennes, le Vicente Calderón sonne creux. À l’instar du jeu proposé par les Colchoneros. Les absences de Falcao et d’Arda Turan se font sentir. Bref, le Vicente Calderón se fait chier. Diego Costa a beau se démener sur tout le front de l’attaque, ses appels ne sont pas aussi tranchants que ceux du Tigre. Pis, ce sont surtout les ouvertures-caviars qui font défaut. Les Matelassiers s’en remettent alors à quelques coups de pied arrêtés. Tous sont captés sans difficulté par Matius Kozacik. Les frappes de loin connaissent le même sort. Il manque décidément quelque chose à la mayonnaise new-look de Simeone. Dans ce marasme footballistique, seul Cebolla Rodríguez tente. Pas franchement en réussite, l'Uruguayen a au moins pour lui une certaine volonté. Le Viktoria Plzeň, pas vraiment venu en terre ibère pour la gagne, joue, lui, tranquille. Les Madrilènes frisent même la correctionnelle sur une tête mal ajustée de l’ailier Duris. À quatre minutes du repos, le décevant Adrián a beau voir son centre-tir ricoché sur la barre, cela n’émeut personne dans le stade. Ce premier acte a réussi à condenser manque de rythme, d’inspiration, d’intensité. De tout quoi.

Cristian, au bout du bout

La seconde séquence commence bien moins tragiquement pour le ballon. Les meubles Koke et Gabi reprennent les affaires en main. Et c’est tout un onze qui retrouve des couleurs. Les actions deviennent d’un coup de rein plus aiguisées. À croire que le coup de gueule du Cholo porte ses fruits. Un élan à relativiser puisque l’arrière-garde tchèque n’a rien d’un Fort-Knox européen. Pourtant, c’est bien le central Sevinsky qui allume d’une frappe de poney Sergio Asenjo. Suffisant pour éteindre les troupes rojiblancas. Pour redonner du peps à son onze, Diego Siemone envoie dès lors sur le pré l’homme en forme Raúl Garcia et le vieillissant Tiago. En regain de forme, les offensives matelassières se cassent pourtant toujours les dents sur l’arrière-garde adverse. Regroupé, le Viktoria Plzeň ne craint que peu les tours de grigris espagnols. Les imprécisions obligent même les Madrilènes à attaquer façon handball. La chique allant de gauche à droite, de long en large, jusqu'en travers. Rien n’y fait, pas une ouverture à l’horizon. Sur quelques centres vicieux, Plzeň aurait même pu rêver du hold-up. Raúl Garcia aura beau avoir une double balle de match, son pied, puis sa tête en décideront autrement. Finalement, c'est sur un score nul à tout de point de vue que Mr Gauthier pensait renvoyer tout le monde au lit. Rodríguez en décidera autrement. Il envoie une mine dans la lucarne tchèque après les 90 minutes. Le Vicente Calderón se réveille et exulte. Pour une victoire à vite oublier.

Par Robin Delorme, au Vicente Calderón
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Colombien, Cristian Rodriguez ? Vraiment ?
Bah tu sais pour Robinounet, c'est pas le brésil, c'est pas l'argentine, alors Colombien, Uruguayen, Paraguayen c'est bonnet blanc et blanc bonnet....
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