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L'Atletico guéri ?

L'Atletico de 2011-2012 est l'équipe la plus étonnante de ce début de Liga. Mais ce qui encore plus étonnant c'est qu'elle est aussi la plus sereine. La fin de la déglingue ?

«  On ne va pas se mentir, c'était un vrai bordel. On abordait les rencontres comme de matchs de cour d'école. On nous envoyait des grands ballons devant et on essayait de bien leur rendre. A tel point que les matchs devenaient excitant pour le public » . Diego Forlan a traîné ses boucles d'or à l'Atletico pendant quatre saisons. Jamais il n'y a trouvé la sérénité d'un club mûr ou la quiétude d'une institution centenaire. Javier Aguirre, Abel Resinos ou même Quique Sanchez Flores n'ont jamais réussi à relaxer les rouges et blanc « j'aimerais un Atletico régulier, pas un jour très bon et le lendemain très mauvais » , priait Quique, petit neveu de Lola Flores, idole du folklore espagnol. Resinos crut même trouver l'antidote : « ma solution pour faire marcher droit cette équipe qui se comportait comme un boxeur persuadé de sa force brute sur le ring, pour domestiquer ce pur-sang enragé, c'était de jouer avec une défense très haute quasiment jusqu'au milieu de terrain. Ça a fonctionné un temps » . Mais depuis que Gregorio Manzano a ouvert sa consultation sur le banc des matelassiers, l'Atleti va mieux. Diagnostic.

C'était pourtant loin d'être gagné pour les sudistes. Avec les départs de Sanchez Flores, de Forlan et la telenovela d'Aguero, l'institution s'est trouvée plus que fragilisée entre portes qui claquent et vrai faux adieux. Mais en mai, une vieille gloire prend les commandes de la direction technique. Jose Luis Caminero (champion d'Espagne avec l'Atletico en 1996) met de l'ordre, prend en main l'effectif du club et tape dans le tas. Résultat : 15 départs dont Aguero, Forlan et De Gea. 12 arrivées dont Falcao (40 millions), Turan (20 millions) et Diego (prêt). Avec 65 millions d'euros dépensés, les matelassiers se font plaisir et achètent intelligent. Au bout de 4 journées Falcao est (déjà) en tête du classement des buteurs aux côtés de Messi et Soldado. Le colombien fait peur : premier hat trick lors de sa deuxième titularisation, suivi d'un doublé la journée suivante. Au total avec 11 frappes cadrées et 5 buts, c'est le colombien qui régale. Waka-waka.

Je vais bien, tout va bien

Malgré un début de Liga poussif (nul contre Osasuna, défaite à Valence), l'Atletico explose les portes qui se présentent à base de 2-0 contre le Celtic en UEFA League, 4-0 au Racing (le même qui tient en échec le Real une semaine plus tard) et 4-0 contre Gijon. Avec 8 buts marqués en trois matchs de championnat, l'Atletico c'est la troisième force de frappe derrière Real et Barça (ex-aequo avec Valence et Villarreal). Certes d'abord, après 4 journées de championnat, le bilan est le même que l'an passé : 2 victoires, 1 nul, 1 défaite. Certes encore, l'an passé l'attaque madrilène en était déjà à 8 pions au même instant. Mais quelque chose a changé cette année. Même si l'hystérie est souvent séduisante, c'est dans la discrétion que se fabriquent les grandes œuvres. C'est donc dans le calme et la raison que ces 8 banderilles ont été plantées. Cette saison la défense n'a pris qu'un seul pion (à Valence). Mieux, lors des trois derniers matchs, les matelassiers n'ont eu à souffrir que d'une seule frappe cadrée. Quelque chose a changé au bord du Manzanares. Oui mais quoi ?

Pour l'amour du cuir

« Nous essayons de former une équipe de joueurs doués techniquement. Ce serait absurde de faire autrement. Nous voulons changer le jeu de l'Atletico et privilégier le traitement du ballon. De la possession et de la circulation. C'est le bon chemin, La seule chose qui nous a manqué contre Osasuna et Valence c'est l'efficacité mais petit à petit on se rapproche de l'objectif » . Fini les grand ballons sur la poitrine de Forlan ou dans la course d'Aguero. Maintenant les colchoneros caressent le cuir et y prennent plaisir. Le Toque façon matelassier ça donne une moyenne de 497 passes réussies par match (352 en 2010-2011) seulement dépassée par le Barça, référence absolue en la matière (795 pas match quand même). Au milieu, on se régale avec Gabi (3 passes décisives contre Gijon), Turan (82% de passes réussies par match) et Diego, l'autre génie brésilien ressuscité. Et puis devant il y a Radamel.


Ce soir Falcao y sera c'est certain. Diego, lui, c'est moins sûr (cuisse). Alors le 11 de Manzano pourrait prendre la forme d'un 4-3-3 avec deux faux ailiers comme Turan à gauche et Reyes à droite. L'Atletico ressemblera donc à ça : Courtois/Felipe Luis-Dominguez-Miranda-Silvio/Koke-Mario Suarez-Gabi/Turan-Falcao-Reyes. Les amoureux du cuir seront au complet quand Diego entrera, en deuxième période, histoire de se glisser entre les lignes catalanes. Mais on a beau se démener, on reste ce que l'on est. Barça-Atletico c'est le derby du but comme on l'appelle ici. Car ces deux-là ne se séparent jamais avant d'avoir réglé quelques comptes entre amis, jamais avant d'avoir planté une moyenne de 4,7 buts par matchs depuis 4 ans. Ce soir les matelassiers sauront. Changer, c'est bien. S'améliorer c'est mieux.

Thibaud Leplat, à Madrid

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