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L'Atlético gagne son derby, Séville remercie Giovani

Il y a bien une vie après le Clásico en Espagne. Même lorsque les deux géants ne sont pas au programme, on assiste à du beau spectacle et des revirements de situation fous, comme Séville l'a fait contre Villarreal (2-1). Sinon, Málaga a explosé le Rayo Vallecano.

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Samedi soir, une bonne partie de l'Europe était derrière son écran pour observer le récital proposé par le Real Madrid devant un Barça étouffé par la tornade blanche. Un match qui ne doit cependant pas cacher l'autre Liga, tout aussi intéressante à suivre. Dans le stade de Sánchez-Pizjuán, le FC Séville souhaitait profiter de la défaite de Barcelone pour se retrouver co-leader du championnat. Parce que oui, les Sévillans réalisent eux aussi un excellent début de saison. Pour ce faire, les Palanganas devaient, avec l'aide d'un Kevin Gameiro titulaire, glaner leur septième succès en championnat face à Villarreal. Pas une mince affaire, quand on sait que le sous-marin jaune est lui aussi en pleine bourre, avec quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues.

Après un premier round d'observation, les visiteurs dégainent leur première action collective. À la limite du hors-jeu, Ikechukwu Uche décale Bruno pour une frappe enroulée du gauche. C'est juste à côté de la lucarne. Séville a compris, il faut mettre le bleu de chauffe. D'un corner direct, Gerard Deulofeu touche le poteau extérieur de Sergio Asenjo, puis le gardien valencien doit s'employer sur une tentative à ras de terre de Coke. Paré d'un 4-4-2 diablement efficace, Séville devient de plus en plus dangereux, et presse son adversaire. Sur un nouveau mouvement, Víctor Ruiz est à la rue et manque de tromper son propre gardien. D'une bonne intensité, la partie ne trouve toujours pas de buteur, la faute au gardien sévillan Beto, auteur d'une double parade ahurissante devant Manu Trigueros, puis Uche (44e).

Suárez sonne la révolte


Le duel entre représentants ibériques en Ligue Europa tourne ensuite au sanglant, à l'image de Coke. Obligé de se faire recoudre l'arcade sur le bord du terrain, le capitaine sévillan n'abandonne pas pour autant son navire. Si la technique est au rendez-vous de l'affiche, les acteurs manquent de précision dans le dernier geste, où Luciano Vietto ne trouve que la tribune populaire sévillane. Dès lors, la partie se transforme en jeu d'échecs. Et Villarreal y tire son épingle : bénéficiant d'une accélération de Giovani dos Santos, Cani oriente une passe délicieuse dans la course de Vietto. À l'instinct, La Joya ajuste Beto d'un joli piqué (78e). Mais chez lui, Séville ne flanche pas. Les Andalous reviennent d'abord dans la partie grâce à la persévérance de Denis Suárez (88e), puis peuvent remercier Giovani. Lent comme un scooter bridé, le Mexicain est devancé dans sa relance et accroche Benoît Trémoulinas dans la surface. Un penalty en forme de bénédiction pour Carlos Bacca, qui propulse Séville en tête de la Liga en cinq minutes (90+3e). Difficile de faire un final plus haletant.

Super Mario, c'est Mandžukić


Bourreau de Séville il y a un mois, l'Atlético Madrid avait une suprématie citadine à faire valoir. Dans la banlieue sud de la capitale, Getafe souhaitait accrocher le dernier finaliste de la Ligue des champions. Capitaine des Azulones, Alexis Ruano rend la vie dure à Mario Mandžukić, énervé par un marquage défensif peu à son goût. Le Croate rendra la pareille en mettant à terre son garde du corps sur corner, juste avant d'ouvrir le score en renard (40e). Sans broncher, le buteur des Matelassiers continue d'essuyer les crampons adverses. Dans tous ces bouchons, l'ambiance tourne à l'embrouille quand Ruano cogne Mandžukić. Puis, dans la confusion, Miranda dégage Juan Rodríguez des bras. Le corps arbitral reste maître de la situation et vire le coupable initial. En supériorité numérique, l'Atlético doit rester vigilant, comme sur ce sauvetage de Moyá sur un centre de Sammir. Au vu des débordements incessants de Yoda, Getafe ne lâche rien, mais ne récoltera que les honneurs. De son côté, le champion d'Espagne passe cinquième, à deux points du Barça.

Málaga dégomme le Rayo, triste Espanyol


Il n'aura fallu que 45 minutes à La Rosaleda pour comprendre que le Rayo Vallecano allait repartir d'Andalousie bredouille. Garcia Sánchez (6e), Sergi Darder (21e) puis Juanmi Jimenez (45e) ont rapidement permis à leurs supporters de donner de la voix et se payer une Estrella bien fraîche à la mi-temps, la conscience tranquille. Histoire de définitivement boucler le dossier, les Boquerones s'offrent un dernier plaisir par Amrabat sur penalty (49e). De quoi profiter d'une séance de bronzage depuis les tribunes en deuxième période. Sinon, la ville de Barcelone aura décidément connu un week-end bien pâle, puisque l'Espanyol Barcelone a dû concéder un nul sans saveur contre le Deportivo La Corogne (0-0). Oui, la Liga, c'est parfois moins emballant.

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Par Antoine Donnarieix
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