1. //
  2. // 9e journée
  3. // Résumé

L'Atlético gagne son derby, Séville remercie Giovani

Il y a bien une vie après le Clásico en Espagne. Même lorsque les deux géants ne sont pas au programme, on assiste à du beau spectacle et des revirements de situation fous, comme Séville l'a fait contre Villarreal (2-1). Sinon, Málaga a explosé le Rayo Vallecano.

Modififié
4 6
Samedi soir, une bonne partie de l'Europe était derrière son écran pour observer le récital proposé par le Real Madrid devant un Barça étouffé par la tornade blanche. Un match qui ne doit cependant pas cacher l'autre Liga, tout aussi intéressante à suivre. Dans le stade de Sánchez-Pizjuán, le FC Séville souhaitait profiter de la défaite de Barcelone pour se retrouver co-leader du championnat. Parce que oui, les Sévillans réalisent eux aussi un excellent début de saison. Pour ce faire, les Palanganas devaient, avec l'aide d'un Kevin Gameiro titulaire, glaner leur septième succès en championnat face à Villarreal. Pas une mince affaire, quand on sait que le sous-marin jaune est lui aussi en pleine bourre, avec quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues.

Après un premier round d'observation, les visiteurs dégainent leur première action collective. À la limite du hors-jeu, Ikechukwu Uche décale Bruno pour une frappe enroulée du gauche. C'est juste à côté de la lucarne. Séville a compris, il faut mettre le bleu de chauffe. D'un corner direct, Gerard Deulofeu touche le poteau extérieur de Sergio Asenjo, puis le gardien valencien doit s'employer sur une tentative à ras de terre de Coke. Paré d'un 4-4-2 diablement efficace, Séville devient de plus en plus dangereux, et presse son adversaire. Sur un nouveau mouvement, Víctor Ruiz est à la rue et manque de tromper son propre gardien. D'une bonne intensité, la partie ne trouve toujours pas de buteur, la faute au gardien sévillan Beto, auteur d'une double parade ahurissante devant Manu Trigueros, puis Uche (44e).

Suárez sonne la révolte


Le duel entre représentants ibériques en Ligue Europa tourne ensuite au sanglant, à l'image de Coke. Obligé de se faire recoudre l'arcade sur le bord du terrain, le capitaine sévillan n'abandonne pas pour autant son navire. Si la technique est au rendez-vous de l'affiche, les acteurs manquent de précision dans le dernier geste, où Luciano Vietto ne trouve que la tribune populaire sévillane. Dès lors, la partie se transforme en jeu d'échecs. Et Villarreal y tire son épingle : bénéficiant d'une accélération de Giovani dos Santos, Cani oriente une passe délicieuse dans la course de Vietto. À l'instinct, La Joya ajuste Beto d'un joli piqué (78e). Mais chez lui, Séville ne flanche pas. Les Andalous reviennent d'abord dans la partie grâce à la persévérance de Denis Suárez (88e), puis peuvent remercier Giovani. Lent comme un scooter bridé, le Mexicain est devancé dans sa relance et accroche Benoît Trémoulinas dans la surface. Un penalty en forme de bénédiction pour Carlos Bacca, qui propulse Séville en tête de la Liga en cinq minutes (90+3e). Difficile de faire un final plus haletant.

Super Mario, c'est Mandžukić


Bourreau de Séville il y a un mois, l'Atlético Madrid avait une suprématie citadine à faire valoir. Dans la banlieue sud de la capitale, Getafe souhaitait accrocher le dernier finaliste de la Ligue des champions. Capitaine des Azulones, Alexis Ruano rend la vie dure à Mario Mandžukić, énervé par un marquage défensif peu à son goût. Le Croate rendra la pareille en mettant à terre son garde du corps sur corner, juste avant d'ouvrir le score en renard (40e). Sans broncher, le buteur des Matelassiers continue d'essuyer les crampons adverses. Dans tous ces bouchons, l'ambiance tourne à l'embrouille quand Ruano cogne Mandžukić. Puis, dans la confusion, Miranda dégage Juan Rodríguez des bras. Le corps arbitral reste maître de la situation et vire le coupable initial. En supériorité numérique, l'Atlético doit rester vigilant, comme sur ce sauvetage de Moyá sur un centre de Sammir. Au vu des débordements incessants de Yoda, Getafe ne lâche rien, mais ne récoltera que les honneurs. De son côté, le champion d'Espagne passe cinquième, à deux points du Barça.

Málaga dégomme le Rayo, triste Espanyol


Il n'aura fallu que 45 minutes à La Rosaleda pour comprendre que le Rayo Vallecano allait repartir d'Andalousie bredouille. Garcia Sánchez (6e), Sergi Darder (21e) puis Juanmi Jimenez (45e) ont rapidement permis à leurs supporters de donner de la voix et se payer une Estrella bien fraîche à la mi-temps, la conscience tranquille. Histoire de définitivement boucler le dossier, les Boquerones s'offrent un dernier plaisir par Amrabat sur penalty (49e). De quoi profiter d'une séance de bronzage depuis les tribunes en deuxième période. Sinon, la ville de Barcelone aura décidément connu un week-end bien pâle, puisque l'Espanyol Barcelone a dû concéder un nul sans saveur contre le Deportivo La Corogne (0-0). Oui, la Liga, c'est parfois moins emballant.

⇒ Résultats et classement de Liga

Par Antoine Donnarieix
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Note : 1
Y'a qu'un derby les gars, c'est contre le Real, et basta. Le Geta ou le Rayo c'est un derby pour la presse, sur le terrain c'est un match comme les autres! Victoire qui fait du bien pour suivre le peloton. Et à ceux qui disent que la Liga c'est chiant à cause du Real et du Barça, les cinq premiers se tiennent en 2 points après certes que 9 matchs, mais quand même. Oui derrière y'a un trou, et alors??!
MetekoO : Tu as vu le match j'imagine. C'était tout sauf un match normal: Coups bas, insultes, crachats... Désolé mais en tant que fan de Liga je ne peux pas te laisser insinuer que ce match n'avait pas de tension particulière!
Message posté par elborracho
MetekoO : Tu as vu le match j'imagine. C'était tout sauf un match normal: Coups bas, insultes, crachats... Désolé mais en tant que fan de Liga je ne peux pas te laisser insinuer que ce match n'avait pas de tension particulière!


J'étais en double écran avec le OL/OM, mais c'est pas un derby au sens propre du terme. C'est le genre de match un peu tendu de temps en temps mais rien de bien méchant quoi...Pour en avoir vécu deux à Calderon c'est pas la même ambiance contre le Real, je peux te le dire!

En gros c'est parfois tendu, mais le plus souvent c'est un match normal!
ElSevillistaAndrésIniestaLuján Niveau : DHR
Ha Séville que je t'aime, et oui, on est leader avec le Barça certes les Blaugranas sont devant à la différence de but: FC Sevilla (+8) et FC Barcelone (+20) mais bon, les sévillans ont 22 points comme le Barça, y a de quoi être très fier de cette équipe quand on est supporter du plus grand club d'Andalousie.

Je vis et travaille à Séville, j'ai donc l'occasion de voir fréquemment des matchs des Palanganas, j'étais donc au stade, bon ben on a galéré, l'arbitre a pris une décision en notre faveur, les matelots du "Sous Marin jaune" ont très bien joué, le petit Vietto fait un super match, son but est pas mal, le petit piqué devant le gardien Beto est juste magnifique...le gardien portugais fait une de plus de bonnes performance avec le FC Séville.

Sinon super ambiance au stade et dehors dans Séville, un grand moment au stade Ramon Sanchez Pizjuan pour les fans des Sevillistas.
Johanromabatimessi Niveau : Loisir
Message posté par MetekoO
Y'a qu'un derby les gars, c'est contre le Real, et basta. Le Geta ou le Rayo c'est un derby pour la presse, sur le terrain c'est un match comme les autres! Victoire qui fait du bien pour suivre le peloton. Et à ceux qui disent que la Liga c'est chiant à cause du Real et du Barça, les cinq premiers se tiennent en 2 points après certes que 9 matchs, mais quand même. Oui derrière y'a un trou, et alors??!


Tu diras ça au Sevillans quand le Betis jouais en première division. Le derby entre le Betis et le fc Seville est très chaud !
Message posté par ElSevillistaAndrésIniestaLuján
Ha Séville que je t'aime, et oui, on est leader avec le Barça certes les Blaugranas sont devant à la différence de but: FC Sevilla (+8) et FC Barcelone (+20) mais bon, les sévillans ont 22 points comme le Barça, y a de quoi être très fier de cette équipe quand on est supporter du plus grand club d'Andalousie.

Je vis et travaille à Séville, j'ai donc l'occasion de voir fréquemment des matchs des Palanganas, j'étais donc au stade, bon ben on a galéré, l'arbitre a pris une décision en notre faveur, les matelots du "Sous Marin jaune" ont très bien joué, le petit Vietto fait un super match, son but est pas mal, le petit piqué devant le gardien Beto est juste magnifique...le gardien portugais fait une de plus de bonnes performance avec le FC Séville.

Sinon super ambiance au stade et dehors dans Séville, un grand moment au stade Ramon Sanchez Pizjuan pour les fans des Sevillistas.


L'ambiance avait effectivement l'air très sympa. Tout le stade chantant l'hymne, très bel hymne d'ailleurs, avant le coup d'envoi c'était pas mal du tout.

Sinon simple curiosité: expatrié à Séville? Tu fais quoi comme taf, parce qu'avec un taux de chômage de 50 % chez les jeunes, je savais pas qu'ils embauchaient à l'étranger.

Super ville au demeurant.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
4 6