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  2. // 16è
  3. // Lazio/Atletico Madrid (1-3)

L'Atletico enterre la Lazio

Largement supérieur à son adversaire du soir, l’Atletico Madrid s’impose 3-1 sur le terrain de la Lazio Rome, en seizièmes de finale aller de l’Europa League. Les Romains ont ouvert le score par Klose, mais le trio Diego-Adrian-Falcao leur a ensuite fait vivre un véritable calvaire.

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Lazio - Atletico Madrid 1-3
Buts : Klose 19' / Adrian 27', Falcao 37' et 63'

Trop fort. L’Atletico Madrid était tout simplement trop fort, ce soir, pour la Lazio Rome. Les Madrilènes s’imposent facilement sur la pelouse du club italien (1-3), et compostent quasiment dès le match aller leur billet pour les huitièmes de finale. Rien à dire. Les Madrilènes ont été plus réalistes, plus talentueux, plus déterminés. Meilleurs, quoi. Tout simplement. Trop d’absents importants, notamment en défense, du côté de la Lazio, pour pouvoir rivaliser avec un adversaire qui a retrouvé une totale confiance depuis l’arrivée sur son banc de Diego Simeone. Et puis, il y a Falcao. Un type qui vous la fout au fond dès qu’il le peut, qui a inscrit 17 buts lors de la dernière campagne européenne, et qui a bien l’intention d’honorer son rang de recordman de cette compétition. Avec Diego et Adrian, le Colombien forme un trio de très haut niveau, qui a rayonné ce soir. L’équipe madrilène a été virevoltante, et s’affirme comme l’un des réels favoris de la compétition. Grosse déception, en revanche, du côté de la Lazio. Les Romains, troisièmes de Serie A, n’ont jamais été en mesure d’inquiéter leur adversaire du soir, et ont scoré sur un cadeau du gardien belge de l’Atletico. Les conséquences d’un mercato raté, et de trop nombreuses blessures, qui conditionnent inévitablement les prestations d’une équipe obligée de jouer deux fois par semaine, et qui n’a clairement pas le banc pour. Si cette équipe là vise la qualification en Ligue des Champions, il va falloir beaucoup, beaucoup bosser.

Courtois courtois avec Klose

La rencontre débute par une séquence émotions. Diego Simeone, ancien chouchou du stadio Olimpico, est emmené sous la Curva Nord. Une immense banderole est déployée dans le virage : « Bon retour à la maison, Cholo » . Le stade chante en son honneur, et le coach de l’Atletico a les larmes aux yeux. « Impressionnant » déclare-t-il, très ému, au moment de débuter la rencontre. Falcao, lui, n’est pas vraiment ému. Après seulement 50 secondes de jeu, le Colombien est déjà à deux doigts d’ouvrir le score, avec une frappe croisée qui vient tutoyer la barre. L’Atletico Madrid quadrille bien le terrain et la Lazio, toujours décimée par les absences, n’arrive pas à rentrer dans son match. La défense romaine semble toujours sur le fil, mais les Colchoneros n’en profitent pas. Pire. A la 19ème minute, c’est la Lazio qui passe. Candreva tente sa chance aux 30 mètres. Sa frappe est fuyante mais pas irrésistible, Courtois nous fait le coup des gants savonnettes, Klose surgit et score, en bon vieux renard des surfaces. 1-0 pour la Lazio. Pas franchement logique.

Le but romain froisse les Madrilènes, qui se ruent à l’attaque. Simeone a déjà oublié l’émotion du début de match, et gueule après ses joueurs. Ca marche. Cinq minutes plus tard, Falcao monte très haut dans la surface et dévie un centre pour Adrian, qui fusille Marchetti à bout portant. Hors-jeu ? Non. Zauri, monsieur une bourde par match, tient Adrian en jeu. Les joueurs d’Edy Reja sont sonnés et l’Atletico a envie d’enfoncer le clou. La Lazio ne construit rien, presse à peine, et c’est un boulevard pour l’Atletico, largement au-dessus techniquement. Et le second but en est l’illustration. Adrian sert Diego en aile de pigeon, l’ancien de la Juve manque son tir, mais Falcao surgit devant Konko et transforme ce tir foiré en passe décisive. 1-2. Situation renversée. Falcao, sorte de clone entre Salas et Zamorano, inquiète encore Marchetti d’une tête plongeante. La mi-temps est libératrice pour la Lazio, qui, à ce moment là, ne semble avoir aucune ressource pour réagir.

Show, show, Falcao

Encore un blessé en défense pour Edy Reja. Stankevicius doit remplacer Biava, touché à la cuisse. L’Atletico attaque la seconde période de la même façon : sûr de sa force. La Lazio le sait : elle doit au moins accrocher le nul pour conserver des chances de qualification. Du coup, les biancocelesti, à défaut de construire du beau jeu, tentent leur chance de loin. D’abord Candreva. Pas cadré. Puis Hernanes. Cadré, mais pas dangereux. Forcément, à force d’attaquer, les locaux libèrent des espaces derrière. Adrian en profite avec une sacrée percée, conclue par une magnifique talonnade : la frappe de Koke est sauvée sur sa ligne par Zauri. Voilà qui ne calme pas les ardeurs romaines. Le plus actif est sans aucun doute Hernanes, qui tente tout. D’abord une tête que Courtois bloque, puis une frappe du gauche que le portier belge voit passer à quelques centimètres de son poteau. Edy Reja tente de jouer le carte Kozak, le jeune avant-centre qui a souvent débloqué des situations impossibles. Malheureusement, c’est l’effet inverse qui se produit.

En contre, Diego sert Adrian, qui centre pour Falcao : le Colombien doit juste pousser le cuir au fond des filets. 3-1. Facile, facile pour l’Atletico. A partir de là, la Lazio disparaît totalement du terrain. L’Atletico marche sur l’eau et pourrait aggraver le score. Adrian et Diego, intenables, se baladent, tandis que Diakité a toutes les peines du monde pour stopper Falcao. Simeone, serein sur son banc, fait tourner son effectif. A 3-1, l’Argentin n’est pas dupe : le score, et même la qualification, est déjà en poche. Arda, tout juste entré en jeu, est tout proche d’en planter un quatrième, avec une frappe lointaine qui donne des sueurs froides au pauvre Marchetti. La Lazio a le moral dans les chaussettes et les Colchoneros, compatissants, décident de ne pas remuer le couteau dans la plaie, et s'imposent 3-1. Ce soir, les biancocelesti sont totalement passés à côté de leur match. A moins que ce ne soit les rojiblancos qui aient réalisé le match parfait. Libre appréciation.

Eric Maggiori
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gravegwesk Niveau : DHR
Si seulement Djib' etait resté... Non j'deconne !!
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