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  2. // Ce qu'il faut retenir de la 14e journée

L’Atlético en embuscade, Sanabria porte Gijón

Alors que le Barça a connu son premier accroc en Liga depuis sept journées, son dauphin madrilène de l’Atlético a su en profiter en revenant à deux points du leader. De l’autre côté du classement, la bonne opération du week-end est à mettre au profit d’un Sporting Gijón qui dit gracias à sa pointe Sanabria.

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L’équipe du week-end : Atlético de Madrid


Digne successeur de Thibaut Courtois, Jan Oblak se veut même un mur encore plus imperméable que le Belge. Avec une nouvelle clean sheet acquise au Nuevo Los Cármenes, le portier slovène enchaîne ainsi sa quatrième rencontre de Liga sans encaisser le moindre but. Une solidité défensive folle - les Colchoneros forment, avec six pions encaissés, la meilleure assise défensive d’Espagne - qui, couplée à la forme resplendissante d’Antoine Griezmann, fait de l’Atlético le véritable dauphin du FC Barcelone. Encore buteur, le Français a inscrit le but du break en seconde période. Avant lui, la tour de contrôle Godín venait d’ouvrir le score sur coup de pied arrêté. Cette recette offre un succès sans stress face à Grenade (0-2) et rappelle qu’elle avait mené les Matelassiers au titre domestique en 2014. Désormais à deux petits points des Blaugrana, et avec un calendrier plutôt favorable, ils peuvent espérer coller aux basques du leader catalan jusqu’à la fin de saison, avant d’espérer mieux. Pour sûr, cet Atlético de Madrid est, comme le désire Diego Simeone, « une équipe chiante à jouer » . Et invaincue depuis septembre dernier.

Le Don Quichotte du week-end : Antonio Sanabria


Lorsqu’il accède au premier échelon national, le Sporting de Gijón s’inquiète. Interdit de recrutement à cause de comptes dans le rouge, il ne peut se renforcer que par le recrutement de joueurs en fin de contrat ou en prêt. Actuelle quatrième au classement, l’équipe des Asturies fait mieux que se défendre : elle surprend. Grand artisan de ce début d’exercice réussi, Alen Halilović, cédé par le FCB, a vu un autre joueur en prêt lui voler la vedette. Antonio Sanabria, jeune pointe paraguayenne de l’AS Roma, s’est défait à lui seul d’un autre promu, l’UD Las Palmas. D’abord renard des surfaces sur l’ouverture du score, puis à la reprise d’un centre dans les six mètres, il conclut son festival par un tacle rageur synonyme de 3-1. Plus qu’un show individuel, ce hat-trick permet au Sporting de se relancer après trois défaites consécutives : « Le plus important, c’est qu’au final, l’équipe décroche les trois points dans la course au maintien » . Une course au sauvetage qui passera indubitablement par les pieds du jeune Uruguayen.

Vous avez raté Real Sociedad - Eibar et vous n’auriez pas dû


Longtemps, le football basque de Primera était limité à son derby entre Athletic Bilbao et Real Sociedad. Depuis un an et demi, le panorama régional se délecte des exploits à répétition du petit Poucet de Liga. Mieux, ce début de saison voit même Eibar s’intercaler entre les deux historiques d’Euskadi. Un nouveau statut qui prend tout son sens dès le coup d’envoi du derby dominical disputé à Anoeta. Rapidement aux manettes par l’intermédiaire de l’inévitable Borja Baston, les petits Basques se mettent à espérer d’un nouvel exploit. Une espérance rapidement douchée par le Pichichi espagnol de cette Liga. Imanol Agirretxe, homme de base de la Real, peine pourtant à retrouver la mire à la suite de son égalisation. Après avoir queuté de nombreuses occasions franches, il voit même les Armeros à deux doigts de reprendre l’avantage. Ce, jusqu’à la 90e minute, lorsqu’il se trouve à la conclusion d’une magnifique action menée par Bruma. Finalement vainqueurs 2-1, les Txuri-Urdin repartent de l’avant et montrent, s’il le fallait encore, qu’Eusébio fait mieux que Moyes en trois rencontres.

La polémique de la machine à cafe con leche : Luis Suárez, coupable idéal, buteur génial


La presse madridista s’en gargarise. Luis Suárez, incarnation du diable, aurait récidivé à Mestalla en agressant Abdennour. Un retour des démons qui se trouve être, finalement, un mauvais geste bien involontaire. Au duel avec l’ancien Monégasque, il lui écrase le pied, puis lui marche dessus dans ce qui semble être une action des plus involontaires. Qu’importe, pour Marca et As qui voient là un moyen de taper sur l’ennemi blaugrana, en pleine bourre en comparaison du marasme merengue. Reste que la partition du Pistolero face aux Chés est un must du genre. D’abord limité à des ballons casse-croûte en première mi-temps, il prend le dos de la défense valencienne dès le début de la seconde et, bien aidé par un hors-jeu de quelques centimètres, vient tromper Domenech. Un bijou, tant par la définition de Luisito que par le positionnement de son corps pour résister au retour de son garde du corps Abdennour. Aujourd’hui deuxième meilleur buteur de Liga derrière son comparse Neymar, Luis Suárez vient par là même de marquer pour son huitième match consécutif. En costaud et sans morsure.

Le golazo du week-end : Jozabed


Défait sur la pelouse du Madrigal, le Rayo Vallecano a pourtant fait le show face à Villarreal. Plus que par son jeu en toque et en combinaison, le fanion madrilène a émerveillé par le golazo de Jozabed qui, à la suite d'une touche dans la course, envoie une fusée dans la lucarne d’Areola. Ficelle.

L’analyse définitive : avec Benzema et James, jouer devient possible


Après deux semaines de trêve, le Santiago Bernabéu retrouvait ses Merengues. Des retrouvailles placées sous le signe de l’hostilité : la débâcle du Clásico, présente dans toutes les têtes lors de cette réception du cousin germain de Getafe, resurgit dès l’entrée des joueurs sur la pelouse. Les « Florentino démission » et les huées envers Benítez laissent pourtant rapidement place aux olé et hourra des aficionados blancs. Karim Benzema, en feu dans la surface, et James Rodríguez, générateur automatique de caviars, ont, surprise, été les grands artisans de la plus belle mi-temps du Real de la saison. Double buteur, et vital pour créer des brèches pour ses comparses de la BBC, le Français a rappelé à tous qu’il était avant tout un très bon joueur de foot. Quant au Colombien, non remplacé pour la première fois depuis août, il a de nouveau étalé toute sa classe. À droite, à gauche, de l’intérieur, de l’extérieur, il a régalé de galettes ses coéquipiers et déclenché les second et troisième pions locaux. Suffisant pour montrer à Benítez que le jeu merengue passe invariablement par Benzema et James ?

Les déclas du week-end


« Il n’y a pas de meilleure manière de regarder le futur que de vivre le présent. C’est une mentalité qui habite le club, des magasiniers aux jardiniers. » Fidèle à sa philosophie du partido a partido, Diego Simeone reste toujours aussi évasif sur les ambitions rojiblancas. Son sourire, lui, raconte une tout autre vérité.
« Le public a compris notre plan de jeu. Pour obtenir quelque chose face à Barcelone, nous devions jouer comme ça. Nous venons de poser la première pierre pour commencer à s’améliorer. » Voro, entraîneur intérimaire de Valence ce samedi, gardera un souvenir enjoué de sa première sous la guérite de Mestalla. Et sa dernière, donc.
« Nous partons avec la petite désillusion de ne pas avoir remporté les trois points, mais le Depor est fort à domicile. » Et a contraint le FC Séville d’Unai Emery au nul. Un partage des points qui fait stagner les Andalous dans le ventre mou de la Liga.

Et sinon, que pasa


Débarqué cet été de Turquie, Cedric Bakambu s’est rapidement mis au diapason de la Liga. Mieux, il s’est même mué en sauveur de Villarreal lors de la réception du Rayo. Par deux pions en deuxième période, il renverse le tableau d’affichage et remet le Submarino Amarillo sur le chemin de la gagne après trois matchs sans victoire.

Málaga n’y arrive pas. Pourtant en supériorité numérique durant 70 minutes, les Andalous n’ont su inquiéter les Leones de San Mamés. Une piètre performance - la septième à l’extérieur sans marquer - qui leur permet pourtant de sortir de la zone rouge. Le temps d’une semaine si le jeu proposé reste aussi plat…

Lucas Pérez ne cesse de surprendre son monde. Buteur pour son cinquième match de suite, le jeune Espagnol permet au Deportivo La Corogne de croire en des lendemains chantants. Surtout, il donne du fil à retordre à Vicente del Bosque, toujours sans pointe fixe.

Dans le creux de la vague, le Celta s’accroche à son quatrième strapontin. En substance, c’est le grand enseignement de sa visite au Benito-Villamarin. Contrainte au nul par des Andalous toujours aussi fébriles à domicile, la bande au Toto Berizzo garde un petit point d’avance sur son premier poursuivant, Villarreal.


Par Robin Delorme, à Madrid
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Dans cet article

Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
Uruguayen ? Il est pas paraguayen plutôt le Sanabria ?
Vous me direz, c'est comme les africains, tous les mêmes !
pierre ménès 2.0 Niveau : Ligue 1
Message posté par Georgesleserpent 2.0
Uruguayen ? Il est pas paraguayen plutôt le Sanabria ?
Vous me direz, c'est comme les africains, tous les mêmes !


En effet.
Et puis le "jeune Lucas Perez" a quand même déja 27 ans.
Attention, c'est pas la première de Voro à Valence, en fait le type (ancien défenseur du club dans les années 80/90) est normalement délégué du club depuis une dizaine d'années, et fait souvent l'intérim (après Koeman, et Pellegrino aussi il me semble), avec de bonnes stats : 10 match, 8 victoires et 2 nuls! Et après, il reprend tranquillement son poste de délégué du club ;)
Thierry-henry-the-best Niveau : DHR
Ehh oui monsieur Robin Delorme on fait attention à tout ce qu'on écrit.

Je suis fier de vous commentateurs sofootiens. J'adore lire des avis matures et de connaisseurs de foot c'est pour ça que je me régale de vos commentaires (souvent ironiques haha) depuis 3 ans maintenant.

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