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  2. // 29e journée

L'Atalanta coule encore l'Inter, Parme en profite

Comme la saison dernière, l'Alatanta est venue s'imposer sur la pelouse de l'Inter, cette fois-ci sur le score de 2-1. Les Interisti perdent ainsi une place au classement au profit de Parme, qui a pris un point face au Genoa. Le Hellas Vérone se fait atomiser par la Sampdoria, 5-0.

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On appelle ça une bête noire. Une vraie. L’Atalanta est devenue, lors des dernières saisons, le cauchemar de l’Inter. Et la série noire se poursuit : aujourd’hui, les Bergasmaschi ont obtenu un sixième résultat positif consécutif contre les Interisti : trois victoires, trois nuls. Et celui-ci va avoir une sacrée influence au classement : un succès 2-1 obtenu à la 90e minute, grâce à un doublé de Bonaventura. Le même Bonaventura avait déjà participé, avec un but, à la victoire 4-3 de l’Atalanta à San Siro la saison dernière. Histoires de bêtes noires, qu’on vous disait. Comme l’année dernière, donc, les joueurs de Colantuono sont venus rafler les trois points sur la pelouse de l’Inter. Succès mérité ? On va dire que oui. Parce qu’ils y ont cru jusqu’au bout, et ce, malgré les nombreuses occasions de l’Inter en seconde période.

La première mi-temps de ce match pourrait se résumer à une minute de jeu. Entre la 35e et la 36e minute. Bonaventura, déjà lui, ouvre le score en contre-attaque, d’une frappe sèche du droit. À peine le temps d’exulter que l’Inter égalise déjà par Icardi, qui n’oublie pas, évidemment, de dédier son but à sa Wanda avec un joli T-shirt. Au retour des vestiaires, la formation de Mazzarri appuie sur l’accélérateur, et les occasions se multiplient. Guarín rate d’abord le cadre à quelques mètres des cages, avant de trouver la barre sur une frappe lointaine. Barre d’abord, puis poteau pour Palacio, sur un coup de tête lobé. Mais ce n’est rien comparé aux émotions des cinq dernières minutes. Jonathan sauve d’abord sur la ligne le tir du 2-1, et sur la contre-attaque, c’est au tour de Yepès d’enlever le ballon de la victoire des pieds d’Icardi, après un ballon repoussé, encore, par la barre. On se dirige vers un match nul, lorsque, sur un dernier coup de pied arrêté, Bonaventura, complètement oublié au second poteau, trompe Handanović de la tête. Quatrième succès de rang pour l’Atalanta, qui bondit à la huitième place. L’Inter, en revanche, rate une énorme occasion : non seulement, elle ne passe pas devant la Fiorentina, mais en plus, elle se fait rattraper par Parme. Putain de bête noire.

Parme grappille une place, le Hellas s'en mange cinq

Parme, donc. La formation de Donadoni grimpe aujourd’hui pour la première fois à la cinquième place de Serie A, à égalité avec l’Inter. Pourtant, les Parmesans ont connu ce midi un petit coup d’arrêt. Après trois victoires consécutives, Parme a concédé le nul à domicile face au Genoa (1-1). Tout s’est passé en première période : l’ouverture du score génoise par Cofié après une très belle action de Konate, puis l’égalisation parmesane signée Schelotto d’une frappe puissante. En seconde période, Parme aurait mérité de s’imposer, mais n’est pas parvenu à inscrire le but de la victoire, un peu par manque de réalisme, un peu à cause du gardien génois. Les deux plus grosses occasions sont tombées sur les pieds d’Amauri et Parolo, mais ni l’un ni l’autre n’ont réussi à tromper la vigilance de Perin. Le nul permet à Parme d’aligner un 17e match sans défaite en Serie A (!) et de grimper pour la première fois de la saison sur la cinquième marche du classement. Mercredi soir, le test ultime : un déplacement à Turin pour y affronter la Juve, dernière équipe en date à avoir fait chuter les Parmesans, le 2 novembre dernier.

La défaite à domicile de l’Inter et le nul de Parme aurait pu faire les affaires du Hellas Vérone, huitième de Serie A avant le début de cette journée. Il aurait fallu, pour ce, faire un résultat sur la pelouse de la Sampdoria. Tu parles. À Gênes, le Hellas a pris une raclée qui ne souffre d’aucune contestation : 5-0, merci, au revoir. Il s’agit de la plus grosse rouste subie par le club véronese depuis dix ans : la dernière remontait au 5 avril 2004, un 6-0 encaissé sur la pelouse d’Avellino, en Serie B. Dix années plus tard, donc, les Veronesi se vautrent encore, et la défaite fait mal. Il s’agit là d’un troisième revers consécutif en championnat, celui-ci mettant un point final aux rêves européens du Hellas. En revanche, pour la Sampdoria, c’est un succès salutaire. L’équipe de Mihajlović, après le 0-3 encaissé sur la pelouse de l’Atalanta, avait besoin de se rassurer. C’est chose faite, avec la plus large victoire de la saison, qui lui permet de passer devant le Milan AC (qui se déplace ce soir à Rome) et le rival, le Genoa. La victoire n’a pas mis longtemps à se dessiner : Sansone ouvre le score dès la 4e minute. Dans la foulée, le Hellas pousse et s’offre deux-trois grosses occasions pour égaliser, sans y parvenir. Cela aurait évidemment changé le cours du match. Car derrière, la Samp double la mise, puis tue tout suspense juste avant la pause par Soriano, qui s’offre un doublé au retour des vestiaires. Palombo ponctue la goleada à l’heure de jeu. Un petit événement : le capitaine génois n’avait plus marqué depuis le 25 août 2011, lors d’un match de Serie B. Belle histoire.

Le Toto des records

Un petit but : c’est ce dont ont eu besoin Bologne et l’Udinese pour passer un bon après-midi et se donner de l’air. L’Udinese, après sa cruelle défaite sur la pelouse de la Roma la semaine dernière, s’est imposée 1-0 face à Sassuolo grâce à un but de l’inévitable Di Natale, le jour où il devient le joueur le plus capé de l’histoire du club frioulan. Un but inscrit de la tête à la 26e minute, et qui a suffi au bonheur du stadio Friuli. Un stadio Friuli qui a beaucoup vibré en seconde période, d’abord de peur lorsque Di Natale a raté le pénalty du 2-0, puis de joie lorsque Floccari, en fin de rencontre, a manqué à son tour le pénalty du 1-1 en tirant sur le poteau. Ce court succès permet à l’Udinese de s’éloigner a priori définitivement de la zone rouge, avec dix points d’avance sur Livourne, premier relégable. Une saison à oublier, toutefois, où les tifosi n’ont désormais plus qu’un seul objectif : voir leur Toto national dépasser Del Piero, Signori et Hamrin au classement des meilleurs buteurs de l’histoire de la Serie A. Pour ce, il ne lui manque plus que quatre buts. Fastoche ?

Enfin, Bologne s’est également imposé sur la plus petite des marges face à Cagliari. Un match tendu, serré, décidé par un pénalty de Christodoulopoulos à quinze minutes du terme. La victoire est capitale pour Bologne, qui sort ainsi de la zone de relégation, profitant des défaites du Chievo et de Livourne. Le chemin vers le maintien est encore long, mais ces trois points face à un concurrent direct sont salutaires. Oui, car on peut désormais considérer Cagliari comme un candidat au maintien. Les Sardes n’ont remporté qu’un seul de leurs huit derniers matchs de Serie A, et ne comptent que cinq points d’avance sur la zone de relégation. Cette lutte pour le maintien risque de faire au moins autant rage que celle pour l’Europe.

Les résultats :

Torino - Livourne 3-1
Immobile 25', 60' et 67' / Siligardi 89'

Chievo - AS Roma 0-2
Gervinho 17', Destro 42'

Parme - Genoa 1-1
Schelotto 31' / Cofie 21'

Inter - Atalanta 1-2
Icardi 36' / Bonaventura 35' et 90'

Bologne - Cagliari 1-0
Christodoulopoulos 78'

Sampdoria - Hellas Verona 5-0
Sansone 4', Renan 23', Soriano 38' et 48', Palombo 58'

Udinese - Sassuolo 1-0
Di Natale 26'

Lazio - Milan, ce soir, 20h45

Catania - Juventus, ce soir, 20h45

Eric Maggiori
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