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  3. // FC Porto/Bayern Munich

L'art et la Madjer

En 1987, le Bayern Munich et le FC Porto se sont déjà échangés des amabilités en finale de C1. C'était à Vienne et, ce soir-là, les Portugais sont revenus de nulle part, alors qu'ils étaient menés et à la rue à la pause. Mais la science tactique d'Artur Jorge et le talent de Rabah Madjer ont fait le reste.

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Artur Jorge est un entraîneur d'une autre époque. Diplômé de l'école des coachs de Leipzig, l'entraîneur du FC Porto parle donc parfaitement allemand. En 1987, le moustachu est méconnu et inconnu. Même son football ne correspond pas aux standards de l'époque. Son credo ? « Conserver la capacité à surprendre » ses adversaires. En 1987, il est d'ailleurs l'un des premiers entraîneurs à faire appel au turn-over. Lui, bien entendu, ne l'appelle pas comme ça. Pour Jorge, c'est « l'équilibreur de tension » . Normal, quand on sait que son équipe de Porto compte 27 joueurs, dont 23 internationaux. Dans son staff, un certain professeur Neto s'enfile des stats de match. Précurseur, on vous dit.

Pourtant, en finale de la C1, les Portugais arrivent sur la pointe des pieds. En face, le Bayern Munich - qui vient de marcher sur le Real Madrid en demi-finale - ne fait pas attention à eux. En Allemagne, on ne voit pas comment le Bayern peut passer à côté d'un nouveau sacre. À tel point que Franz Beckenbauer, l'ancienne gloire du Bayern, alors sélectionneur du pays, parle de Porto comme « d'une petite équipe portugaise » et des siens comme du « grand Bayern » . Le genre de sortie qui met très mal à l'aise Udo Lattek, le coach bavarois. Bon, entre les deux, la rancœur est tenace. Mais la pression est clairement sur les épaules bavaroises. Surtout face à un adversaire privé de nombreux cadres blessés (Lima, Gomes, Casagrande et Pacheco).

Renouveau européen


Scénario parfait pour Jorge ? Pas forcément. Dans une Europe privée de clubs anglais depuis le drame du Heysel, Artur Jorge doit faire face aux nouvelles superpuissances venues de l'Est (l'année précédente, Bucarest avait remporté la C1). Alors en demi-finale, l'ogre Dynamo Kiev d'Oleg Blokhine mord la poussière (2-1 pour les Portugais lors des deux matchs). En finale, c'est le Bayern de Lattek. Et sur le papier, c'est fort : Jean-Marie Pfaff, Andreas Brehme, Lothar Matthäus, Michael Rummenige, Dieter Hoeness. Et puis Lattek, c'est un coach corrosif, vindicatif, explosif, arrogant et surtout sûr de lui. Un coach qui doit quitter la Bavière pour Cologne en fin de saison. C'est donc son jubilé. Il veut partir sur un titre. En finale au Prater de Vienne, le Bayern domine logiquement la première période. Entre le pressing chirurgical et la pression athlétique, les Portugais sont noyés. Kögl ouvre logiquement la marque à la 24e. À la pause, Jorge sort le discours fédérateur : « Pourquoi n'osez-vous pas ?  » Et les Portugais vont oser. Ainsi, João Pinto, Paulo Futre, Juary et Rabah Madjer vont se rappeler qu'ils savent jouer au football. Et plutôt bien.

Équilibre du vestiaire et Madjer


En 200 secondes, le FC Porto va tout renverser. Juary, le Brésilien entré à la pause à la place du milieu défensif Quim, centre dans la surface. L'Algérien Madjer, dos au but, brevette une folie : il se laisse dépasser par la gonfle et la rabat de l'intérieur du talon : 1-1. La Madjer est née. Deux minutes plus tard, Madjer, toujours lui, rend la pareille à Juary et donne un avantage définitif à Porto. Victoire et surprise totale sur la scène européenne. À la fin du match, Jorge peut se la raconter. « Il est important que le football puisse démontrer que l'on peut gagner avec des qualités différentes. » Dans l'euphorie d'un vestiaire, Jorge regarde Madjer et lui dit : « Tu es fou d‘avoir tenté une chose pareille » . 25 ans après le doublé historique de Benfica en C1, la coupe aux grandes oreilles retrouve le Portugal. Dans l'avion du retour, les joueurs portugais ont la banane. Ils vont pouvoir se goinfrer avec une prime de 170 000 francs chacun. Une autre époque.




Par Mathieu Faure
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