1. // Groupe B
  2. // Argentine/Nigeria (1-0)

L'Argentine trop facile ?

Entrée réussie pour les hommes de main de Diego. Sans forcer leur himalayesque talent, les Argentins ont dominé le Nigéria assez tranquillement. Un peu trop d'ailleurs ; attention à l'excès de confiance.

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L'Amour et la Violence. Soit des artistes devant, et des tueurs d'enfants derrière. On a coutume de dire qu'un Argentin, c'est ce qu'il y a de pire chez un Italien et un Espagnol. En football, ce serait plutôt ce qu'il y a de mieux. Le jeu du Barça devant, et celui de l'Inter derrière. Les cheveux au vent, Demichelis, Samuel, Heinze ou encore Jonas s'en donnent à coeur joie. Bel attentat de ce dernier d'ailleurs qui lui vaut un jaune bien mérité à la 41è. Quand il s'agit de mettre des coups, les Argentins ne sont définitivement pas les derniers. Mais plus encore que par la force, c'est par la technique qu'ils mettent en danger leurs adversaires. 37e minute : corner à la rémoise, Messi combine avec Di Maria, le décalage est fait, Leo ouvre bien son pied gauche, mais bon arrêt du gardien nigérian Eneyeama, qui avait bien anticipé. Heureusement pour les africains, le 2-0 était proche. Car l'Argentine a eu le mérite d'ouvrir très tôt le score, dès la sixième minute de jeu, sur une tête de Gaby Heinze, le champion de France.

L'avantage acquis, l'Argentine gère. Avec Mascherano en veilleur, elle peut voir venir. Maradona n'en a pas fait son capitaine pour rien. Reste que le meilleur sur le terrain, c'était bel et bien Juan Sebastian Veron. Revoir "la Brujita" (la petite sorcière) atténue la déception de ne pas retrouver Riquelme. Parce que l'ancien a régalé. Une superbe ouverture de 50 mètres pour Messi. Une roulette et une passe claquée de l'intérieur entre trois Nigérians. Un régal de remise en talonnade. Veron, c'est le patron. D'ailleurs, il profite d'un temps mort pour donner ses consignes à Maradona. Qui, finalement, ne s'est sans doute pas trompé en lui confiant la conduite du jeu argentin. Devant lui, Messi est en mode Barça: tranchant, incisif, facile comme papa dans maman au sein de la défense nigériane. Regret toutefois, un peu de déchets dans le dernier geste. Tevez, lui, est un peu décevant, et perd trop de ballons, mais en gagne autant qu'un milieu défensif. Grinta un jour, grinta toujours. Higuain n'est pas trop en vue et a raté ses duels. Di Maria n'est pas terrible terrible non plus, mais bon l'Argentine a des solutions sur le banc... Milito est rentré dix minutes, aussi efficace soit-il, c'était tout de même un peu juste pour planter.

Tactiquement, tout le monde se demandait comment aller jouer l'Albiceleste. Disons qu'en gros l'Argentine a joué en 4-2-3-1. Dans le détail, quatre salopards à plat ; Mascherano en six, pafait ; Veron un peu à sa droite, en véritable huit ; Di Maria à gauche, en roue libre ; Tevez tantôt à droite, tantôt partout ; Higuain plus ou moins en neuf ; et Messi en dix, avec la consigne d'aller là où bon lui semble. En gros hein. Une animation plus qu'un schéma, et surtout beaucoup de liberté, le maître mot avec Diego Maradona. Les Argentins ont tranquillement géré leur entrée dans cette Coupe du Monde. Le Nigéria, loin d'être dégueulasse (rendez-vous en huitièmes contre la France?), était tout de même un peu juste pour aller les chercher. D'ailleurs, ils n'ont pas trop essayé malgré quelques situations franchement chaudes en leur faveur. Conclusion : les Argentins sont super bons, et en plus, ils le savent. D'ailleurs, ils en font peut-être même un peu trop: entamer un toro quand on mène 1-0, est-ce bien sérieux ? Mais bon, on ne se refait pas. Et au final, ce n'est pas plus mal.

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