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L'Argentine se lance dans son week-end de fou

C'était le week-end coché par tous les fans de foot : celui des Clásicos. De vendredi soir à lundi soir, 15 derbys, plus ou moins sérieux, animeront la 24e journée du championnat argentin. Une petite folie, à la fois excitante, inéquitable et dangereuse.

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Et voilà la fameuse 24e journée. Le week-end fou d'un championnat très bizarre, la dernière invention de feu Don Julio Grondona. Pour la première fois depuis les années 80, l'Argentine dispute un championnat annuel. Mais pas n'importe lequel : 10 équipes sont montées, aucune n'est descendue. L'idée étant de décentraliser le tournoi et de se caler progressivement sur le modèle européen. La curiosité de ce drôle de bricolage était la « journée des Clásicos » . Nous y voici : 15 matchs, 15 derbys. Des vrais (River-Boca, Independiente-Racing, Huracán-San Lorenzo, Central-Newell's, Estudiantes-Gimnasia, Union-Colon, Lanus-Banfield), des arrangés (Defensa y Justicia-Arsenal, Godoy Cruz-San Martin de San Juan, Nueva Chicago-Argentinos, Temperley-Quilmes) et des carrément inventés pour l'occasion (Olimpo-Sarmiento, Rafaela-Belgrano, Tigre-Vélez, Aldosivi-Crucero del Norte), répartis sur quatre jours. De quoi remplir les stades et réunir les familles. Mais aussi envoyer chier l'équité du championnat et la - timide, voire hypocrite - politique de pacification des tribunes.

Injuste, et alors ?


Étrange, ce tournoi n'en est pas moins attirant. L'enjeu est partout : en haut, où pour la première fois depuis longtemps les Cinq Grands sont présents dans le top 6 (avec Rosario Central glissé au milieu), et en bas, où les deux derniers, Crucero del Norte et Nueva Chicago, n'ont pas (encore) dit leur dernier mot. Et même au milieu, où on se bat pour accéder aux liguillas, ces play-offs qualificatifs pour les coupes continentales (Libertadores et Sudamericana) de l'année prochaine. Sauf que dans ce sprint final, la hauteur des haies n'est pas la même pour tous.

Un exemple en haut : San Lorenzo, l'actuel leader, joue ce match bonus sur la pelouse d'Huracán, promu et 28e du championnat. Boca, son dauphin, se déplace lui au Monumental, où il affrontera River Plate, 5e avec un match en moins et récent champion d'Amérique latine. Même iniquité en bas : pendant qu'Huracán se tape le leader, Nueva Chicago et Crucero del Norte, ses poursuivants, jouent les 23e et 24e du championnat. Pas juste ? Non, mais personne ne se plaint. Car affronter son rival traditionnel est, chez les supporters, l'événement de l'année. Et que s'en plaindre signifierait être cagon (qui se chie dessus), pire insulte possible dans les codes très virils du football argentin.

Pic d'affluence et d'excitation


Samedi et dimanche, le spectacle ne s'arrêtera donc jamais. Les Clásicos s'enchaîneront, à Buenos Aires, Rosario, La Plata, Santa Fe et ailleurs. Cette journée est sans doute l'une des raisons du prolongement de l'interdiction des supporters adverses dans les stades argentins. Car comment, sinon, organiser autant de chocs un même jour dans une même ville ? Samedi après-midi, à Buenos Aires et dans sa banlieue, les supporters de Nueva Chicago, d'Huracán, d'Independiente et dans une moindre mesure de Tigre seront sur le pont, dans un pic d'affluence et d'excitation. Dans un pays où la violence et la corruption font trop régulièrement leur apparition dans et derrière les tribunes, permettre aussi aux visiteurs (Argentinos, San Lorenzo, Racing et Vélez) de faire partie de la fête aurait été aussi risqué qu'ingérable.

Parce qu'entre allées, venues et célébrations des uns et des autres, n'importe quelle rencontre entre barrabravas aurait pu terminer en baston. Quoi qu'il en soit, cette « journée des Clásicos » , alléchante sur le papier, est en contradiction avec la politique répressive du gouvernement et de la Fédération. D'un côté, l'AFA interdit depuis 2013 les déplacements - alors qu'elle sait que la cause majeure de violence se trouve dans les luttes internes pour contrôler l'argent sale de la barrabrava, argent donné ou laissé par les dirigeants de clubs et de partis politiques -, de l'autre elle se met en difficulté avec l'organisation d'un week-end exceptionnel et chaud bouillant. La conclusion est pour Messi : « Que ce week-end soit une fête pour l'Argentine, pas un drame supplémentaire. »

Par Léo Ruiz
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Bald&bearded Niveau : CFA2
C'est pas faute d'y mettre de la bonne volonté mais je capte rien à ce championnat et à son organisation.
j'aurais plus vu Banfield - Temperley comme derby plutot que Banfield - Lanus.. surtout que Quilmes - Lanus ça le fait.. mais bon ne chipotons pas
Message posté par Bald&bearded
C'est pas faute d'y mettre de la bonne volonté mais je capte rien à ce championnat et à son organisation.


Idem. C'est pas possible de prendre un paragraphe juste pour essayer d'expliquer correctement comment ça marche?
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Y a un truc que je ne comprends pas, vu que vous parlez d'iniquité : cette "journée des clasicos" est une journée classique (même si particulière) s'insérant dans le calendrier ou alors c'est une journée bonus, en plus des autres. Car si c'est le premier cas, je ne verrais pas le problème puisque toutes les équipes sont normalement vouées à s'affronter deux fois dans la saison...
Ma question est peut-être pas très claire mais faut dire que c'est compliqué ^^
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
En tout cas, les clasicos de Buenos Aires, Avellaneda et Rosario promettent d'être chauds bouillants et passionnants !!!
Voici un article d'un site spécialisé sur ce championnat : http://www.lagrinta.fr/argentine-les-de … ipes&7245/

Ainsi que la page Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Championn … tball_2015

Pour l'iniquité, il semblerait qu'en fait, les classicos soient les seuls matchs joués en aller-retour.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Message posté par WiL
Pour l'iniquité, il semblerait qu'en fait, les classicos soient les seuls matchs joués en aller-retour.


Ok merci, je comprends mieux dans ce cas. ;)
Message posté par Alain Proviste
Y a un truc que je ne comprends pas, vu que vous parlez d'iniquité : cette "journée des clasicos" est une journée classique (même si particulière) s'insérant dans le calendrier ou alors c'est une journée bonus, en plus des autres. Car si c'est le premier cas, je ne verrais pas le problème puisque toutes les équipes sont normalement vouées à s'affronter deux fois dans la saison...
Ma question est peut-être pas très claire mais faut dire que c'est compliqué ^^


oui oui c'est pas équitable du tout

mais à ce niveau là de nimp tout le monde s'en fout..
J'espère que cette fois le gaz moutarde restera rangé, parce que je l'ai encore en travers cette élimination en Libertadores alors que derrière les gallinas vont au bout ...
c'est une année bien particulière merci granonda
petite question j'ai lu quelque part qu'en 2016 le déplacement des supporters visiteurs serai à nouveau autorisé qq'un à plus d'info... parce que mes 4 matchs de cet hiver c'était un peu triste sans personne en face
Message posté par Matt78400
J'espère que cette fois le gaz moutarde restera rangé, parce que je l'ai encore en travers cette élimination en Libertadores alors que derrière les gallinas vont au bout ...


Pareil , meme pas le faite de se lever a 3 heures du matin , vu l'excitation dans la journée !
Mais le faite que des imbéciles pseudo supporters du club , font de cette fete un calvaire ..
Et vu l'effectif je pensais qu'il était possible de faire quelque chose de sympa dans cette édition .

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Les matchs contre Union et San Lorenzo me reste en travers la gorge avec l'arbitrage , espérons dimanche aucun vol ..
J'ai hâte, j'ai hâte, j'ai hâte !
Et pour l'explication du pourquoi de cette journée :

30 équipes dans le championnat avec seulement des matchs allers. Donc tout le monde s'affronte une fois en 29 journées plus une de bonus 100% clasicos
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