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L’Argentine ne traîne plus

Avec quatre victoires à domicile, il ne faisait pas bon se déplacer ce week-end en Amérique du Sud. Bilan, des confirmations, avec l’Argentine un ton au-dessus de ses petits camarades, et le Paraguay et la Bolivie hors du coup. Pour le reste, ça se resserre.

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Après des débuts hésitants, l’Argentine est lancée. Trois victoires consécutives, une première place de cette zone Amsud et le Brésil qui se rapproche à grands pas. La bande à Sabella semble commencer à exploiter son immense potentiel, offensif tout du moins, avec un Messi enfin à l’aise sous le maillot national. Libéré, le numéro 10 a inscrit face au Paraguay (3-1) son troisième but en trois matchs, un superbe coup franc des 25 mètres. Autour de lui, d’autres leaders s’affirment. Di María, excellent dans son rôle de liant entre milieu et attaque, est devenu indispensable, tandis qu’aux avant-postes, Higuaín continue à enfiler les pions (5 en 6 matchs).

Derrière, c’est plus fragile, même si la charnière Garay-Fernandez a enchaîné une deuxième performance convaincante. À voir contre de vrais attaquants. Sans Agüero ni Tévez, l’Argentine a dominé sans difficulté un Paraguay inoffensif et bon dernier de la zone. Les temps sont durs pour les Guarani depuis le départ de Gerardo Martino (quart-de-finaliste du Mondial et finaliste de la Copa América avec la sélection paraguayenne), qui fait désormais des merveilles à la tête de Newell’s Old Boys.

L’Uruguay sur le recul

Derrière, ça s’est resserré avec le retour en force de l’Équateur et de la Colombie. Baffée à Buenos Aires il y a trois mois, la Tri a depuis enchaîné deux succès pour revenir dans la course à la qualif’. Ce week-end, elle s’est contentée d’une courte victoire dans les 2900 mètres de Quito, face à un autre habitué de l’altitude, la Bolivie (1-0). Un pénalty (imaginaire) de Felipe Caicedo, l’ancien de Manchester City, de retour en sélection après un an d’absence du fait de désaccords avec les dirigeants, a suffi pour dominer des Boliviens qui squattent la dernière place avec le Paraguay. L’Équateur continue avec son parcours fait de victoires à domicile (4) et de défaites à l’extérieur (2).

Mardi prochain, l’objectif sera de ramener au moins un point de Montevideo, où l’Uruguay devra réagir pour ne pas se faire décrocher. Écrasés en Colombie (4-0), les hommes de Tabárez ont reculé à la 4e place et vu Falcao et les siens revenir à un point. Le buteur de l’Atlético Madrid a mis les siens sur la bonne voie en ouvrant le score après à peine deux minutes de jeu, avant que la Celeste ne s’effondre en deuxième période. Avec deux leaders (Forlán et Lugano) sur le déclin, l’Uruguay n’a plus la fougue de ces deux dernières années, lorsqu’elle dominait clairement le continent. Le retour de Suárez, suspendu ce week-end, devrait faire du bien aux siens mardi prochain au Centenario.

Le Pérou reprend espoir

Avec le Brésil automatiquement qualifié, il y a une place de plus à prendre chez les Latino-Américains. Une chance inouïe pour des pays qui n’ont pas ou peu connu les joies d’une Coupe du monde. C’est le cas du Pérou (absent des joutes mondiales depuis 1982) et du Venezuela (aucune participation), tous les deux demi-finalistes déchus de la dernière Copa América et qui s’affrontaient hier soir à Lima. Rondón et les siens voulaient conforter leur place dans le Top 5 et pensaient réussir leur coup après avoir ouvert le score juste avant la mi-temps par Arango. Mais Farfan a frappé deux fois au retour des vestiaires et redonné espoir à un Pérou qui restait sur quatre défaites dans ces éliminatoires. « C’est une autre histoire qui commence » , s’est réjouit Sergio Markarián, le sélectionneur péruvien. 6e et 7e de la zone, Venezuela et Pérou visent la 5e place, synonyme de barrage contre la zone Asie.

Par Léo Ruiz
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Le problème Messi (et plus globalement de l'attaque) est résolu depuis un an environ et pour l'instant, ça cache la pauvreté du reste de l'équipe. Mais bon, y'a pas de milieu de terrain depuis un bon paquet d'années (Gago, Banega, éventuellement Mascherano qui jouent déf central now ? bof...) et la défense me parait vraiment très moyenne.

Faudrait vraiment des révélations d'ici 2 ans sinon, ça sent le bide encore une fois.
Dont make me cry for you argentina...
Si je me trompe pas en 2006 aussi ils etaient premier du groupe amsud pour finir aux tirs au buts contre l'allemagne. Je suis encore dégouté de la tournure qu'a pris leur parcours a l'epoque.
Le gros problème reste la defense. Zabaleta-Garay-fernandez-(un inconnu) ca reste tres faible contre de vrais attaques. Dire qu'y a pas longtemps c'etait sorin-heinze-ayala-zanetti...j'en pleure de toutes les larmes de mon corps...
exactement Sonydread !

Si l'Argentine avait encore des défenseurs de la trempe d'Ayala... avec le milieu et les attaquants actuels, ça pourrait faire mal. Enfin, avec des si...

Sur ces 2-3 dernières années surtout, c'est pénible.
Je me rappelle toujours le match contre l'Uruguay au cours duquel la Celeste n'a pas eu besoin de construire : tous les ballons balancés en avant étaient systématiquement gagnés par Suarez... et avec Forlan, à 2 cntre $ défenseurs, ils arrivaent à se procurer bcp d'actions dangereuses, du coup l'équipe a paniqué et n'a plus rien fait de bon

Persuadé qu'avec Ayala derrière, ça ne se passe pas comme ça
@MIG pour te dire Fernandez je l'ai découvert par hasard sur fifa12 alors que je comptais commencer une carriere avec naples. Jamais entendu parler du gars.
J'ai eu la chance de voir deux matchs avec l'argentine d'Ayala, comme tu l'as dit avec lui ça serait pas passé comme ça.
Je suis d'accord pour dire que les défenseurs actuels ne font pas rêver, mais l'autre gros problème est l'absence de métronome, d'un milieu de terrain solide qui puisse gérer les temps forts et faibles, et surtout capable de couvrir cette défense! Gago manque de personnalité, Banega encore inconstant...
Brana, qui a joué à la place de Mascherano l'autre soir a un niveau consternant.
L'équipe manque vraiment d'organisation et aucun joueur ne semble en mesure de résoudre ce problème. Personnellement je reculerais Mascherano en défense (au centre d'une défense à 3) pour avoir une bonne première relance et encadrer les 2 autres (Campagnaro et Otamendi? ). A droite Zabaleta, et à gauche Di Maria. Le reste relève du casse tête.
Et contrairement à ce qui a souvent été dit, Messi a souvent masqué (même quand il ne marquait pas) la nullité de cette sélection ces dernières années.
Je ne partage pas l'enthousiasme retrouvé par certains pour cette selecciòn. Certes il y a de la volonté et de la vivacité, mais ça manque cruellement de maitrise et d'organisation. Mais si Messi marque tout le monde est content apparemment!
Bref je ne suis pas un fan de Sabella, le football promu par les mecs d'Estuadiantes ne m'a jamais fait rêver, et ça rend d'autant plus nostalgique de Menotti ou plus récemment, Pekerman.
@tato, quand tu parles de la nullité de la sélection cela fait mal très mal. Mais y a que la vérité qui blesse.
Il s'est passé quoi en argentine pour que les cadres ne soient pas remplacés. Passer de Veron à Brana, d'Ayala à Fernandez?
D'accord y a Messi Aguero Tevez Higuain Di maria Lavezzi, un embouteillage en attaque, mais derrière c'est un cauchemar.
J'exige des explications là.
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