1. // Éliminatoires Mondial 2018
  2. // Colombie-Argentine (0-1)

L’Argentine bat une apathique Colombie

Dans la chaleur de Barranquilla, Lucas Biglia a offert la victoire à l’Argentine (0-1) face à une décevante équipe colombienne. Après un début d’éliminatoires catastrophique, les hommes de Tata Martino peuvent enfin respirer.

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Colombie 0-1 Argentine

But : Biglia (20e) pour l'Argentine

Quand la Colombie accueille, la Fédération ne choisit pas la haute et froide Bogotá, la chaleureuse Cali ou la charmante et moderne Medellín. Non, les Colombiens reçoivent au Metropolitano de Barranquilla, ses 30 degrés, sa pelouse digne d’un terrain de district, et ses 90% d’humidité. Logiquement, ces conditions devraient être favorables à l’hôte cafetero. Mais face aux hommes de Tata Martino, la Colombie a totalement raté son match. Soporifique, attentiste, décevante, les adjectifs sont nombreux pour qualifier l’équipe de José Pékerman lors de cette rencontre. Grâce au but de Biglia, l’Argentine se rassure et quitte l’avant-dernière place du classement. La Colombie continue, elle, de montrer le visage d’une équipe irrégulière et en crise d’identité.

Biglia punit la défense colombienne


Si James déclenche la première frappe du match après un débordement du bizut Helibelton Palacios, les ailiers argentins mettent rapidement une pression haute. Le temps pour deux Parisiens, Ángel Di María et Ezequiel Lavezzi, de donner des frissons aux supporters franciliens. El Pocho se relève rapidement, mais celui qui porte le numéro 10 ce soir est longuement soigné en dehors du terrain. L’Argentine se procure la première occasion. Higuaín, excellent cette saison avec Naples, frappe au-dessus après un débordement de Di María. La Colombie ne voit pas le ballon. Et met des coups. Teo balance un coup de coude à Mercado, son ancien coéquipier à River Plate, et Fabra dérouille Lavezzi sur son côté. Sur une action complètement confuse (où Di María prend encore un coup de coude), Biglia ouvre le score. La défense colombienne – Zapata en tête de gondole – se troue, et le joueur de la Lazio n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. Son premier but en sélection, après trente-huit matchs.


La tactique attentiste des hommes de Pékerman est punie. Et Zapata manque de ruiner le match des Colombiens. Le défenseur du Milan AC fauche Di María en position de dernier défenseur. Mais l’arbitre décide seulement d’avertir le fautif. La demi-heure passée, et Teo Gutíerrez et Bacca n’ont toujours pas touché un bon ballon. La première occasion colombienne est offerte par la charnière argentine. Funes Mori et sa tête en retrait mettent en danger Romero, qui sauve son équipe devant Carlos Bacca. Sur l’action suivante, Funes Mori fauche Teo dans la surface. Mais toujours pas de penalty selon Carlos Vera, arbitre de la rencontre. Deux décisions qui feront sans doute polémique. À cinq minutes de la mi-temps, Di María manque un face-à-face avec Ospina après un énième errement de la défense colombienne.


Mi-temps. L’Albiceleste domine tranquillement une triste équipe colombienne.

Une seconde mi-temps soporifique


Au retour des vestiaires, Luis Muriel, excellent contre le Chili, entre en jeu. Toujours aussi amorphe, la défense colombienne continue de souffrir. Banega se balade et inquiète Ospina. Au milieu du désert footballistique des Cafeteros, James est totalement invisible. Seul Muriel, attaquant de la Sampdoria, tente d’apporter un peu de danger. L’Argentine a, elle, décidé de laisser le ballon à son adversaire. À l’heure de jeu, Cardona entre à la place de Teo. Coté albiceleste, la fatigue commence à se faire sentir. Mascherano coupe une contre-attaque et prend un carton jaune. Le Jefecito manquera le prochain match au Chili. La Colombie se procure enfin une occasion. La frappe de Muriel passe au-dessus du but de Romero. L’équipe de Tata Martino gère tranquillement son but d’avance. Seule l’inquiétante blessure de Mercado vient rompre la monotonie de cette seconde période. Les arbitres de la rencontre continuent, eux, leur festival d’erreurs en refusant un but valable à Paulo Dybala. L’attaquant de la Juventus trouve ensuite le poteau à une minute du terme de la rencontre. Dans les arrêts de jeu, Jeison Murillo rate l'égalisation en envoyant une grosse frappe en dehors du cadre. Ce sera le dernier frisson du match.

Les Colombiens avaient promis l’enfer aux Argentins. Finalement, ni la chaleur de Barranquilla, ni le plan de jeu chancelant de José Pékerman n’auront dérangé les hommes dirigés par Tata Martino. Qui quittent l’avant-dernière place et offrent un sursis à leur sélectionneur, très critiqué au pays.

Par Ruben Curiel
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Johanromabatimessi Niveau : Loisir
Rien de tel que la Colombie pour te ruiner. Heureusement que je ne met plus une thune sur cette équipe d'escrocs !

Sinon je viens de me faire un beau petit Honduras vs Mexique et les deux buts mexicains sont magnifique. Il y a aussi un Hondurien qui a perdu une jambe en première mi temps qui est sorti sur civière, c’était horrible a voir. La jambe en angle droit a l'envers, brrr des frissons.
Pendant ce temps là l'Equateur poursuit son sans faute et profite de la place que laissent de bien médiocres brésiliens et argentins.
The Lunatic is on the grass Niveau : CFA
Les sucoteros!
Oh Ruben, tu serais pas un poil colombien?? Parce que je l'ai vu ici aussi, et ok, c'était loin d'être fameux, mais les argentins n'ont rien montré non plus!! Même si en effet j'attendais un poil plus de la Colombie et que je suis très inquiet pour la qualif'!! Mais j'ai l'habitude, je m'installe dans un pays, et je vis jamais localement une coupe du monde avec sa sélection participante!! Chat noir?
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