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L'Argentine a manqué d'air, la Colombie chute

Le Venezuela a réalisé la grande performance de la 12e journée des éliminatoires CONMEBOL en faisant chuter une euphorique Colombie (1-0). Leader, l'Argentine a survécu à l'altitude en Bolivie, tandis que l'Uruguay, défait au Chili, voit la Coupe du monde s'éloigner.

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Bolivie - Argentine (1-1):
Buts : Martins (25e) pour la Bolovie. Banega (44e) pour l'Albiceleste.

Asphyxier n'est pas gagner. En Bolivie, l'Argentine a souffert, mais a ramené ce qu'elle semblait être venue chercher : un bon petit nul. Un résultat qui lui permet de se rapprocher encore un peu plus du Brésil, et de tourner la page de l'humiliation (6-1) subie il y a quatre ans à La Paz. Alejandro Sabella qui avait aligné un très prudent 5-2-2-1, et donné une connotation plus Copa Libertadores que Ligue des champions à son onze, peut être content de son coup. Conscient qu'un match à la Paz ne peut s'appréhender selon les paramètres habituels, le sélectionneur n'a pas hésité à renouveler totalement sa ligne défensive, au sein de laquelle Hugo Campagnaro faisait figure de seul « Européen » . Exit Federico Fernandez, Ezequiel Garay, Marcos Rojo, et Pablo Zabaleta. Bienvenue à José Maria Basanta des Rayados Monterrey, et au jeune Gino Peruzzi, de Vélez, tous deux capés officiellement pour la première fois.

Le pari était risqué. L'entame de match des Argentins, et surtout celle des Boliviens, auxquels l'altitude donne des ailes, a d'ailleurs laissé envisager le pire pour l'Albiceleste. Mais l'égalisation d'Ever Banega, juste avant le retour aux vestiaires (44e), a redonné un peu d'oxygène aux hommes d'Alejandro Sabella, et entamé la confiance des Boliviens, qui avaient logiquement ouvert le score grâce à Marcelo Martins (25e). L'Argentine a souffert, mais n'a pas craqué, à l'image d'un Di María temporairement sorti à la 57e sous masque à oxygène, et qui bouclera 89 minutes avant d'être remplacé par Guiñazú. L'Albiceleste a même fini par disposer de la balle de match, mais Messi, que l'on n'avait jamais vu autant mettre les mains sur les genoux, a sabordé son face-à-face (85e), tel un vulgaire Matt Moussilou. « C'est un très bon match nul » , a considéré la Pulga au terme de la rencontre. Les Boliviens ne peuvent en dire autant, enlisés dans les bas-fonds du classement, avec neuf petits points.

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Équateur – Paraguay (4-1) :
Buts : Caicedo (37e), Montero (49e), C.Benítez (53e) et Pablo Aguilar (csc, 75e) pour le l'Équateur. Caballero (14e) pour le Paraguay.

Après avoir livré un match plein d'envie et ramené un point d'Uruguay, le Paraguay a sombré en Équateur. Une lourde défaite qui éloigne encore un peu plus l'Albirroja du Brésil. À Quito, tout avait pourtant débuté idéalement pour les Guaranis : dès la 14e minute, Luis Caballero ouvre le score, contre le cours du jeu. Mais le Paraguay n'est pas lanterne rouge des éliminatoires pour rien, et l'Équateur l'une des équipes de tête de la zone CONEMBOL. Sûrs de leur force, Antonio Valencia et consorts ne se sont jamais affolés, égalisant via Felipe Caicedo, avant de prendre le large en deuxième période.

Jefferson Montero a été l'homme du match. Dans un 4-4-2 où l'ex du Betis se trouvait à l'opposé d'Antonio Valencia, Montero a dynamité des Guaranis qui ont égaré leur savoir-faire défensif. Buteur en début de deuxième période, le joueur des Monarcas Morelia a ensuite offert un caviar à Christian Benítez (53e), avant de voir sa frappe, déviée par un pied paraguayen, mourir au fond des filets du pauvre Diego Barreto (75e). Au bénéfice de cette large victoire, l'Équateur reprend sa deuxième place à la Colombie.

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ChiliUruguay (2-0 ) :
Buts : Paredes (10e) et Vargas (78e) pour El Chile

Plus rien ne va plus pour l'Uruguay. En chute libre en 2012, la Celeste s'efforce de redresser sa courbe de performance, mais une main insistante lui remet la tête sous l'eau au moment où elle semble se remettre à flot. Vendredi, face au Paraguay, l'Uruguay paraissait tenir sa victoire après l'ouverture du score de Luis Suárez, mais le Paraguay était revenu au score dans la foulée. Mardi soir, au moment où l'égalisation uruguayenne semblait imminente, le Chili a fini par doubler la mise par Vargas. D'autant plus cruel qu'un pénalty aurait dû être sifflé auparavant en faveur de Luis Suárez et consorts : une main de Jara, sans jeu de mots, à la 58e. Qu'importe, Jorge Sampaoli tient sa première victoire avec le Chili.

Une victoire pas non plus imméritée, tant la Celeste s'est fait manger lors de la première demi-heure. Le seule mérite des hommes d'Óscar Tabárez a alors été de ne pas encaisser plus de buts. Étouffé par le remarquable pressing de la Roja, l'Uruguay a notamment déploré un important dégât des eaux sur son côté droit, où Matias Aguirregaray, joueur de Peñarol au style néandertalien, a constamment été pris de vitesse par Jean Beauséjour. La Celeste a payé cher la suspension de Maxi Pereira. Le Chili devait, lui, se passer d'Alexis Sánchez. Appelé de dernière minute pour pallier l'absence du Barcelonais, l'attaquant d'Atlante, Esteban Paredes, a été titularisé. À la dixième minute, il ouvrait le score. Il y a doublure et doublure… En deuxième période, Tabárez a rectifié le tir en sortant Aguirregaray, et en misant sur la jeunesse de Matias Silva (première cape). Un choix judicieux. Avec l'entrée de Forlán (à la place de Gastón Ramírez) à la 70e minute, la pression des visiteurs s'est encore accentuée, mais le Chili a fini par assommer les demi-finalistes de la dernière Coupe du monde. Contre le cours du jeu. L'Uruguay rétrograde à la sixième place, la première non qualificative pour le Mondial. La Roja occupe le quatrième rang.

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VenezuelaColombie (1-0) :
But : Rondón (12e) pour le Venezuela

À domicile, le Venezuela aime marquer les esprits. En début de campagne éliminatoire, la Vinotinto avait fait tomber l'Argentine. Cette fois, elle a brutalement interrompu l'impressionnante série de la Colombie, qui restait sur quatre victoires de rang. Un but, en début de match, de Salomon Rondón a suffi aux hommes de César Farías pour faire chuter les Cafeteros. Ce résultat obtenu par cette sélection de caractère confirme que le Venezuela, désormais cinquième du classement, est un candidat sérieux au Brésil. José Pékerman redoutait d'ailleurs ce déplacement à Ciudad Guayana, au point de priver Falcao de son habituel compère d'attaque, Teófilo Gutiérrez. Le joueur de Cruz Azul rentrera en seconde période, comme le meilleur buteur de la Jupiler League, Carlos Bacca, mais rien n'y fera. Falcao s'est bien trouvé à deux doigts d'égaliser à la 78e, mais le poteau a repoussé sa reprise de volée à bout portant. Avec les Nantais Cichero et Arsiteguieta, titulaires, le Venezuela tient son exploit. La Colombie reprendra sa campagne éliminatoire, en juin, par un déplacement en Argentine. L'occasion de titiller à nouveau la tête, ou de voir le peloton des poursuivants se rapprocher.

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Le classement : Argentine (24 pts), Équateur (20), Colombie (19), Chili (15), Venezuela (15), Uruguay (13), Pérou (11), Bolivie (9), Paraguay (8).

par Thomas Goubin
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Jouer à La Paz, c'est peut-être le truc le plus fou du football mondial.
Les Boliviens et Equatoriens, quand ils viennent jouer au niveau de la mer, ils sont paumés eux aussi
La Bolivie avait fait 1-1 en Argentine donc score pas forcément uniquement lié à l'altitude, leur niveau est meilleur qu'il y a quelques années à l'image du Venezuela. Il faut dire que l'équipe alignée par Sabella était pour le moins... surprenante.
Message posté par Dynho
Les Boliviens et Equatoriens, quand ils viennent jouer au niveau de la mer, ils sont paumés eux aussi


Ha ben pas vraiment hein, justement quand ils redescendent au niveau de la mer ils sont censés augmenter leurs capacités à l'exercice ... D'ailleurs l'Equateur est 2ème du groupe. Pour les Boliviens, ils sont juste paumés parce que les adversaires en face ne crachent plus leurs poumons, ça remet juste les choses en perspective ;)

2 remarques sinon :
- rhalala si seulement hier Ribéry avait imité Montero sur son 2ème but ...
- ouh putain* la tronche du sélectionneur bolivien :D
@Taoma:

C'est vrai que les actions de Montero et Ribery sont similaires, à la différence près que Valdes sort très bien sur Ribéry en profitant de sa deuxième touche un peu longue. Le gardien paraguayen reste lui planté dans ses cages, ce qui ouvre le but.
Sampaoli impose déjà son style dès le deuxième match, ça promet une belle sélection chilienne
Venezuela barragiste a l'heure actuel , avec un match en moins il me semble sur l'Uruguay qui déçoit pas mal dans ces éliminatoires ! tout le contraire de el Ecuador . Si ma mémoire me trahit pas l'Uruguay avait gagné sa première coupe du monde justement au Brésil , ce qui ferait un réel vide pour eux de ne pas y participer !
( encore faudrait t'il que les défenseurs se chient pas dessus .. )
L'altitude y joue forcément, mais certaines équipes ont fait le choix inverse en privilégiant la chaleur et l'humidité de la Costa (Colombie qui joue à Baranquilla et non à Bogota). Avec au moins 21 jours pour s'acclimater à l'altitude (Quito ou La Paz), c'est pas facile pour les joueurs qui sont en plein milieu de leur championnat respectif.
Pour l'Equateur, même si 5 clubs sont à l'altitude de Quito (la Liga, le Deportivo, Independiente de los Valles, El Nacional, la U Catolica) les autres sont au niveau de la mer ou un peu plus bas. D'ailleurs plus de 70% des joueurs sélectionnés ne vivent pas à cette altitude.
Le prochain match à domicile contre l'Albiceleste le 11 juin sera un régal. Mi-aout, l'Espagne se rendra d'ailleurs en Equateur pour un amical mais qui aura lieu au niveau de la mer mais dans une atmosphère humide et étouffante à Guayaquil.
Brian möZer Niveau : District
Un buffle,ce Rondon...

Pareil pour Caicedo et ses amis équatoriens... ils emportent tout sur leur passage!

Sinon c'est toujours un plaisir d'écouter les commentateurs sudams,ils savent te faire vivre un match,eux!
On m'annonce dans l'oreillette que le Tibet a décidé de construire un stade au sommet de l'Everest afin de se qualifier pour la prochaine CdM.
la première coupe du monde de l'Uruguay a été gagné en Uruguay je crois .
le commentateur de river plate dans cette vidéo est magique http://www.youtube.com/watch?v=WYUpzXIhhVA
Johanromabatimessi Niveau : Loisir
L’équateur est une machine de puissance physique. Rarement vu un jeu aussi direct avec des courses a faire pâlir Bolt. L'amerique du sud est réputé pour son jeu lent et le Paraguay n'a pas vu le jour face a tant de rapidité d’exécution. L’équateur avec l'Argentine et peut être le Bresil sont les trois seules équipes a pouvoir rivaliser avec l'Europe.

Quant a la Colombie, moi qui ne les avait pas vue encore jouer depuis que Pekerman a pris la tête de la sélection. Ben, rien a changer en fait. Toujours aussi lent, aucune profondeur et se toke a deux a l'heure jusqu’à l'overdose, ne peut plus faire gagner aujourd'hui. Comment ils ont fait pour en mettre 5 a la Bolivie ? Falcao n'est plus ce qu'il était, je parle du Falcao de Porto, quand il était tueur de surface. A l'Atletico il n'est plus autant décisif, j'ai même l'impression qu'il a perdu de son timing. Bref, la Colombie sera surement au Bresil, mais je ne crois pas qu'ils seront a redouter.

Pour revenir au match d'hier soir, j'aimerais savoir combien de temps de jeu effectif il y a eu en seconde mi temps. Car entre des Colombiens sous somnifère et des Vénézuéliens truqueur passant leurs temps par terre et épuisant toute la panoplie pour pourrir un match, j'ai l'impression qu'on a eu 10 minute de foot pour 35 minutes d’arrêt de jeu. D'ailleurs, j'ai trouvé assez bizarre de ne voir aucune révolte chez les Colombiens comme ci la défaite était prévu....
@Tato : oui, je me suis fait la même réflexion, son espèce de grand écart latéral c'était pas une merveille ...
En tout cas on a bien vu hier que Victor Valdes n'est pas le manchot qu'on veut bien nous décrire (ou pas toujours)
Il faut pas parler de ce que l'on connait pas assez bien Johan. Pekerman est parvenu à retrouver le style de jeu de la Colombie et il est le responsable du bon moment de la tricolor.
Mes salutations depuis l'autre côté de l'océan.
Johanromabatimessi Niveau : Loisir
Sans doute que je ne suis pas la Colombie comme toi, mais l'image que j'avais d'eux n'a pas changé après ce match.

Pekerman est très bon et c'est aussi pour ça que j'ai regardé ce matche et j'ai été déçu. Je m'attendais a un collectif bien huilé et surtout plus de rapidité dans le jeu.

Bref, pour moi c'est toujours la Colombie nonchalante et son toque a deux a l'heure.
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