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  3. // Juventus-Tottenham (2-2)

L'argent de Poche

Invaincu cette saison en Ligue des champions, le Tottenham de Mauricio Pochettino a prouvé à Turin, mardi soir, qu'il lui était possible de faire trembler n'importe qui. Oui, même une défense considérée comme la meilleure d'Europe et qui n'avait pas pris le moindre but en 2018. Immense.

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La scène remonte un peu, mais peut servir de repère : mars 2015, à l'Allianz Stadium de Turin, déjà, un jour où l'Angleterre était venue disputer un match amical anecdotique en Italie (1-1). À l'époque, Harry Kane n'était qu'une étincelle à peine allumée, tout juste lancée sur le plateau international, et venait dans le Piémont prendre une vraie première décharge. En conférence de presse lundi, il racontait : « Sur mon premier contact, Chiellini m'a secoué. J'ai ressenti la douleur pendant une bonne dizaine de minutes. Je n'étais qu'un jeune joueur qui débutait, et c'était bien évidemment déjà un grand défenseur, très expérimenté. C'était comme un message de bienvenue dans le football international. » Mardi soir, face à la Juventus, c'est un Kane loin des bizutages que l'on a retrouvé, un homme de 24 ans qui n'a déjà presque plus rien à prouver chez lui, en Angleterre, et dont la seule responsabilité, aussi immense soit-elle, est d'emmener une bande de potes qui ne cesse de dessiner des sourires sur les visages croisés depuis plusieurs mois, plusieurs saisons. Revenir à Turin, où Tottenham avait rendez-vous avec un huitième de finale de Ligue des champions pour la première fois depuis sept ans, avait aussi cette idée de tournée, mais surtout un objectif plus précis : essayer de comprendre jusqu'où Mauricio Pochettino peut emmener cette équipe. Réponse donnée.

La démonstration de Dembélé


Avant le match, l'Argentin s'était avancé ainsi : « Après le tirage de la phase de poules, tout le monde pensait que le Real Madrid terminerait premier, et le Borussia second. On a terminé en tête, et désormais, nous sommes ici. On doit montrer qu'on a l'envie d'être encore là au prochain tour, de bien jouer au foot, de marquer des buts. » D'être soi-même, malgré l'enjeu, en d'autres termes. Mission réussie : face à la Juventus, invaincue à domicile en C1 depuis avril 2013 et intouchable défensivement depuis novembre (un but encaissé sur ses seize derniers matchs disputés, ndlr), Tottenham a été au-delà de ce que l'on pouvait imaginer. Deux raisons à cela : les Spurs ont d'abord réussi l'exploit de surpasser une entame de match catastrophique – un but rapide de Gonzalo Higuaín sur un coup franc rapidement joué, un penalty transformé dans la foulée par l'attaquant argentin à la suite d'une faute évitable de Davies sur Bernardeschi – pour revenir dans la partie et arracher un nul (2-2) aussi héroïque que mérité là où la Vieille Dame n'avait plus encaissé deux buts à domicile en Ligue des champions depuis février 2016 (un nul 2-2 face au Bayern de Guardiola) ; puis, les hommes de Pochettino ont surtout maîtrisé la Juve, l'ont forcée à sauter un milieu étouffé où Khedira a été facilement gobé par un Moussa Dembélé une nouvelle fois extraordinaire et l'ont fait plus que douter dans un match qui aurait pu se terminer en remix du Juve-Manchester United de 1999.

Pochettino, message passé


Et le visage de Massimiliano Allegri ne disait pas autre chose : mardi soir, le natif de Livourne a fait sauter son sourire au fil d'une rencontre qui l'aura vu progressivement se faire retourner dans l'approche par Pochettino, l'entraîneur argentin des Spurs faisant notamment changer Lamela, préféré à Son au coup d'envoi, de côté en première période pour libérer Eriksen et faciliter la relation Alli-Kane. Miraculeusement, Allegri a vu sa Juve gratter un penalty avant la pause à un moment où son équipe n'arrivait plus à ressortir, et ce, en insistant sur le seul point faible de Tottenham : Serge Aurier, transformé en jouet par Douglas Costa et qui sera suspendu au retour. Ainsi, les Spurs ont refait surface avec calme, comme après leur entame de match ratée face à Arsenal le week-end dernier, Kane s'est enfilé le premier but de sa carrière face à Buffon avant la pause tout en égalant le record de buts d'un joueur anglais sur une campagne de C1 détenu par la version 2008-2009 de Steven Gerrard (7 buts), là où Eriksen a finalement égalisé sur coup franc en fin de match. Ce Tottenham est communicatif, on le savait, mais le voir à ce niveau est une confirmation : il y aura bien une manche retour. Et une satisfaction : la possibilité de revoir ces deux équipes se retrouver le 7 mars prochain, à Wembley. Pochettino a fait passer son message, encore une fois.




Par Maxime Brigand
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