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L’André gastronomique

Installé dans le monde professionnel français depuis près d’une décennie, Benjamin André connaît parfaitement la recette de la Ligue 1, où il a autant réussi en Corse qu’en Bretagne. Raison pour laquelle le cuistot de Rennes est devenu le nouveau chef de son équipe. Avec efficacité et discrétion, toujours.

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Il y a les joueurs qui ne parviennent pas à afficher une ligne de statistiques époustouflante, mais qui sont reconnus pour le travail monstrueux qu’ils fournissent. À l’inverse, il y a les joueurs qui ne sont pas vraiment indispensables, mais qui jouissent d’une grosse notoriété en raison des chiffres qu’ils présentent. En revanche, très peu nombreux sont ceux dont on ne parle jamais alors qu’ils offrent d’excellentes stats mêlées à des performances tout aussi convaincantes. Invisible dans les journaux, pas davantage présent sur les plateaux télé, presque boudé par les médias (à moins que ce ne soit l’inverse), Benjamin André fait partie de ceux-là.


Pourtant, le natif de Nice a tout pour plaire. Une belle gueule, un physique avantageux, un relationnel quasi parfait, une communication exemplaire, des notes parfois imbattables (personne n’a remporté plus de duels que lui lors de la saison de Ligue 1 2013-2014, personne n’a récupéré davantage de ballons que lui en 2016-2017), une jolie intelligence de jeu, un certain goût pour le combat, une technique pas dégueulasse, une vitesse très convenable, un comportement correct (deux cartons rouges seulement en près de dix ans de carrière), une fidélité remarquée (plus ancien élément de l’effectif de l’AC Ajaccio en 2013-2014, plus ancien élément actuel du Stade rennais derrière Romain Danzé), une endurance remarquable, une polyvalence étonnante (il peut évoluer à tous les postes du milieu ainsi qu'au poste de latéral), une vraie longévité (plus de 200 matchs en championnat), une fière allure, une curiosité qui l’amène à apprécier la belote et Johnny Depp, et un corps qui le laisse relativement éloigné de l’infirmerie... « On dit parfois de quelqu’un que c’est le gendre parfait. Bah Benjamin, c’est un peu la même chose dans le milieu du foot : c’est le coéquipier parfait. Pour un entraîneur, c’est royal, kiffe Rolland Courbis, qui a entraîné André lors de son court passage à Rennes en 2016. Parmi toutes ses qualités, il y en a aussi une qu’on oublie tout le temps : son jeu de tête. Il est impressionnant dans ce domaine, vu son gabarit (1,80m pour 76 kilos). »

Quand la discrétion devient défaut


Oui, mais voilà : comme le chef cuisinier dont on ne voit parfois jamais les yeux alors qu’il passe son temps à régaler, Benjamin André aime se cacher en dehors du pré. Considérant qu’il n’a pas besoin de lumière médiatique pour briller sur une pelouse, celui qui a quitté le continent pour la charcuterie de Corse à seize piges, avant d’opter pour la région des galettes saucisses en 2014, ne cherche en aucun cas la gloire. « En ce qui concerne ses défauts, qui sont rares, on peut citer sa discrétion, estime carrément Rolland Courbis. Il faut qu’il le corrige un peu.  » Parce qu’il aurait tendance à se laisser marcher sur les pieds ? « Ah non, pas du tout !, répond net le technicien français. On pourrait le croire au vu de son calme et de sa sympathie. Mais s’il est gentil tout plein, il a son caractère, hein. C’est une forte personnalité. C’est pour ça que son capitanat est mérité. » Le garçon de 27 ans a effectivement été désigné capitaine de son club durant l’intersaison. Un rôle qui pourrait «  l’aider à se dévoiler et à s’affirmer encore plus » selon Courbis, et que le principal intéressé a jugé dans ses cordes pour Ouest France : « Je le fais peut-être un peu moins en dehors, mais j’ai l’habitude de beaucoup parler sur le terrain. (...) C’est plus pour encadrer ce groupe assez jeune, je suis un de ceux avec le plus d’expérience et de matchs. Il faut essayer de les guider et de les mettre à l’aise. C’est une évolution naturelle. Ce sont des responsabilités en plus, mais, quelque part, c’est bien aussi pour se mettre en avant et passer un cap. »


Chose que sa discrétion, d’une certaine manière, combattait jusque-là, et qui pouvait empêcher André de voir plus haut. Forcément, le bonhomme au palmarès vierge a envie de gagner des titres et d’attirer le regard des très grands. Comme celui de Liverpool, à deux doigts d’offrir 17 millions d’euros pour s’arracher ses services cet été selon le Daily Express. Alors peut-il viser les sommets, du moins français ? « Vu l’effectif de Rennes aujourd’hui, c’est déjà pas mal d’être le capitaine de l’équipe. Mais il a encore une étape à passer, parie Courbis. En France, si je mets le Paris Saint-Germain de côté, je dirais que c’est possible. Car Rennes n’est pas si loin de Lyon, Marseille ou Monaco.  » À voir où la mayonnaise pourrait prendre.



Par Florian Cadu Propos de RC recueillis par FC
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