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L'Ander du décor

Peu utilisé lors du mandat de Louis van Gaal, Ander Herrera aura dû attendre l'arrivée de José Mourinho pour devenir un pion essentiel du système Manchester United.

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Parce qu'il aime le foot « à en chialer » , Ander Herrera savait parfaitement où il devait se placer. Gylfi Sigurdsson vient d'arriver sur le pas de tir et sait que si son équipe veut encore rêver d'un maintien encore improbable il y a quelques semaines, il n'a pas d'autres choix que de coucher David de Gea. Il restait un peu plus d'une dizaine de minutes à jouer à Old Trafford dimanche lorsque le gardien espagnol de Manchester United a demandé à Herrera de dégager de son poteau gauche. Le petit format de Bilbao s'est alors exécuté et s'est replacé dans le mur, avec ses coéquipiers. Mauvaise pioche. Sigurdsson s'élance et égalise pour Swansea. Score final : 1-1, et un dixième nul à domicile cette saison pour les hommes de José Mourinho au cours d'une journée où Manchester City sera accroché quelques heures plus tard à Middlesbrough (2-2). Une course à la quatrième place peut parfois se perdre sur un détail et les prochaines semaines détailleront les conséquences exactes de cette incompréhension entre Ander Herrera et David de Gea. Au fond, cela ne changera pas grand-chose à la troisième saison du milieu espagnol à Manchester. Quoi qu'il arrive, l'homme est enfin devenu ce qu'il devait devenir depuis le premier jour où Paul Scholes avait parlé de lui comme de l'une des meilleures recrues de l'histoire de United. Soit un patron sur le terrain, un ouvrier du système Manchester United, mais surtout le visage de l'identité que devait prendre le club après le départ de Sir Alex Ferguson en mai 2013. Un mélange entre l'ange et le démon qui dégouline de sincérité lorsqu'il célèbre un but ou un succès. Trois ans ont passé depuis que Herrera a quitté Bilbao pour embrasser son rêve de gosse – rejoindre Manchester United – et le voilà dans le costume de leader qui lui était promis. Et ce alors qu'il n'avait au départ rien du joueur type selon Mourinho.

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Le bras armé de Mourinho


Ander Herrera n'est pas un footballeur comme les autres. Il aime se dire « contre le football moderne » et se définir comme « un fou de foot » . Quand il prend la parole, il y a de la nostalgie et une forme de fraîcheur qui casse avec les codes du Manchester United représentés par Paul Pogba et Zlatan Ibrahimović. Ce mec aurait dû se retrouver un jour entre les pattes de Scholes, aux côtés de Giggs et entre les mains de Ferguson. Il s'est d'abord contenté de les sécher en huitièmes de finale de la Ligue Europa en mars 2012 (3-2, 2-1) avec le Bilbao de Bielsa. Puis, il est arrivé en Angleterre lors de l'été 2014 contre un chèque de 36 millions d'euros. Il y a d'abord eu Louis van Gaal et ses longues phases de possession stérile et donc José Mourinho, un coach réputé plus direct dans son approche. Était-il vraiment inadaptable aux idées du technicien portugais ? C'était la première peur. « J'y ai pensé aussi, mais dès le premier jour, il est venu me voir et m'a dit que j'allais devenir un joueur important à ses yeux. Il m'a donné de la confiance, mais m'a aussi installé dans un nouveau rôle, plus défensif, où les consignes sont de ne pas perdre le ballon, de le gagner, de le faire vivre. Je suis ici pour faire briller les autres » , expliquait-il il y a quelques semaines en conférence de presse. Résultat, Ander Herrera n'a jamais été aussi indispensable que sous Mouriho et a surtout permis de libérer Pogba dans son intégration. Le tout avec simplicité et en cavalant avec l'essence de son jeu : le sacrifice.

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« Avoir un ego surdimensionné, c'est un manque de maturité »


Comprendre le jeu de Herrera, c'est avant tout comprendre l'homme qu'il est devenu à la suite du gosse qu'il était, celui qui prenait des notes pour son père Pedro Maria, ancien professionnel à Saragosse et devenu directeur général du club ensuite. Lorsqu'il n'est pas sur un terrain, l'Espagnol bouffe du foot – « de la deuxième division, du championnat brésilien, argentin, allemand, j'apprends de tous les footballs » – ou discute avec son meilleur ami Juan Mata. Si les puristes d'Old Trafford, cachés derrière les cars de touristes qui débarquent sous des hashtags dorés, s'identifient aujourd'hui à lui, c'est avant tout grâce à son humilité : « Avoir un ego surdimensionné, c'est un manque de maturité. Quand on aura trente-cinq ans, plus personne ne nous demandera des photos, les gamins ne nous connaîtront plus, il n'y aura plus de table réservée pour nous au restaurant. » Mieux, Herrera s'est progressivement engagé massivement auprès de la fondation Manchester United tout en devenant le bras armé de l'esprit Mourinho sur le terrain. L'homme est là pour éteindre la lumière plus que pour l'allumer. Il n'y avait qu'à regarder la copie qu'il a rendue sur Hazard lors de la démonstration contre Chelsea (2-0) le 16 avril dernier pour s'en convaincre définitivement. Le temps perdu semble avoir été rattrapé, et Herrera sait déjà ce qu'il fera dans cinq, dix ans. « J'en parle souvent avec Wayne Rooney qui est une source d'inspiration pour moi. Je ne pourrai probablement jamais sortir du milieu du foot, alors je transmettrai ma passion d'une façon ou d'une autre » , racontait-il récemment à El País. À vingt-sept ans, il lui reste encore quelques ampoules à faire sauter.



Par Maxime Brigand
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