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L’altesse, le double S, s’en va

Entre le Paris-SG et Salvatore Sirigu, c’est fini. Ce qui aurait pu être une belle histoire d’amour s’est terminée comme une vulgaire fin de contrat précipitée. Voilà deux ans que le premier portier de l’ère QSI dégringole dans la hiérarchie au point d’être devenu numéro 3 au club. Cette fois, c’est terminé. Le Sarde est parti avec son amertume, des regrets, mais aussi avec une évidence : le PSG n’a toujours pas réglé son poste de gardien de but.

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L’adage veut qu’une grande équipe ne soit possible qu’avec un grand gardien. C’est sans doute là que le principal problème du PSG demeure. Depuis le rachat du club par QSI en juillet 2011, quatre gardiens se sont disputé le rectangle réservé aux gros dans les cours de récré : Nicolas Douchez, Alphonse Areola, Kevin Trapp et Salvatore Sirigu. Aucun n’a réussi à emmener son équipe très loin en Ligue des champions par son seul talent. Les quatre hommes n’ont même jamais réussi à empêcher leur équipe de couler. Voilà, Salvatore Sirigu n’est plus un joueur du Paris-SG, le club et le Sarde ont déchiré le bout de papier qui les unissait jusqu’en 2018. 190 matchs sous la liquette, ce n’est pas rien, mais le garçon part pourtant par une toute petite porte, ce qui donne l’impression que l’Italien n’a pas vraiment marqué le club de son empreinte sportive. Arrivé dans l’ombre de Javier Pastore pour une bouchée de pain en juillet 2011, Sirigu était décrié par son ancien président sicilien Zamparini au moment de son départ de Sicile. « Quand Leonardo me l’a demandé, j’ai sauté de joie, disait le sémillant président en 2011. C’est un choix technique de ma part, car il ne sait pas sortir de sa cage. Ce n’était pas une question d’argent. Je m’y connais en foot, Sirigu n’était pas le gardien qu’il nous fallait. » Au départ pourtant, tout était fait pour que l’idylle fonctionne.

Être le successeur de Buffon, la barre était trop haute


Grand, élancé, regard azur, plutôt bon sur ses premiers matchs, Sirigu allait pouvoir poursuivre son rêve fou : être le successeur de Gianluigi Buffon. Après tout, à 24 ans, le Sarde était jeune, prometteur, beau et riche. Il avait tout pour plaire. Ses débuts sont d’ailleurs réussis. Bon au sol, propre sur sa ligne, charismatique, Sirigu a quelque chose. Reste à voir sur la durée. Mais après quatre saisons pleines sans que le gardien se soit franchement amélioré ni n'ait rapporté des points précieux à son équipe, le staff parisien a décidé de changer de portier. Tout du moins, dans une longue réflexion, Laurent Blanc a opté pour Kevin Trapp, un profil plus « joueur » que celui de Sirigu. Le début des emmerdes pour l’Italien qui passe en un été du statut de titulaire indiscutable à remplaçant, lui qui a tout connu au PSG : Antoine Kombouaré, Milan Biševac, Zoumana Camara joueur, Zoumana Camara entraîneur, Carlo Ancelotti, Jérémy Ménez à son zénith, Jérémy Ménez à la cave, Clément Chantôme en équipe de France, Sylvain Armand et David Beckham autour d’un même barbecue, Siaka Tiéné, Hervin Ongenda associé à Zlatan Ibrahimović, la Ligue Europa, la Ligue des champions, Kingsley Coman avec le maillot parisien... Bref, c’est un pan de l’histoire récente du club qui s’en va. 190 matchs officiels, des titres à la pelle, mais le sentiment de n’avoir jamais réussi à franchir le seuil qui séparait la caste des bons gardiens de celles des très bons. Au-delà du choix reste aussi la manière. Comme si « Salva » était devenu le bouc émissaire du jour au lendemain. Pour certains, il a payé pour les autres. Sirigu aura surtout payé une méthode d’entraînement...

L’ombre de Nicolas Dehon


Dans la capitale, hasard ou coïncidence, Sirigu aura connu deux coachs spécifiques : Gilles Bourges de 2011 à 2013 – ce qui correspond à ses deux meilleures années – et Nicolas Dehon depuis 2013. Ce dernier, souvent pointé du doigt dans l’incapacité du club à faire franchir les paliers aux gardiens de but (en 2017, le PSG se cherche d’ailleurs un top gardien, CQFD), aura été, pour certains, une des principales causes de la stagnation de l’Italien. Bon gardien de Ligue 1, Sirigu n’aura jamais réussi à briller sur la scène européenne où ses matchs références au printemps sont aussi légers que le nombre de participation du club au dernier carré depuis 2011. C’est aussi pour ça que le PSG a voulu changer quelque chose à l’été 2015. Jouer plus haut, plus vite, mieux relancer, tout ce qui semblait manquer à Sirigu même si Trapp, forcément différent de par l’école allemande, n’a pas non plus complètement validé le choix. Finalement, c’est une autre page de l’équipe mise en place par Leonardo qui se tourne. Pas forcément la plus impressionnante, mais l’une des plus régulières. Salvatore Sirigu aurait pu devenir un très bon gardien. Le destin en a décidé autrement. Surtout, il repart plus amoché qu’à son arrivée après deux prêts compliqués à Séville et Osasuna et une dernière saison parisienne sur le banc. Pendant ce temps, le PSG cherche toujours un gardien capable de lui faire gagner des matchs de C1. Ou tout du moins, un portier qui ne lui en fait pas perdre. « Salva » , lui, va poursuivre sa route, sans doute en Italie, peut-être au Torino. Loin de la C1. Loin de Paris. Loin de ses amis. On gardera le souvenir ému d’un mec cool qui a profité de Paris dans les moindres détails. Comme s’il savait, dès le départ, que les histoires d’amour se finissent toujours mal. Surtout au PSG.

Par Mathieu Faure
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