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L’Allemagne, vraiment une surprise ?

Depuis hier soir, et la double victoire allemande face aux clubs espagnols, l’opinion publique s’extasie sur le football teuton et sur le « passage de pouvoir » entre Espagne et Allemagne. Oui, sauf que le foot allemand au haut niveau, c’est loin d’être une nouveauté. La preuve.

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Ce n’est pas encore acté. Mais, selon toute vraisemblance, nous aurons droit cette saison à une finale de Ligue des Champions 100% allemande. Pas la peine de sortir les almanachs : il s’agirait là d’une première dans l’histoire de la compétition. Supposition à prendre avec des pincettes, évidemment. Le Real Madrid n’est pas encore out, et une victoire 3-0 à Bernabeu reste envisageable même si, au vu de ce que l’on a vu hier soir, cela semble à l’heure actuelle une hérésie. Finale 100% allemande ou non, les avis sont déjà unanimes : le football allemand a affiché toute sa force cette semaine, face aux deux grands clubs espagnols. 4-0 d’une part, 4-1 de l’autre. De quoi impressionner, c’est sûr. A tel point que certains se laissent aller aux conclusions les plus hâtives : «  Le cycle du football espagnol est terminé, place au cycle du football allemand  » . Mais est-on vraiment sûr de ce que l’on dit ? Le football allemand n’est pas né cette semaine, messieurs. Loin de là. Et l’Italie, qui n’a désormais le droit de qualifier que trois clubs en Ligue des Champions, peut en témoigner. La Bundesliga a su se construire au fil des années, et imposer ses clubs au plus haut niveau avec, évidemment, le Bayern Munich comme locomotive. Car, pour ceux qui ont la mémoire courte, rappelons que l’an dernier, les Bavarois sont passés à deux minutes et à une séance de tirs au but de la C1.

Deuxième juste derrière l’Espagne

Point statistiques, toujours. L’Allemagne serait une hype de la saison. Est-on vraiment sûr de ça ? On a longtemps vanté les mérites de l’Espagne et de l’Angleterre, toutes deux capables chaque saison de hisser des clubs en demi-finales de la plus prestigieuse des compétitions. Mais quid de l’Allemagne ? Prenons une période significative, les cinq dernières saisons, par exemple. Sur cette période, l’Espagne a qualifié 8 clubs pour les demi-finales (Barça 5, Real 3), l’Angleterre 5 (Manchester United 2, Chelsea 2, Arsenal 1), l’Italie et la France un seul (Inter et Lyon). Et l’Allemagne ? La réponse est là : 5 aussi, comme l’Angleterre. Le Bayern Munich à trois reprises, Schalke 04 et le Borussia Dortmund une fois. C’est donc un fait : les clubs allemands sont là depuis cinq saisons, et, si l’on restreint cette période aux trois derniers exercices, l’Allemagne se place juste derrière l’Espagne, avec 4 représentants en demi-finales, contre 6 pour l’Espagne, 2 pour l’Angleterre et aucun pour l’Italie et la France.

S’ajoute à cela le fait que la sélection nationale allemande atteint quasiment toujours au moins le dernier carré des grandes compétitions, et ce, régulièrement depuis une dizaine d’années. Parler de début de cycle allemand cette saison, juste parce que la Bayern et le Borussia ont respectivement écrasé le Barça et le Real Madrid sur un match aller, serait donc réducteur. Réducteur pour le football espagnol, qui a certainement encore de beaux jours devant lui (avec quelques petites révolutions, quand même). Et réducteur, aussi, pour le football allemand, qui n’est pas sorti de sa boîte cette saison, mais qui truste le haut du pavé depuis au moins cinq ans.

Douze années de disette


Reste que pour s’affirmer réellement, il faut désormais un trophée. Parce que la réputation de losers commence sérieusement à coller à la peau. Les clubs allemands n’ont pas remporté le moindre trophée depuis 2001, et le triomphe du Bayern Munich contre Valence (un club espagnol, tiens donc). Depuis, c’est la lose. Trois clubs allemands se sont hissés en finale de Ligue des Champions, et deux en finale d’Europa League. Bilan : reçu cinq sur cinq. Cinq défaites. Et la sélection nationale ne fait pas mieux. Sur les cinq dernières grandes compétitions (trois Coupe du Monde et trois Euro), la Mannschaft a fait deux finales (perdues aussi) et trois demi-finales. Deuxième ou troisième, places du con. Une malédiction à laquelle, vraisemblablement (mais là encore, tout n’est pas encore joué), le football allemand va mettre un terme cette année.

Au moins, si le Bayern et le Borussia se qualifient tous les deux pour la finale, bien que la rivalité soit forte, c’est tout un pays qui pourra mettre fin à douze années de disette. Un vrai ouf de soulagement, qui ne sera que la juste récompense d’une décennie où le football allemand a toujours été en embuscade, a ravi la troisième place du ranking UEFA à l’Italie, et s’est imposé durablement lors des grandes compétitions européennes, avec également de bons résultats en Europa League. On va attendre un peu avant de tirer des conclusions, de parler de passation de pouvoir, d’enterrer le football espagnol et d’ériger le football allemand au rang de nouveau roi. Mais force est de constater que nos voisins teutons, au cours des dernières années, n’ont cessé de progresser, et que cette saison 2012/13 pourrait être la juste récompense d’un travail abouti. Deutsche Qualität.

Par Eric Maggiori
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