L'Allemagne sur le retour ?

Le championnat est-il en train de retrouver son lustre d'antan ? Celui qui faisait de la Bundesliga le championnat le plus attrayant d'Europe dans les 70's. En attendant, cette semaine, trois équipes teutones bataillaient en Europe pour atteindre le dernier carré. Le signe ultime, en clubs comme en sélection, d'un football en plein renouveau.

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Depuis l'application de l'arrêt Bosman, au début de la saison 1996/97, on sait que l'ordre établi du football européen a volé en éclats. Depuis lors, l'argent investi suit la même courbe que les résultats. La France, deuxième à l'indice UEFA jusqu'en 97, a reculé à la cinquième place ; l'Angleterre, qui plafonnait à la quatrième place, trône maintenant sur le toit du continent ; l'Italie n'en finit plus de reculer. Au point qu'elle va probablement devoir laisser son quatrième club en Ligue des Champions à l'Allemagne. Dans cette course vertigineuse et exponentielle aux budgets, la Premier League et la Liga sont aujourd'hui inaccessibles aux autres championnats de la vieille Europe. Seule l'Allemagne, malgré une DNCG aussi contraignante que son homologue française, tire son épingle du jeu. Après s'être inspiré du système de formation hexagonal et en avoir retiré les fruits (on se souvient des quatre titres continentaux chez les jeunes des moins de 17 aux Espoirs entre 2007 et 2008), son football de clubs n'en finit plus de progresser.En cette semaine de quarts de finale européens, la Bundesliga (avec trois clubs présents à ce niveau) se trouve à égalité avec la Liga juste derrière l'intouchable Premier League (quatre clubs). Son championnat passionnant est le plus fréquenté et le plus prolifique en buts parmi les cinq ligues majeures. Ses stades sont également les plus modernes du continent et les recettes guichet suivent de peu celles de son homologue anglais. Ne manque qu'une Ligue des Champions dans la vitrine aux trophées, celle du Bayern remontant déjà à neuf ans. La victoire de cette semaine à l'Allianz Arena (2-1), arrachée dans les dernières secondes par Olic, son attaquant croate, contre Manchester United pourrait sembler insuffisante mais il ne faut jamais jurer de rien avec une formation allemande. Rooney sera absent et l'équipe bavaroise possède des stats très favorables contre l'escadrille mancunienne. Ne restera alors qu'à éliminer une escouade française et jouer son va-tout, sur un seul match, contre l'Inter ou le Barça. Rien de totalement impossible pour les hommes de van Gaal, capables de tout cette saison, le pire (voir leur début de saison) comme le meilleur (leur incroyable série de victoires entre mi-novembre et début mars ans, leur championnat domestique et leurs qualifs à Turin et à Florence). Les Munichois reviennent de trop loin cette année pour disparaître sans combattre un mercredi de printemps dans le Lancashire.[page]Pareil pour Wolfsburg, stupidement sorti des poules de la Champions, à la suite d'une défaite à domicile contre... Manchester United pour le plus grand bonheur du CSKA Moscou. Un nul lui aurait suffi... Hier à Londres, une sale défaite l'attendait contre Fulham (très surprenante en Europe, l'équipe de Duff). Menée (2/0) et donc presque éliminée, la formation de Dzeko et Grafite ne doit qu'à un but de Madlung à une minute du terme d'être encore en vie et d'attendre le retour avec un optimisme certain. L'ADN teuton encore et toujours.L'affaire pourrait être un chouïa plus compliquée pour le Hambourg Sport Verein, vainqueur à l'arraché du Standard de Liège (2/1), le score en vogue outre-Rhin cette semaine. Parti en boulet de canon cette saison, le HSV de Labbadia paraissait hors d'atteinte de toutes les autres formations allemandes à l'exception du Bayer Leverkusen jusqu'à la mi-novembre. Les deux équipes avaient même relégué la "Dream Team" bavaroise à neuf points avant de s'écrouler. Aujourd'hui, le Bayer ferraille pour conserver sa troisième place et Hambourg se trouve à quatorze points de Schalke 04, le surprenant leader de la ligue. La nouvelle équipe de Ruud van Nistelrooy jouera donc toute sa saison à Sclessin, le chaudron du Standard, la semaine prochaine, pour ne pas revivre un remake de la saison dernière où le club hanséatique avait tout perdu (coupe, championnat et UEFA) en avril. Il devrait trouver un surcroît de motivation dans la perspective de jouer la finale à domicile puisque c'est à la Norbank Arena qu'aura lieu l'ultime rencontre de la première Europa cup de l'histoire.En attendant une coupe du monde où les vice-champions d'Europe auront toujours leur mot à dire (on se refait pas), ce samedi, à Gelsenkirchen, Schalke 04 affrontera le Bayern Munich pour le match au sommet de la Bundesliga. En cas de victoire, les hommes de Magath compteraient cinq points d'avance sur leurs adversaires du jour. Un énième tournant d'un championnat passionnant. Le dernier peut-être ?Angelo Quillichini

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