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  2. // Quarts
  3. // Allemagne-Italie (1-1, 6 tab 5)

L'Allemagne sort des Italiens tout penauds

La séance de penalty en aura décidé : l'Allemagne se qualifie pour la demi-finale dans une atmosphère totalement irrespirable. L'affiche aura tenu ses promesses, et l'Italie, son rang jusqu'au bout.

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Allemagne 1-1 (6 tab 5) Italie

Buts : Özil (65e) pour l'Allemagne // Bonucci (78e, sp) pour l'Italie

Sous le vent frais de Bordeaux, ses cheveux balancent. Épais, bruns, dans un mouvement d'une incroyable rigidité. De bleu vêtue, la belle Italie n'a rien perdu de son charme des tours précédents. Celle qu'on annonçait sans atout révèle une nouvelle fois son charme et son pragmatisme. En effet, si elle n'est pas tombée face à cet Espagnol aux techniques éculées, elle ne va pas plus le faire à cet Allemand qui débarque dans son jardin armé de ses sandales-chaussettes. Car cette Italie a le cuir dur. Alors, longtemps, le concurrent du jour lui aura tourné autour. Tentant l’attaque frontale, le pas de côté, se heurtant à chaque fois au refus d’une ragazza aussi généreuse que retorse. Reste que l’Allemagne sait conclure mieux que personne. Et à force d’insister, a réussi à faire craquer la belle, par l’intermédiaire d’un homme dont les yeux globuleux ne laissent pas présager de telles qualités de tombeur. Le verrou italien a sauté, et à la fin, l'Allemagne a gagné. Tout du moins le pense-t-il. Car si elle peut tendre une joue et se laisser embrasser une fois, cette Italie-là est revêche, fière, et surtout, peu encline à s'offrir sans combat. Un combat finalement perdu au bout de la nuit.

Parolo à la défense


Sur le papier, la rencontre prévoit déjà de faire des étincelles. Seul favori au niveau attendu depuis le début de la compétition, la Mannschaft débarque sur le chemin d’une Italie peu épargnée par le tirage au sort, mais d’une robustesse folle. Ayant senti le coup, Joachim Löw dégaine une nouvelle formation de son caleçon : 3-5-2 avec Kimmich et Hector sur les ailes pour tenter de contourner le trio de fer de la BBC. Sympathique idée de base, moins dans les faits, puisque la première mi-temps va se résumer à un concours de la meilleure défense. À ce jeu-là, la paire Chiellini-Bonucci répond parfaitement à l’impressionnante charnière Boateng-Hummels, qui en plus de couper la moindre tentative, se charge de relancer la machine au-delà de la ligne médiane. Dès lors, rien ou presque. La sortie de Khedira juste après le premier quart d’heure permet au kop allemand de rendre un vibrant hommage à Schweinsteiger, tandis que Gómez et Müller tentent timidement leur chance. Côté italien, la tactique est en place. Rien ne passe, et l’on attend la contre-attaque pour faire la différence. Giaccherini s’y essaie dans le dos d’Hummels, mais c’est le charognard Sturaro qui se donne le droit de faire frissonner tout un stade. La frappe des 20 mètres est tendue, la déviation de Boateng décisive, et la mi-temps finalement déjà en approche. Défense de faire moins de spectacle par la suite.

L’arrêt de Gigi, le vol de Boateng




Si l’Italie n’est pas coutumière du football-champagne, l’Allemagne sait bien que ne pas tenter de forcer le verrou est une erreur face au pragmatisme transalpin. De retour des vestiaires, la bande de Löw accélère. Les centres se multiplient, les contacts aussi (trois jaunes en l’espace de cinq minutes pour l’Italie), jusqu’à ce que les filets se rapprochent. Müller d’abord, profitant d’un bon travail de Gómez, croit battre Buffon, mais aperçoit Florenzi se fendre d’un dégagement de Yamakasi devant sa ligne. Rentrait, rentrait pas, toujours est-il que le couperet est proche. Et va finalement tomber des pieds de Mesut Özil. Trouvé dans la surface, le meneur allemand fusille Buffon et tient la libération germaine. Dans la foulée, le buteur se mue même en passeur pour Gómez, qui, à 4 mètres de Gigi, tire du talon et permet à la légende de briller de nouveau. Une claquette synonyme de tournant du match. Car si l’Italie ne paraît pas en mesure de briser le bloc allemand dans le jeu, la décision va se faire des mains d’un autre. Sur un coup franc anodin, Boateng saute les deux paumes en avant, et ne laisse d’autre choix à l’arbitre du match que de siffler un penalty logique. Incompréhensible geste du défenseur allemand, qui aura sans doute droit au même traitement internet qu'après sa chute face à Léo Messi. Alors, Bonucci s’arrête, regarde Neuer, et envoie l’Italie en prolongation d’un tir dans le petit filet droit. Dans les travées, tout le monde sait que ce penalty en appelle d'autres. Trop fatiguées, trop usées par un match tactique à souhait, les deux équipes ne peuvent échapper à la séance de tirs au but.

Et le temps s'arrête. Parce qu'un combat épique se doit de se terminer dans le sang, les ratés s'enchaînent. Zaza tire au-dessus, puis Müller s'empale sur Buffon. Özil qui touche le poteau, Pellè qui sort du cadre. Bonucci qui perd cette fois-ci son duel avec Neuer, puis Schweinsteiger qui loupe la balle de match en envoyant le ballon dans le kop italien. Non, cette fin de match n'a rien de rationnelle. Le rationnel a de toute façon quitté depuis bien longtemps les travées. Le souffle est court, le kop italien sous lequel se déroule la séance en transe. Gigi pour la gloire ou Neuer pour la succession ? Nul ne sait à mesure que, sans rater, les deux équipes en arrivent jusqu'au 9e tireur. Darmian échoue, Hector transforme, le ballon passant sous le ventre d'un Buffon pourtant héroïque. L'Allemagne a finalement fait craquer l'Italie. Sans doute sa plus belle prise.



Par Raphaël Gaftarnik, au Matmut Atlantique (Bordeaux)
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Dans cet article

Clemuntinho Niveau : CFA
Note : 1
Coming next, "Dancing with Zaza" !
Cafu crème Niveau : DHR
Magnifique équipe d'Italie qui aura tout donné mais ça n aura pas suffit.

Félicitations aux Allemands.

Le reste ne sera que mauvaise foi, troll et cons qui passent par la.
volontaire 82 Niveau : CFA2
Imaginez si on laissait Rami tirer nos pénaltys.
Julien0149 Niveau : DHR
À nos noter en sortie de match pour tout nos défenseurs français des allemands, que l'arbitre a été sacrément clément avec Boateng, parce qu'avec une main dans la surface il aurait clairement du prendre un jaune et manquer la demi...
"L'affiche a tenu ses promesses"
j'ai ri
DER Epsilon Niveau : DHR
Je suis mitigé, j'aurais aimé une victoire italienne pour avoir une demi plus équilibrée en cas de victoire Française demain, mais sur l'ensemble du match, l'Allemagne " méritait " un peu plus que les transalpins
Ahmed-Gooner Niveau : CFA
Putain plus de Brazagli pour la Nazionale, jour de deuil.
Sidney ★ Niveau : CFA2
Schweinsteiger (4 consonnes d'affilée, connard) qui loupe un tir au but, ce soir il va pleuvoir de la merde.

Heureusement que Zaza avait fait un pari avec son dealer
Charmatin Niveau : DHR
Bon match, vraiment! Mais quel craquage su les tirs aux buts! Jamais vu ça!
Ravière Pastauré Niveau : National
Quelle entrée de Zaza.
On m'explique pourquoi Wilkinson est venu tirer le deuxième péno italien ?
GougouleBxl Niveau : CFA2
7 courses d'élan pourries = 6 tab ratés....

Faut qu'ils arrêtent les mecs à un moment donné et qu'ils reviennent aux fondamentaux.
Note : -2
2 joueurs de MU ont participé aux tirs au but. Les 2 ont loupé. Club de COTOREP.

C'est pour toi Duluc.
En zappant sur l'equipe 21

Marc librra : "le but allemand est extrêmement chanceux"

Paul le guen " le potentiel offensif allemand ne peut en aucun cas gener l'équipe de france"

Très bien ça. On va enfin pouvoir avoir notre revanche sur ce pays et les pulvériser. Allez la France nom de Dieu! Bleu Blanc Rouge et la victoire est là.
Sidney ★ Niveau : CFA2
Message posté par volontaire 82
Imaginez si on laissait Rami tirer nos pénaltys.


Arrête.

Tout de suite.
Ahmed-Gooner Niveau : CFA
Sinon respect éternel à Conte pour ce qu'il a accomplit, Sutraro-Parolo-Giaccherini qui tiennent tête à Kroos-Özil-Khedira(Schweini), j'aurais jamais parié la dessus.
Note : 1
Dans un match très maitrisé par les 2 équipes, la folie est venue de cette séance de tirs aux buts qui est parti en sucette !

entre la course de Zaza, le poteau d'Ozil, Schweini qui foire la qualif, le jeune Kimmich qui assure, Buffon à 1mm de sortir le dernier d'Hecotr fallait avoir le coeur solide
Toon Eastman Niveau : National
Note : -1
Je vois vraiment pas qui pourrait encore privé la Mannschaft du titre. La série devait s’arrêter à un moment ou a un autre. En espérant juste qu'ils ne ridiculiseront pas leur adversaire en demi, que ca soit nous ou l'Islande
Avec le stress, Low ne devait pas avoir assez de ses deux mains!
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